lundi 31 octobre 2011

On cherche le Prince héritier Rudolf! Casting au Deutsches Theater


On cherche un jeune chanteur âgé  pour jouer le rôle du Prince héritier Rudolf dans la Comédie musicale Elisabeth que l'on pourra voir au Deutsches Theater à partir du 21 décembre 2011.

Pour devenir Prince le temps des représentations, il suffit
  • d'être âgé de 8 à 10 ans
  • de ne pas dépasser 140 cm
  • d'avoir une voix d'or
  • d'avoir de préférence les cheveux châtain clair ou blonds
  • d'habiter à ou près de Munich
  • et sans doute de parler l'allemand sans accent
  • d'être libre pour les répétitions et les représentations
Le Fils de l'Impératrice Elisabeth doit savoir chanter puisqu'il est prévu qu'il chante une chanson en solo!

Le casting a lieu le 12 novembre dans l'après-midi. Cliquer ici pour le PDF de l'annonce du casting.

Plus d'infos sur http://www.elisabeth-das-musical.com/

Bayreuth 2013: le Ring du bicentenaire sera confié à Frank Castorf. Sulfureux!

Le Festival de Bayreuth était en panne depuis le mois d'avril. Alors que Wim Wenders avait été pressenti pour mettre en scène le Ring du bicentenaire de la naissance de Richard Wagner,  les divergences de points de vue  du  cinéaste et de la direction du festival n'avaient pu être aplanies, et les deux parties avaient d'un commun accord renoncé au projet de coopération, sans fournir d'ailleurs d'explications détaillées. Il semble que Wim Wenders ait souhaité pouvoir exploiter cinématographiquement ses mises en scène de la tétralogie, et que les négociations n'aient pu aboutir sur ce point, ce qu'on pourra regretter.

Les héritières de Richard Wagner se sont donc mises à la recherche d'un autre metteur en scène pour le Bicentenaire et l'oiseau rare a été déniché. C'est à présent officiel: Katarina Wagner et Eva Wagner-Pasquier ont nommé Frank Castorf codirecteur du Festival de Bayreuth 2013. Le metteur en scène avait été approché fin juillet et la presse avait alors évoqué la possibilité de cette désignation qui, comme d'habitude, ne rencontre pas tous les suffrages. Ainsi le Berliner Zeitung  affuble-t-il Castorf de l'étiquette de provocateur, et ce quotidien est loin d'être le seul. Il est vrai que Castorf multiplie les déclarations agressives. Comme il l'a récemment annoncé au Sueddeutsche Zeitung, l'homme, qui est âgé de 60 ans, ne se sent pas partie intégrante de la  société allemande qu'il estime par trop malhonnête. Les palabres incessantes de la télévision sur des thèmes toujours identiques l'exaspèrent. La société allemande serait selon Castorf  anglo-américanisée, elle est ennuyeuse, stupide et petit-bourgeoise ad nauseam, une insulte à l'intellect. Avec de telles déclarations, qui confirment la réputation sulfureuse d'un metteur en scène dont le travail est déjà souvent critiqué, on peut imaginer que les amateurs de sensationnalisme font déjà leurs choux gras du festival 2013. De la dynamite...

Frank Castorf dirige pour l'instant la Volksbühne am Rosa Luxemburg Platz de Berlin. Le metteur en scène a davantage l'expérience du théâtre que de l'opéra. On lui connaît une mise en scène bâloise de l'Othello de Verdi il y a treize ans, et la mise en scène berlinoise des Maîtres-chanteurs en 2006, une mise en scène plutôt hors normes, puisqu'il l'avait qualifiée de «Dispositif expérimental pour  révolutionnaires entre champs de bataille et salles de jeux, salon et  prison, subventions et  subversion." L'orchestre était composé de deux pianos, d'un keyboard et de cinq instruments à vent. Et dans le livret, Castorf avait inséré des extraits d'un drame révolutionnaire d'Ernst Toller. Pour Castorf, il faut que les textes du passé aient quelque chose à dire sur les hommes d'aujourd'hui. Et l'ironie est une arme qu'il manie bien.

Frank Castorf est bien connu du public munichois: à partir de 1989 ses mises en scène ont été jouées  au Prinzregententheater et au Théâtre de la Résidence. Et, coïncidence, hier soir les Munichois ont pu découvrir la première Kasimir und Karoline, une oeuvre d'Ödön von Horváth, au Théâtre de la Résidence.

En France, on a pu voir son travail en 2002 au Théâtre national de Chaillot, avec les Mains sales de Jean-Paul Sartre, en 2010 à l'Odéon, avec une pièce d'Heiner Müller, Die Hamletmaschine, et en 2010 encore, au Théâtre Nanterre-Amandiers avec Nach Moskau ! Nach Moskau!, d'après deux pièces de Tchekov.

Pour se familiariser, avec le metteur en scène, voici une interview sous-titrée en français sur son travail à Nanterre-Amandiers (après la pub...)


Entretien avec Frank Castorf

dimanche 30 octobre 2011

En direct à la radio: Première des Contes d'Hoffmann au Bayerische Staatsoper

Les Contes d'Hoffmann: Rolando Villazón (Hoffmann)L'événement de l'ouverture de saison à Munich. Le jeune chef d'orchestre grec Constantinos Carydis, qui vient de remporter le Prix Carlos Kleiber, dirigera Les Contes d'Hoffmann au Bayerische Staatsoper. L'opéra fantastique d'Offenbach est mis en scène par Richard Jones qui a récemment monté Lohengrin à Munich. La distribution annoncée enchante: une des meilleures sopranos contemporaines, Diane Damrau, revient sur scène après un congé de maternité, et devrait réaliser l'exploit de jouer les trois amoureuses d'Hoffmann: Olympia, Antonia et Giulietta; le ténor mexicain Rolando Villazon incarnera quant à lui le personnage d'Hoffmann.

