mercredi 26 avril 2017

Une photographie de Siegfried Wagner à 29 ans


Coupure de presse. Photo publiée dans un numéro spécial de la revue Die Woche en février 1933, consacré au 50ème anniversaire de la mort de Richard Wagner.

samedi 22 avril 2017

Impressions Matsukaze à l'Opéra de Varsovie



Se retrouver a Varsovie et se rendre au Teatr Wieki, le Grand théâtre de Varsovie, pour aller assister à la première de Matsukaze, un opéra japonais dont on a entendu parler à Bruxelles ou à Berlin mais dont en fait on ne sait strictement rien. Y aller vierge, sans lecture préalable aucune, et sans programme (il doit être en polonais, une langue que nous ne pratiquons pas). Ne pas profiter des surtitres puisqu'ils sont en polonais, et ne pas saisir le texte chanté en allemand même si cette langue nous est familière. Etre comme la page blanche, ignorante de ce qui viendra s'y écrire. Impressions Matsukaze. 

Mais croire en la blancheur est un leurre, on ne vient pas à l'opéra vide de tout référent. D'entrée de jeu, on est sensible à l'ambiance poétique délicate qu'installent les lumières, la danse et des sons. C'est feutré comme du théâtre nô japonais, avec la lenteur du rythme, la tranquillité des gestes, l'installation d'une intrigue qu'on ne comprend pas mais qui semble répondre à des conventions. Impressions d'un opéra de chambre nô avec peu de solistes, un choeur réduit, peu de texte aussi. L'opéra semble conçu comme une suite de calligraphies qui serait dessinée dans l'espace par les corps qui dansent, des calligraphies écrites avec l'encre des sons qui se solidifient en se mouvant. On voit des images extraordinaires, des corps pris dans le réseau dense du tissage de fils d'un immense  filet noir, comme une immense toile d'araignée complexe, ou encore la définition de l'espace par les arêtes de  parallélépipèdes rectangles doubles ou quadruples, et le jeu fabuleux de deux danseurs dont l'un conduit l'autre  comme un pantin, avant que le mouvement ne s'en inverse. Un spectacle total avec d'extraordinaires danseurs qui semblent exprimer en langage chorégraphique qu'il n'y a pas de réponse aux questions que l'on se pose et que nos désirs ne peuvent être comblés. La musique, le chant et la danse nous invitent à leur contemplation et l'on sort du spectacle sans en avoir  compris le discours mais saisi par tant de beauté et peut-être de douleur, on en sort concentré et peut-être transformé.

Le lendemain, on lira la présentation de l'oeuvre et ce qu'on lira fera sens bien sûr, cela nous touchera, mais ce n'est pas ce qu'on a vécu,

L'auteur de l'opéra, Toshio Hosokawa, a fondé son travail sur un jeu nô du 15ème siècle qui met en scène l'histoire de deux soeurs: Matsukaze, qui signifie «vent dans les pins», et Murakame, qui signifie «pluie d'automne».  Les deux personnages principaux sont les esprits errants des sœurs qui vivaient près de la mer où elles louchaient de la saumure pour faire du sel.  Les deux jeunes femmes tombent amoureuses du même homme: un pêcheur nommé Yukihira. C'est lui qui leur a donné leur nom. Il est parti pour ne plus revenir en abandonnant les deux soeurs  à leurs désirs inassouvis. Elles en meurent de chagrins et ont été enterrées sous un pin. Elles deviennent des fantômes, des esprits flottants attachés au monde des mortels par leur coupable attachement émotionnel aux désirs, un thème bouddhiste fréquent dans le théâtre nô.

La production est due au travail créatif de la réalisatrice et chorégraphe Sasha Waltz, qui  a développé un style d'opéra chorégraphique  dans lequel elle brouille les limites entre le mouvement, les éléments visuels, le chant, l'éclairage et le son des instruments. Le partenariat entre la chorégraphe et le compositeur fonctionne dans une osmose envoûtante pour le spectateur.  

Envie de revoir cette production, avec la clé  de lecture.

Quelques grues et une ou deux cigognes














Crédit photographique Luc Roger
Environs de Węgorzewo (Mazurie)
22.04.2017 

vendredi 21 avril 2017

Nouvelle perspective sur la villa de Wagner et les Propylées à Munich

La villa que le Roi Louis II de Bavière mit à la disposition du compositeur en 1864 se trouvait
Briennerstrasse entre la Galerie Schack (le premier bâtiment à droite qui n'existait pas encore
à cette époque) et les Propylées, juste derrière la calèche.


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Mathilde Maier, une photo publiée par Die Woche en 1933


Une photo de Mathilde Maier (1833-1910),  publiée en février 1933 par la revue Die Woche dans un numéro spécial édité à l'occasion du 50ème anniversaire de la mort du compositeur Richard Wagner.

Wagner rencontra Mathilde Maier en mars 1862 à l'occasion d'une soirée chez son éditeur Schott. Mathilde Maier, fille d'un notaire d'Alzey, était alors âgée de 29 ans. Entre la rencontre et juin 1864, Wagner lui proposa à diverses reprises de vivre en sa compagnie. La jeune fille s'y refusa.

jeudi 20 avril 2017

Cosima for ever! Dame à l'ombrelle sur colline verte. Dame mit Schirm auf grünen Hügel.


Une photographie de Cosima Wagner publiée en février 1933 par la revue Die Woche à l'occasion du 50ème anniversaire de la mort du compositeur.