dimanche 25 juin 2017

Senta au rouet, photographie d'un carton de Wilhelm von Kaulbach et Theodor Pixis



Photographie d'un carton réalisé par Wilhelm von Kaulbach et Theodor Pixis, réalisée par Joseph Albert, photographe de cour et publiée dans un livre illustré intitulé Richard-Wagner-Galerie. Les cartons représentant des scènes des opéras de Richard Wagner avaient été réalisés par ordre souverain du Roi Louis II de Bavière. En voici la couverture et, en matière de référence, la page titre.



RICHARD-WAGNER-GALERIE
NACH DEN
AUF ALLERHÖCHSTEN BEFEHL SR. MAJESTÄT
KÖNIG LUDWIG II. VON BAYERN
AUSGEFÜHRTEN CARTONS
VON
WILH. VON KAULBACH & THEODOR PIXIS.
PHOTOGRAPHIRT
VON
JOS. ALBERT,
KGL. BAYER. & KAIS. RUSS. HOFPHOTOGRAPHEN.
MIT BIOGRAPHIE RICHARD WAGNER’S UND ERLÄUTERNDEM TEXT VON WILH. TAPPERT

II. AUFLAGE
BERLIN
VERLAG VON HANFSTAENGL’S NACHFOLGER.
Gesetzlich deponirt 1876.

Un concert d'ouverture d'exception pour l'édition 2017 du Festival Richard Strauss 2017 à Garmisch

Ouverture héroïque pour le Festival Strauss hier soir à Garmisch, La directrice artistique du festival, la Kammersängerin Brigitte Fassbaender, a placé le festival sous le thème du Héros et du Monde, le héros étant Richard Strauss et la Musique sa musique, son monde, pour une semaine festivalière qui s'annonce passionnante et a débuté sous les meilleurs auspices.

C'est le prodigieux pianiste virtuose français Bertrand Chamayou qui a ouvert la soirée en interprétant le Burlesque en ré, une pièce concertante pour piano et orchestre que Richard Strauss composa en 1886. Oeuvre de jeunesse de Strauss où l'inspiration brahmsienne est sans doute perceptible, mais surtout oeuvre acrobatique pour le  pianiste qui doit dévider des chapelets de claviers avec une rapidité fulgurante, et dont Chamayou parcourt les vingt minutes avec une élégance athlétique et cela sans partition. L'oeuvre avait originellement été proposée  sous le nom de scherzo en ré mineur au pianiste et chef d'orchestre Hans von Bülow, chez qui Richard Strauss apprenait la direction d'orchestre. Mais von Bülow, un des meilleurs interprètes de la seconde moitié du 19e siècle,  s'était refusé à jouer l'œuvre, prétextant d'une trop grande difficulté technique (« Il y a une position de main différente pour chaque mesure »).  Qui plus est, von Bülow aurait montré de l'humeur à propos de cette pièce: "...glauben Sie ich setze mich vier Wochen hin um eine so wiederhaariges Stück zu studieren?" (librement traduit: "vous ne pensez tout de même pas que je vais m'installer au piano pendant 4 semaines pour démêler une pièce aussi touffue?"). On ne dit pas combien de temps Bertrand Chamayou a mis pour maîtriser l'oeuvre, mais le résultat est époustouflant et d'une beauté héroïque!  Couronné l'an dernier du titre de meilleur soliste instrumental à la Victoire de la musique classique, Chamayou vient d'ajouter un nouveau diamant à la couronne de son répertoire et nous en a offert hier soir les scintillements  en parfaite intelligence avec le Münchner Rundfunkorchester et son chef Ulf Schirmer.

Crédit photographique: Y.  Mavropoulos
Après une telle prestation, célébrée par un tonnerre d'applaudissements, c'est une autre grande interprète, l'incomparable soprano colorature Marlis Petersen, qui est venue apaiser les feux  allumés du Burlesque avec une interprétation sensible et souveraine des Vier Letzte Lieder (Quatre derniers Lieder). C'est que le monde héroïque de Strauss est aussi fait d'inspiration amoureuse, familière, intimiste et extatique. C'est ici l'extase d'une nature apaisante et d'une vie apaisée que chante Petersen avec une ligne mélodique ravissante, et une justesse de ton  alliée avec une réserve et une douceur qui donne à voir l'orient perlé de son colorature. L'interprétation de Petersen est intériorisée et sa délicatesse permet de goûter pleinement les nuances des poèmes d'Hermann Hesse et de Joseph von Eichendorff, qui correspondent si bien à la spiritualité straussienne et à son amour de la nature, que le compositeur de Partenkirchen a si bien rendus dans ces derniers grands chants orchestraux de la longue tradition musicale des Lieder allemands. Le dernier vers« Ist dies etwa der Tod ? » (« Serait-ce déjà la mort ? ») donne une vision sereine de la mort, fin naturelle d'un parcours d'une vie héroïque accomplie, ce que nous communique parfaitement Marlis Petersen. L'éblouissante et ravissante Lulu que l'on a pu encore entendre il y a deux ans au Bayerische Staatsoper, nous expose ici avec brio les secrets plus intimistes d'une vie réussie.