Et pour tous ceux et celles qui ne disposent pas du précieux sésame, l'émetteur de musique classique bavarois BR-Klassik diffuse la retransmission de la Première en direct ce  31 octobre à partir de 19 H. Disponible aussi en web radio. Cliquer ici pour accéder au site de BR-Klassik, puis cliquer sur web radio.

Par ailleurs, la chaîne ARTE devrait retransmettre l'opéra le 21 novembre.

Alfred Karl Schreiner dirigera la danse au Theater-am-Gärtnerplatz


Quasi "Haus- Choreograf" am Stadttheater Klagenfurt: Alfred Karl Schreiner
Crédit photographique:
Stadttheater Klagenfurt/Bauer
Alors qu'Hans Henning Paar vient d'ouvrir la saison 2011-2012 avec son magistral BlackOUT, on apprend le nom de son successeur désigné. C'est un Autrichien originaire de Salzbourg, Alfred Karl Schreiner, qui le remplacera aux commandes du ballet du Theater-am-Gärtnerplatz de Munich. Il vient de chorégrapher le Casse-noisette de Tchaïkovski pour le Théâtre de ville de Klagenfurt, que dirige actuellement et pour quelques mois encore le futur directeur général du Theater-am-Gärtnerplatz, Joseph Ernst Köpplinger. Les deux hommes se connaissent et s'apprécient. Schreiner avait déjà chorégraphé le Winterreise (Un voyage d'hiver) pour le Théâtre de Klagenfurt. Joseph Ernst Köpplinger emmène son chorégraphe pour sa prise de direction à Munich, une pratique  habituelle  dans le monde du spectacle lors d'un changement de direction générale. Köpplinger et Schreiner ont récemment monté un opéra que l'on croyait perdu et qui a été récemment retrouvé, le Kourkourgi de Cherubini (Klagenfurt 2010), le premier assurant la mise en scène et le second la chorégraphie. A noter, et cela devrait réjouir les Munichois curieux de ce que l'avenir d'un de leurs théâtres favoris leur réserve, que le spectacle avait reçu un excellent accueil en Autriche. (Voir à ce sujet l'article sur forumopéra de Maximilien Hondermarck).

Alfred Karl Schreiner a reçu sa formation de danseur à l'école de ballet de l'Opéra de Vienne et a dansé dans des compagnies tant classiques que contemporaines avant d'entamer sa carrière de chorégraphe.

samedi 29 octobre 2011

Ballet: blackOUT, une trilogie de Hans Henning Paar et Fernando Melo au Theater-am-Gärtnerplatz




Proben Schwarz
© Lioba Schöneck Staatstheater am Gärtnerplatz
 

Première de la saison de ballet au Theater-am-Gärtnerplatz avec cette trilogie de Hans Henning Paar et Fernando Melo, dont les parties ponctuent la soirée dans une dynamique de jeux de contrastes et d'oppositions. Les deux chorégraphes ont joué sur les contraires et les ambiguïtés dans l'exploration de concepts et des situations pour cette soirée en trois volets aux titres évocateurs: B(R)ACHLAND, FOUNTAIN et SCWHWARZ.

B(R)ACHLAND

Hans Henning Paar joue sur les mots: Bach, le compositeur, Land, le pays, Brachland, la jachère. Le pays de Bach, Bachland, est une jachère, Brachland, un terrain nu et vierge sur lequel le chorégraphe va faire jouer sa créativité. Hans Henning Paar matérialise et incorpore la musique du Premier Concerto pour piano de Bach dans l'explosion de joie des mouvements des danseurs qui semblent jaillir sur scène comme les notes vivantes d' une portée de musique. Ces explosions  joyeuses n'ont cependant rien de désordonné: la joie de la danse suit rigoureusement le rythme de la composition musicale, et la jachère s'emplit de la matérialisation allègre de la musique de Bach.  Sur le noir d'un décor lui aussi en friche, d'admirables  lumières découpent les mouvements de la musique incorporée. Seul une très belle toile de fond cuivrée piquée de vert de rouille viendra animer le minimalisme réussi de la scène où règne en seul maître les jaillissements dansés de la musique de Bach.  



FOUNTAIN 


Fountain de Marcel Duchamp, 3e réplique
Paris, Centre Pompidou
A l'exploration des débordements de joie de la partition de Bach succède en contrepoint celle de la douleur et de la vulnérabilité.

Le chorégraphe brésilien Fernando Melo a conçu son travail en partant du ready made de Marcel Duchamp. Pour rappel, un ready made est un « objet tout fait », autrement dit une idée que Marcel Duchamp a eu de « choisir » un urinoir industriel en vue d'une exposition d'art moderne au lieu de faire une sculpture de ses mains. L'objet original est un simple article de sanitaire acheté dans un magasin d'une société new yorkaise. Marcel Duchamp avait ajouté à l'aide de peinture noire l'inscription « R. Mutt 1917 ». Duchamp l'avait envoyé anonymement pour l'exposition de la Société des artistes indépendants à New York, où l'oeuvre avait été refusée au motif de sa vulgarité, de son immoralité et de son caractère d'objet utilitaire. (Cliquer ici pour plus de détails sur l'histoire de l' oeuvre de Duchamp et pour accéder à la source de l'image et du texte.

Le décor d'un blanc  immaculé présente un urinoir et un simple robinet sur un mur carrelé qui évoque des toilettes publiques. Dans cet univers on ne peut plus prosaïque, Melo livre son travail de réflexion sur la vulnérabilité des relations humaines. Hommes et femmes se croisent dans ce lieu improbable et névrotique, et entrent en contact notamment dans des prises de têtes bien imaginées. Dans quelles situations sommes-nous plus vulnérables, comment réagissons-nous à la vulnérabilité? Les toilettes publiques, cet endroit du déshabillage et de la pudeur, et parfois de la provocation, où l'on observe et se sent observé, constituent un lieu où l'on peut se sentir particulièrement vulnérable et inquiété.

SCHWARZ / NOIR

Nouvel enchaînement par les contraires avec le troisième volet dans lequel Hans Henning Paar nous partage sa fascination pour le Noir. Le chorégraphe se réfère explicitement à sa rencontre de l'oeuvre picturale de Pierre Soulages. Le peintre avait lui aussi fait l'expérience de l'Oeuvre au Noir. En janvier 1979, Soulages en travaillant sur un tableau s'était mis à ajouter, à retirer du noir pendant des heures. Ne sachant plus quoi faire, il avait quitté l'atelier, désemparé. Lorsqu'il y était revenu deux heures plus tard : « Le noir avait tout envahi, à tel point que c'était comme s'il n'existait plus ». Cette expérience avait marqué un tournant dans son travail. La même année, il exposait au Centre Georges-Pompidou ses premières peintures monopigmentaires, fondées sur la réflexion de la lumière sur les états de surface du noir, appelé plus tard « outre-noir ». (Source: Wiki)
Hans Henning Paar cite Pierre Soulages: J'aime le noir, son autorité, sa profondeur, sa radicalité. Et Paar explore les manières de faire danser le Noir: les danseurs et les danseuses ont le corps entièrement grimé de noir et sont vêtus de collants noirs, noir est le décor fait d'une série de panneaux concaves tenus et animés par des filins, noir le fond de scène, noirs les jeux de d'ombres et de lumières. Toutes ces surfaces captent de diverses manières la lumière et cela donne un spectacle physiquement et intellectuellement captivant, comme un grand poème à la couleur noire.

Un spectacle à voir et à revoir, tout y convie: la modernité des  concepts qu'il développe et avec lesquels le public entre en un captivant dialogue intérieur, la beauté  et  la nouveauté des chorégraphies, le magnifique travail des éclairages qui magnifient les corps et les décors dans leur dépouillement minimaliste, et les danseurs extraodinaires de l'ensemble du Theater-am-Gärtnerplatz.

Un spectacle aussi à ne pas manquer, car dans quelques mois Hans Henning Paar, au grand regret du public bavarois,  aura quitté Munich pour aller porter son immense talent à Munster, où il prendra la direction, de la danse au Théâtre d'Etat. Et que la dernière de BlackOUT est déjà hélas annoncée.

Informations en allemand et  chemin vers les réservations: cliquer ici puis sur Karte bestellen face à la date souhaitée, puis suivre la proécdure

Les 31 octobre,
Le 5, 15 et 18 novembre
Le 30 décembre 2011
Et le 11 janvier 2012 (dernière)

vendredi 28 octobre 2011

Tu aimeras ton prochain: Amma ou le futur réalisé

C'est le fond de commerce de beaucoup de religions: il faut tendre vers davantage d'amour, renoncer à soi, privilégier autrui. L'amour compassionnel est présenté comme un idéal pas trop lointain mais toujours futur. La Sage indienne originaire du Kerala a dépassé la rhétorique religieuse et aime maintenant, aujourd'hui, à l'instant même et sans discrimination. Elle embrasse toute personne qui se présente à elle avec la tendresse maternelle infinie de la Grande Mère Universelle.

Elle étreint inlassablement, et ses disciples préparent les vastes salles où de par le monde se pressent les nombreux dévots. Amma aurait déjà tenu dans ses bras plus de 26 millions de personnes pour leur communiquer le secret le plus simple et pourtant le moins pratiqué: il faut  aimer, renoncer au petit moi égoïste, aimer sans cesse et indistinctement, aimer maintenant. 

L'Amour n'est pas sectaire: pour approcher la Mère, il ne faut pas décliner son identité, il ne faut pas payer de ticket d'entrée, mais simplement faire la file pour recevoir le ticket qui vous permettra d'être convié à l'embrassade réconfortante et réconciliatrice. Personne ne vous harcèle pour faire un don et vous pouvez quitter la salle tout aussi incognito que vous y êtes entré. Personne non plus ne vous demande de vous intéresser à l'hindouisme ou à un culte quelconque. pas de longs discours, juste un exemple, celui d'une femme qui prend inlassablement les gens dans ses bras et leur murmure les mots apaisants de l'Amour compassionnel. Sans que rien soit demandé en retour.

L'Amour propose: dans la grande salle se trouvent des présentoirs qui exposent les réalisations et les projets d'Amma: hôpitaux, écoles, aide aux villageois ruinés par la spirale des semences génétiquement modifiées, micro-crédits, éducation des femmes, soutien aux régions dévastées par des cataclysmes...

L'Amour ne revendique pas. Face aux multinationales toutes-puissantes qui réduisent les paysans à la famine et au suicide, on peut s'élever, revendiquer, interpeller le politique, faire la révolution. L'option d'Amma est l'entraide et l'amour compassionnel, l'offre de formations, l'apprentissage des chemins vers l'autonomie.

L'Amour transforme. On laissera à chacun l'appréciation de ce qui est à l'oeuvre dans une personne lorsqu'elle reçoit l'embrassement d'Amma. Douceur de la chaleur humaine ou expérience de la divinité, consolation passagère ou transformation en profondeur, bain de lumière, transformation, ouverture du coeur, chemin vers le Divin ou vers une plus grande humanité, et peut-être tout cela à la fois.