Crédit photo: Münchner Rundfunkorchester
En seconde partie, Ulf Schrimer et le Münchner Rundfunkorchester donnent une interprétation enlevée et poignante du poème symphonique Une vie de héros (Ein Heldenleben, op. 40) que composa  Richard Strauss en 1897-1898, trois ans après  Ainsi parlait Zarathoustra. Poignante non seulement par la qualité de l'exécution mais aussi  parce que le fructueux parcours conjoint du Directeur général de l'Opéra de Leipzig et du Münchner Rundfunkorchester se termine en cette fin de saison. Le héros dont il est question, c'est le compositeur lui-même, qui se décrit dans cette oeuvre aux beautés bouleversantes avec des accents d'une fierté souvent conquérante, mais aussi avec la distance de l'ironie et les délicatesses de la tendresse, notamment celles d'une vie amoureuse et familiale réussie, L'oeuvre introduit dans son troisième mouvement la "compagne du héros", le solo de violon, magistralement interprété hier soir par la première violon de l'orchestre. La parfaite collaboration entre l'Orchestre de la Radio de Munich et Ulf Schirmer a reçu pour ce dernier spectacle le couronnement glorieux des lauriers de la réussite et de l' excellence.

A noter que ce concert exceptionnel pourra être réécouté en différé à la radio ce 2 juillet à 19H05 sur BR Klassik.


samedi 24 juin 2017

Symposium "Le discours de Bayreuth" les 28 et 29 juillet à la Maison Wahnfried



Comme la directrice du Festival de Bayreuth Katharina Wagner l'avait annoncé lors de la conférence de presse de clôture du festival de 2016, le Festival de Bayreuth propose cette année un nouveau programme académique. Il est intitulé Le discours de Bayreuth et est conçu comme une série d'événements participant de l'analyse académique et artistique du travail et de l'héritage de Wagner.
     
Le symposium dure deux jours et aura lieu pendant le Festival de l'été 2017. Le thème de cette année en sera «L'oeuvre de Wagner et le national-socialisme». Les conférences et les discussions examineront les facettes de la personnalité de Wagner et l'effet de ses œuvres et de ses écrits au cours de période du régime nazi et les conséquences à long terme. 

Le discours de Bayreuth est destiné à être une plate-forme où les controverses entourant le compositeur et les idées sur les significations complexes et l'héritage de la personne et du travail de Richard Wagner peuvent être discutées. Des représentants de différentes disciplines, y compris des artistes, des universitaires, des musiciens et des professionnels du théâtre se rencontreront pour  des discussions en tête à tête.

Le discours de Bayreuth a reçu le soutien généreux de la Société des amis des Bayreuth (Gesellschaft der Freunde von Bayreuth e.V.) et est organisé en coopération avec le Musée Richard Wagner de  Bayreuth.

Un programme de concerts accompagne le symposium.

Pour plus d'informations, voir le site du festival: www.bayreuther-festspiele.de/diskurs

Agenda


Symposium:

28 juillet 2017: Wagner sous national-socialisme: une chute de l'innocence?
29 juillet 2017: Opéra sans Wagner? La musique sans opéra? La situation des arts lors de la reconstruction de l'après-guerre

De 10h00 à 17h45, Haus Wahnfried, entrée gratuite

Haus Wahnfried
Wahnfriedstr. 2
D-95444 Bayreuth
Tel.: +49(0)921-757 28-0
www.wagnermuseum.de

Source: traduction libre du communiqué de presse  de la Bayreuther Festspiele GMBH

Le monument disparu du pont Cornelius à Munich




Le pont Cornelius (Corneliusbrücke) qui enjambe la rivière Isar au niveau de l'île au musées (Museuminsel) va-t-il un jour retrouver la royale présence du Roi préféré des Bavarois? On pouvait autrefois y voir une statue de bronze du roi Louis II qu' Oskar von Miller avait sculptée et coulée en 1910. Suite aux dommages qu'elle eut à subir pendant la deuxième guerre mondiale, on l'avait fondue pour servir à la production d'armes, à l'exception de la tête qui avait été conservée et qui orne aujourd'hui un des halls d'entrée du Théâtre national (accès par l'Alfons-Goppestraße / Marstallplatz).

vendredi 23 juin 2017

König Ludwig III.von Bayern. Le Roi Louis III de Bavière.



Le Roi de Bavière dont on parle le moins. Régent de Bavière en 1912 à la  mort de son père,  il accède au trône en 1913, suite à l'abdication du Roi Othon Ier de Bavière, qui n'a jamais régné. 

Louis III de Bavière (en allemand : Ludwig Luitpold Josef Maria Aloys Alfried von Wittelsbach ; né le 7 janvier 1845 à Munich - décédé le 18 octobre 1921 à Sárvár en Hongrie) fut de 1912 à 1913 régent de Bavière puis de 1913 à 1918 le sixième et dernier roi de Bavière. Il est le fils aîné de Léopold de Wittelsbach (le Prince-Régent) et de son épouse Auguste-Ferdinande de Habsbourg-Toscane et petit-fils du roi Louis Ier de Bavière dont il porte le prénom.

Son épouse  Marie-Thérèse de Modène, qu'il épousa en février 1868, lui donna treize enfants.

La monarchie bavaroise disparut avec la fin de la guerre  14-18. La famille royale se retira alors dans le Chiemgau.  Lors de l'assassinat de Kurt Eisner en 1920, le Roi prit le chemin de l'exil, en Autriche, puis au Lichtenstein,et finalement en Suisse.

Otto I. König von Bayern - Le Roi Othon Ier de Bavière



Une carte postale fin de siècle du Roi Othon Ier de Bavière, qui régna de 1886 à 1913, sans jamais accéder au trône, il fut incapacité pour cause de démence du temps du règne de son frére aîné, Louis II de Bavière.

Collection privée.