Ici à Munich, où Amma embrassera encore aujourdhui et demain toute personne qui trouvera le chemin vers elle. Une fourmilière de bénévoles entourent Amma et participent à l'organisation sans faille du l'accueil, de la réception, de l'information, de la sustentation et du Darshan. Et toute personne qui veut mettre la main à la pâte peut se signaler.

La petite fille née dans la pauvreté extrême d'une famille de pêcheurs du Kerala est aujourd'hui reçue et écoutée par les plus grandes organisations internationales et pourrait recevoir un jour le Prix Nobel de la Paix. Aujourd'hui et demain, à Munich, après-demain ailleurs dans le monde, elle étreindra et embrassera, inlassablement.

Plus d'informations et programme des journées munichoises: cliquer ici. On estime que 20000 personnes viendront rencontrer Amma pendant les trois journées de son séjour munichois.
Reportage photographique

Joyeuse entrée d'Amma à la halle du Zénith à Munich

Installation pour le Darshan qui durera toute la jounrée

Laissez venir à moi les petits enfants

Le produit des ventes va intégralement aux oeuvres d'Amma

Artisanat du Kerala: poupées du panthéon hindouiste

Crédit photographique: Luclebelge

jeudi 27 octobre 2011

Retour d'estive près du Tegernsee


L’estive est la période de l’année où les troupeaux paissent sur les pâturages de montagne. Par métonymie, c'est aussi le pâturage de montagne et la garde du troupeau en montagne. L'estivage consiste à mener le troupeau à l'estive.

Comme souvent dans les Alpes, le retour d'estive (transhumance descendante) est l'occasion de fêtes. Les bergers revêtent les costumes traditionnels et les animaux sont harnachés et fleuris.

Estive se dit Sömmerung en allemand. On trouve également Alpbestossung. Retour d'estive se dit Almabtrieb.

mercredi 26 octobre 2011

Association de la Noblesse bavaroise/ Vereinigung des Adels in Bayern


Blauer Gotha 2010
Le Gotha bleu bavarois
Blaue Gotha (Editions WiKomm)
Pour les happy few! Noblesse oblige...

La Vereinigung des Adels in Bayern est une association qui a été créée en 1949.  Il s'agit d'une organisation oecuménique qui s'adresse à toute personne qui appartient à la noblesse historique. En importance, il s'agit de la deuxième association bavaroise à côté de la Société des Nobles catholiques / Genossenschaft katholischer Edelleute e.V.  (GkE). Elle comporte environ 500 membres. Elle préconise un style de vie chrétien, orienté vers l'aide aux plus démunis et le service à la communauté. Elle s'occupe de généalogie, soutient la noblesse historique dans le respect du cadre de la société démocratique. Elle a le souci de valeurs traditionnelles familiales et organise des rencontres entre personnes nobles à l'occasion de conférences,  d'excursions, d'activités sportives ou de fêtes. 

La chaîne ARTE a consacré un court reportage aux jeunes aristocrates d'aujourd'hui qui mentionne cette organisation. Il a été diffusé en décembre 2010 est encore, sans doute temporairement, accessible en ligne: cliquer ici.



L'artiste français Saâdane Afif expose au Pavillon Schinkel



Diplômé des Beaux-Arts de Bourges, il réalise sa première exposition personnelle en 1998 à Tours. Il vit successivement à Marseille (France), Nice à la Villa Arson (France) et Glasgow à la Villa Médicis Hors les Murs. Depuis 2003, il vit et travaille à Berlin (Allemagne). En 2005, il est le deuxième lauréat du prix international d’art contemporain de la fondation Prince Pierre de Monaco. En octobre 2009, il est lauréat du Prix Marcel Duchamp.
Sa démarche artistique
La pratique artistique de Saâdane Afif est multiple. Il n’est ni sculpteur, ni peintre, ni musicien mais plutôt créateur d’expositions. Il réagit à son environnement social, culturel ou géographique tout en travaillant certaines préoccupations depuis maintenant plusieurs années telles que l’attrait pour la méthodologie mise en place par André Cadere pour ses bâtons, la musique, la question du ready made et la notion de collection.
Il se nourrit également des collaborations et amitiés artistiques qui l’entourent. A l’instar d’un leader de groupe de rock, Saâdane Afif fait appel à divers intervenants aussi bien pour la production de ses œuvres que pour l’écriture des Lyrics, véritable projet de ces dernières années. Le principe est de faire écrire des paroles de chanson à partir d’une de ses pièces. L’auteur y garde une grande liberté en ce qui concerne l’interprétation et le lien, formel ou poétique, qui lie sa proposition à l’œuvre en question. Les Lyrics prennent ensuite la forme de textes, présentés comme des statements en papier adhésif holographique, avant que des musiciens professionnels ou amateurs s’en emparent pour en faire des chansons, regroupées ensuite en disques produit par l’artiste sur son label.

Saâdane Afif s’intéresse par ce biais à la notion d’exposition. Il met en jeu sa temporalité lors de vernissages qui donnent parfois lieu à un concert pendant lequel sont jouées les chansons des œuvres exposées, puis à une écoute individuelle de l’enregistrement durant le temps de l’exposition. Il joue également avec les caractéristiques de la scénographie en créant de véritables scènes et belvédères (l’endroit ou l’on admire le point de vue, celle de l’exposition) construites pour la performance-concert qui restent ensuite partie intégrante de l’exposition.
Cette forme de redondance qui n’en est pas vraiment une, s’inscrit dans les préoccupations de l’artiste. Il s’agit toujours de questionner la responsabilité du regard, et la construction d’une même œuvre à travers différentes interprétations, la façon dont la multiplication des points de vues en fait évoluer la forme.
Bien au-delà de la simple reprise d’une œuvre ou d’une série, Saâdane Afif joue sur la question de l’unicité de l’œuvre, de l’interprétation sémiotique et multiple de ses œuvres.

Source du texte et plus d'infos: cliquer ici

Comédie musicale: La Belle et la Bête au Deutsches Theater du 27 octobre au 19 novembre


A l'origine, la Belle et la Bête est un film réalisé par Jean Cocteau en 1946. Jusqu'à un certain point, il fut une source d'inspiration pour le film des studios Disney. La comédie musicale quant à elle est tout entière construite à partir du film de Disney.

"Le film d'animation de Disney La Belle et la Bête a d'abord été adapté en spectacle pour les parcs Disney en 1991. Le spectacle La Belle et la Bête (Beauty and the Beast: Live on Stage) a été présenté aux Disney-MGM Studios en Floride. En raison de son succès et de l'aspect très comédie musicale du spectacle, Disney décida de se lancer dans des comédies musicales à Broadway. La première de la comédie musicale La Belle et la Bête (Beauty and the Beast : The Broadway Musical) a eu lieu 18 avril 1994 au Palace Theatre de New York. Le spectacle est produit par la filiale Disney Theatrical.

De par sa longévité, le spectacle se classe au 6e rang des comédies musicales les plus jouées sans interruption. Disney a arrêté le spectacle en juillet 2007 pour le remplacer par La Petite Sirène.

Alan Menken, plusieurs fois récompensé par des Oscars du cinéma, a composé la musique pour le film et les chansons supplémentaires de la comédie musicale. Les paroles furent elles écrites par Howard Ashman pour le film tandis que Tim Rice écrivit celles de la comédie musicale à cause de la mort d'Ashman en 1991, suite au sida. Certaines des chansons du spectacle ont été incluses dans la comédie musicale itinérante Disney's On the Record."*

Le spectacle a reçu une pluie de récompenses en 1994: 9 Tony Awards et 10 Drama Desk Awards!

Le spectacle au Deutsches Theater

Le Deustches Theater présente la production en langue allemande du Théâtre d'opérette de Budapest.
pour réserver en ligne, cliquer ici.

*Source et pour lire le synopsis de la comédie musicale: cliquer ici

mardi 25 octobre 2011

Spiritualité: visite d'AMMA (Matha Amritanandamayi) à Munich du 27 au 29 octobre

A M M A est à M U N I C H
du 27ème au 29 octobre 2011 à la Kulturhalle Zenith

Qui est AMMA?

Amma est une Sage indienne qui a atteint l'illumination et oeuvre à répandre la paix et à soulager la misère dans le monde. Elle transmet son amour universel à tout un chacun en l'embrassant. Cette expérience estcompassionnelle est connue pour son pouvoir de transformation. Amma a déjà embrassé plus de 26 millions de personnes de par le monde. Le darshan est un moment où Amma accueille, en les serrant dans ses bras dans une étreinte singulière, tous ceux qui veulent venir à elle. Instants où l'on peut contempler l'Amour inconditionnel à l'oeuvre et s'imprégner d'un climat de paix et de joie

Un site en français lui est consacré. Il est bien sûr conseillé de le consulté avant de participer à un darshan, mais cela n'est pas indispensable. pour découvrir AMMA, cliquer ici.


etw_logo

Programme

milan01
Jeudi 27 octobre

11H00 Méditation et rencontres personnelles avec Amma (Darshan, jusqu'en début de soirée, il n'y a pas de programme le soir)

Vendredi 29 octobre

10H00 Méditation et rencontres personnelles avec Amma (Darshan, jusqu'à environ 16H00)

19H30 Exposé, méditation, chants spirutuels (Bhajans) et rencontres personnelles avec Amma (Darshan)

Samedi 29 octobre

10H00 Méditation et rencontres personnelles avec Amma (Darshan, jusqu'à environ 16H00)

19H00 Exposé, Puja (cérémonie de purification), à partir de 20H30 (heure approximative) Devi Bhava-Darshan (forme particulière de Darshan)

Vous trouverez plus d'informations en allemand sur Link Allgemeine Programm-Informationen

1.1.2_01Jetons pour le Darshan

Pour la rencontre personnelle avec Amma (Darshan) il faut se munir d'un jeton (un numéro que l'on reçoit à l'entrée de la salle)
Remise des jetons

Le premier jour de 10 à 17 heures.
Les autres jours au début des activités, le matin à 9H et le soir à 18H.
Attention: les jetons ne valent que pour le jour et le moment où ils sont remis, ils sont nominatifs et ne sont pas transmissibles à d'autres^personnes

Infos
Organisation: Verein Amrita e.V. - Indienhilfe, Menzenberger Str. 67, 53604 Bad Honnef

L'entrée est libre et gratuite. Il ne faut pas s'enregistrer à l'avance. On peut faire une donation pour les oeuvres d'Amma Link Spenden für die karitativen Werke von Amma . toute donation est la très bienvenue! 

Source et plus d'infos: cliquer ici
Et en français: cliquer ici

AccèsLilienthalallee 29

La Kulturhalle Zenith se trouve au nord de Munich, près du Frankfurter Ring.
Accès facile en voiture, parking payant ( voitures : €3,50 par jour,  camping-cars: € 6,00 par jour) Accès en métro:  U6 jusqu´à la station Freimann + 7 minutes à pied

80939 München

On danse sur des musiques de Bach au Bayerisches Staatsballett: Vielfältigkeit, Formen von Stille und Leere de Nacho Duato


Nacho Duato. © Bernardo Doral
Photo Bernardo Doral
Le choréographe Nacho Duato, né en 1957 à Valence en Espagne, a commencé sa carrière comme danseur.
Après une formation à Londres (Ballet Rambert), à Bruxelles chez Béjart (École Mudra) et à New York (enseignements de Louis Falco et à l'Alvin Ailey American Dance Theater), Nacho Duato est engagé au Ballet Cullberg à l'âge de 23 ans. Il est alors remarqué par Jiri Kylian et danse pendant plusieurs années pour le Nederlands Dans Theater à La Haye.
En 1990, il est nommé directeur artistique de la Compañía nacional de danza de Madrid. En 1999, il met en scène la production que le Bayerisches Staatsballet a eu l'excellente idée de reprendre à son répertoire, pour le plus grand plaisir du public bavarois, ravi de la note contemporaine que ce spectacle apporte.

 

Vielfältigkeit. Formen von Stille und Leere Diversité. Formes du silence et du vide

Sur des musiques de Jean-Sébastien Bach

Nacho Duato
a conçu cette choréographie en 1999 à Weimar qui était cette année-là l'une des capitales européennes de la culture. Bach est la figure centrale et ce n'est évidemment pas un hasard que le spectacle ait été conçu pour Weimar puisque Bach y a longtemps vécu: de1708 à 1717. Il l était donc tout naturel qu'un ballet lui soit consacré. Bach y fut organiste à la cour du duc Wilhelm-Ernst, un luthérien austère qui laissa cependant  toute liberté au jeune virtuose .C'est de cette époque que datent la majeure partie des grandes compositions de Bach pour orgue ainsi qu'une vingtaine de cantates. 

La choréographie de Nacho Duato s'inspire de la vie et du travail du compositeur et explore sa musique au travers du langage de la danse contemporaine. Le choréographe espagnol a sélectionné 23 extraits des oeuvres de Bach, cela va des concertos brandebourgeois aux sonates pour violon ou contrebasse, des concerts pour orgues aux cantates. Dans son spectacle,  la musique de Bach semble se matérialiser dans les corps des danseurs. Un des danseurs incarne le talentueux compositeur tandis que les autres deviennent instruments, phrases musicales ou éléments de ses compositions. Ainsi de cette extraordinaire séquence où une danseuse se transforme en un violoncelle dont joue le compositeur. Les 23 séquences donnent l'occasion d'explorer la diversité des musiques de Bach et d'en interpréter les ambiances et les atmosphères. Magistral!

On peut aussi percevoir une certaine progression biographique dans la choréographie. La première partie du spectacle est plus jeune, enjouée, rythmée et dynamique, avec des moments d'humour irrésistible, alors que la seconde est plus méditative et suit le parcours de Jean-Sébastien Bach jusque dans les dernières années de sa vie et au moment de sa mort. Le silence devient alors assourdissant et fait place au vide. Les dernières années de la vie de Bach sont marquées par la perte de la vue, des opérations ophtalmologiques ratées et la cécité. Les relations de Bach avec les femmes sont également exprimées: Bach se maria à deux reprises et fut fort affecté par la mort de sa première épouse.
Mais même si on peut percevoir certains épisodes de la vie de Jean-Sébastien Bach, il ne s'agit plus d'une choréographie narrative comme on les concevait autrefois. Le spectacle ne raconte pas une histoire, mais étudie davantage des ambiances et des atmosphères, et travaille par évocations. Duato a notamment été formé à l'école de  Maurice Béjart, Mudra, et on ressent bien l'influence de cette école qui a influencé de manière si significative la danse contemporaine et a éveillé ses élèves au développement d'un langage corporel qui devient sa propre référence.

 
Prochaines représentations

25 et 27 octobre, 3 novembre 2011
3, 6 et 7 févier 2012

Pour réserver, cliquer ici, puis sur la date désirée et suivre la procédure

Crédit photographique des photos du spectacle: Wifried Hösl

150 ans de tramways historiques à Munich/ Münchner 150 Jahre öffentlicher Nahverkehr

Voir le post: 150 ans de transports historiques à Munich
Tout a commencé en 1861avec un bus trachté par des chevaux, le Groschenwagerl, la voiture à 10 centimes.





15 ans après venait le premier tram!














Crédit photographique: Luclebelge

lundi 24 octobre 2011

Avant-goût du Paradis pour Benoît XVI: Kent Nagano a dirigé la neuvième symphonie de Bruckner au Vatican

Crédit photographique: Christine Schneider
Le Bayerische Staatsorchester sous la direction de Kent Nagano a ravi les oreilles et le coeur du Saint-Père hier dans la grande salle des audiences du Vatican. Au programme, de la musique éminemment catholique: le Te Deum et la neuvième symphonie d'Anton Brückner devant un parterre de 3000 invités seulement, alors que la salle peut en accueillir le double. Le Saint-Père avait souhaité entendre l'orchestre munichois et ce souhait rencontrait celui de Kent Nagano de jouer au Vatican. Le pape Benoît XVI a exprimé ses remerciements pour ce qu'il a qualifé de grand cadeau et s'est dit profondément ému.

Kent Nagano est un spécialiste de Brückner. On lui doit plusieurs enregistrements des symphonies du maître autrichien, notamment la quatrième qu'il a enregistrée ici à Munich en 2007 avec le Bayerisches Staatsorchester. Le chef américain sait rendre avec maîtrise la mystique de la neuvième symphonie, cette célébration céleste que le très croyant Bruckner a dédié au Dieu bien-aimé. Toute la symphonie se décline comme une variation sur l'éternité: la pureté du Son que Bruckner développe à l'infini dans ses grandeurs et sa majesté, dans son allégresse et sa douceur aimante. Bruckner célèbre un paradis qui n'a jamais été perdu, Kent Nagano qui en a les clés en a ouvert toutes grandes les portes, cette fois pour le Saint-Père qui, successeur de Saint Pierre, les possède déjà.

On trouvera la discographie complète de Nagano sur son site. Pour suivre son travail à Munich, consulter le site du Bayerische Staatsoper
 
Le Bayerische Staatsorchester et la Audi Jugendchorakademie
dans la grande salle des audiences au Vatican

Marina Prudenskaja au Bayerische Staatsoper: le Chevalier a porté sa rose de Stuttgart à Munich!

La maladie d'un chanteur peut mettre en péril une soirée d'opéra. C'est là un des soucis majeurs des directions d'opéra. Il faut remplacer le chanteur par un autre chanteur qui maîtrise le rôle et qui ait la qualité et le niveau de l'ensemble de la production.

C'est ce qui s'est passé hier au Bayerische Staatsoper. Et l'enjeu était d'importance. Daniela Sindram qui devait chanter Octavian était trop souffrante pour prendre le rôle. Il fallut trouver dans l'urgence un Quinquin qui puisse donner la réplique à la Marie-Thérèse de  Martina Serafin, une des meilleurs Bichette qui soit à l'heure actuelle!

Marina Prudenskaja, une mezzo au timbre somptueux qui fait partie de l'ensemble de l'Opéra de Stuttgart, était disponible, et a courageusement accepté de relever le défi: elle venait de chanter bradamante dans l'Alcina de Haendel la veille au soir dans la capitale du Bade-Würtemberg. Sur le plan vocal, cela tient de l'héroïsme.

La mise en scène n'est heureusement pas exigeante ni farfelue dans les positionnements d'Octavian sur la scène. Marina Prudenskaja s'est glissée dans le rôle comme si elle n'avait chanté que cela dans sa brillante carrière, et a captivé le public par sa performance d'une qualité extraordinaire. Ce fut  un régal, d'autant plus que Anna Virovlansky a donné une brillantissime Sophie. Le trio puis le duo final ont été un chef-d'oeuvre du genre. L'extraordinaire travail de Constantin Trinks, un des plus grands maîtres straussiens qui soit, a soutenu Prudenskaja dans sa performance. Et ce fut fabuleux.

Aux applaudissements, Marina Prudenskaja a eu la grâce d'aller remercier le souffleur, avec la simplicité d'une grande Dame! Merci Madame d'avoir gratifié la scène munichoise de votre incomparable présence! Les roses fleurissent magnifiquement à Stuttgart et vous nous en avez apporté tout le parfum.

A noter que Marina Prudenskaja avait été remarquée du public munichois pour avoir remporté le premier prix du Concours international de l'ARD en 2003.

dimanche 23 octobre 2011

Le convoi funéraire de Louis II de Bavière, une lithographie

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Lithographie du convoi funéraire de Louis II de Bavière vers 1890
Décès du Roi: les corps sans vie du Roi et de son médecin le Dr Bernhard von Gudden ont été retrouvés dans le lac Starnberg le 13 juin 1886. Le lendemain, vers 20 H, eut lieu la bénédiction du corps du souverain au château de Berg. Un carrosse conduisit ensuite le cercueil à la Résidence de Munich où il arriva le 14 à deux heures du matin. Le 14, le corps fut examiné par 13 médecins, dont son médecin personnel, le Dr Schleiß, qui ne croyait pas à la thèse d'une maladie (ni physique ni psychique). Officiellement, il fut déclaré que la mort était survenue par noyade. Le corps médical confirma également le diagnostic de maladie mentale. Le corps du souverain fut ensuite embaumé et présenté dans la chapelle de la Résidence (Hofkappelle). Le 19 juin, le convoi funéraire parcourut les rues munichoises jusqu'à l'église saint Michel (St.Michaelskirche) où est aussi lieu l'inhumation. Le 16 août le coeur du souverain fut placé dans la Chapelle de Grâce (Gnadenkappelle) d'Altötting.

Alors que le convoi funéraire traversait Munich sous un plein soleil, un éclair traversa le ciel et vint noiricr les soutaches argentées des uniformes de la garde du Roi. La population prit cet éclair pour un signe du Ciel, qui voulait signifier que le souverain avait été assassiné.

Cliquer sur la lithographie pour l'agrandir et accéder à la source.

samedi 22 octobre 2011

Les Teutons tatoués


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Jane par Brechtbert

ça t'étonne?
Une Teutonne tatouée est une bonne Teutonne!

Le tatouage et le piercing ont acquis droit de cité en Allemagne. 41 pour cent des jeunes femmes âgées de 14 à 24 ainsi que 27 pour cent des jeunes gens arborent en Allemagne des piercings et/ou des tatouages. Ces pourcentages s'entendent sans compter les boucles d'oreille classiques.
 
Ces chiffres proviennent  du très sérieux journal des médecins allemands, le  „Deutsche Ärzteblatt“ dans son édition de juillet 2008. On peut imaginer que ces proportions sont au moins restées les mêmes depuis lors, si tahnt est qu'elles n'ont pas augmenté.

Reprise du Chevalier à la Rose au Bayerische Staatsoper

Le Chevalier à la Rose a fêté ses cent ans cette année et c'est toujours le même ravissement. A Munich on vient voir et revoir en gourmets la mise en scène d'Otto Schenk et les décors de Jürgen Rose, et on se laisse surprendre par une nouvelle distribution et une nouvelle direction d'orchestre. Cette saison, le Rosenkavalier revient pour cinq représentations sous la direction musicale du jeune et brillant Constantin Trinks.

Mise en scène et décor

Il est rare que le public interrompe un orchestre, surtout un orchestre de qualité comme celui du Staatsoper pour applaudir ...un décor. C'est pourtant souvent ce qui se passe au lever de rideau du deuxième acte à l'Opéra de Munich lorsque les spectateurs découvrent éblouis l'intérieur viennois du Palais du Sieur de Fanifal, qui est entièrement inspiré de cette folie rococo qu'est le Grand Salon du Pavillon d'Amalienburg, dans les jardins du Château de Nymphenburg. Au premier acte, on était déjà ravi par la chambre à coucher de la Maréchale, elle aussi inspirée par le même Pavillon, dont Jürgen Rose a repris les somptueux motifs des peintures aviaires. Les amours d'Octavian et de la Comtesse Werdenberg se déploient dans les bleus et les ors d'un paradis ornithologique. Et si l'action du livret d'Hugo von Hofmansthal se déroule dans la capitale autrichienne, c'est bien à Munich que l'on se retrouve, la ville natale du compositeur, dans les décors tout aristocratiques dont le décorateur, Jürgen Rose soi-même,  a entièrement supervisé la restauration. Pour le plus grand plaisir de l'assistance.

La mise en scène d'Otto Schenk séduit  les Munichois depuis 1972. Les amateurs de modernité en sont pour leurs frais, mais c'est tant pis pour eux car sans doute n'en a-t-on pas vraiment besoin pour savourer pleinement le Chevalier à la Rose et s'immerger dans l'évocation nostalgique de la Vienne impériale, et s'amuser des travers d'une aristocratie tout imprégnée d'elle même. Les costumes et les décors ont été entièrement rénovés pour cette reprise et contribuent à en assurer le succès.
Des Maréchales de renom
Martina Serafin
Martina Serafin
Cet automne, on entendra la viennoise Martine Serafin dans le rôle de Marie-Thérèse, une maréchale confirmée qui a longtemps fréquenté le rôle et qui y a excellé de San Francisco (2007) au Liceu de Barcelone (2009-10), et, en France, de Nancy (2005, prise de rôle en France)  à Toulouse. La critique a encensé la chanteuse tant pour sa puissance vocale, sa longueur de souffle, son sens inné des lignes mélodiques, sa virtuosité dans l'aigu, une diction et une articulation impeccables que pour les qualités d'élégance et de sensibilité de son interprétation dramatique. La puissance d'un Hochdramatisch. A ses côtés, et momentanément dans ses draps, Daniela Sindram, bien connue et appréciée du public munichois (elle a fait partie de la troupe du Bayerische Staatsoper jusqu'en 2009), interprétera Octavian. Lors du festival d'été 2012 (Opernfestspiele), on aura la chance d'écouter et d'applaudir Renée Fleming et Sophie Koch.

Constantin Trínks
Constantin Trinks

On attend beaucoup de la direction d'orchestre du jeune chef  Constantin Trinks, âgé de 35 ans, qui a recueilli tous les suffrages dans son Rosenkavalier de Dresde en 2010.(une grande interprétation, élégante, brillante et comique, quasi kleiberienne, voir l'excellente critique et la fine analyse d' Altamusica). Trinks dirige la musique au Staatstheater Darmstadt, est déjà considéré  comme l’un des meilleurs wagnériens et straussiens en Allemagne. 

Au Théâtre national (Nationaltheater)

Les 23 et 29 octobre ainsi que le 1er novembre 2011 (Serafin, Singram)
et pendant les Opernfestspiele les 28 et 31 juillet (Fleming, Koch)
Avec entre autres
Le baron Ochs auf Lerchenau Franz Hawlata  
Le Sieur de  Faninal Martin Gantner 
Sophie Anna Virovlansky 23/29 Octobre, 1er Novembre 2011
Camilla Tilling 28/31 Juillet 2012 

Réservations en ligne : cliquer ici puis sur la date souhaitée et suivre la procédure

vendredi 21 octobre 2011

150 ans de transports en commun munichois. La Fête aux transports publics ce samedi 22 octobre

Die Jubiläumsfeier der MVG

Grande Fête ce samedi 22 octobre

JubiläumsfeierEn fait ce sont trois jubilés qui seront fêtés demain samedi: 150 ans de transports en commun, 135 ans de tramways et 40 ans de métro. Demandez le programme!

Tramways et bus historiques
  • vers 9H45: à l'arrêt de la rue des Théatins (Theatinenstrasse) des bus, des tramways et des omnibus tractés par des à chevaux Busse se mettront en formation pour un défilé. Ouverture officielle du défilé.
  • Parcours du corso: Perusastraße, Maximilianstraße, Mémorial à Max-II, Maximilianeum juqu'à la Max-Weber-Platz.
  • De 11 à 17H un tramway historique circulera entre la Max-Weber-Platz et le dépôt des trams (Trambetriebshof). Du dépôt des bus historiques feront le parcours vers le Musée des (MVG Museum) et retour.
Derrière les coulisses des métros, des bus et des trams:
  • Journée porte ouverte au dépôt des trams, Einsteinstraße 148.
  • Journée portes ouvertes à la centrale technique du métro, Hans-Jensen-Weg 10
  • Visite du musée des transports: MVG Museum, Ständlerstraße 20, avec animationspour les enfants
  • Tout cela entre 11 et 17H et c'est gratuit! Download: MVG Jubiläumsheft "150 Jahre Mobilität für München"
Le programme des festivités en pdf (en allemand)

On peut aussi obtenir ce cahier depuis le 4 octobre dans tous les centres et les points d'informations MVG, ou dans les bus et les trams.
PDF Download Jubiläumsheft (ca. 4 MB)