Rechercher dans ce blog

vendredi 23 octobre 2015

Bavière insolite: l´olympiade des houppes en poils de chamois aura lieu en octobre 2016 à Mittenwald


Mittenwald avait déjà accueilli l´olympiade de 2012, ce sera à nouveau le cas  en octobre 2016, ce qui réjouira tous les amateurs de costumes et de coiffes traditionnels bavarois!
Le site Alpenwelt Karwendel vient d´annoncer la nouvelle. On trouver sur ce site, en temps utile, un agenda complet des festivités.

Le Gamsbart, la houppe en poil de chamois, peut décorer le chapeau bavarois qui ne s´arbore bien entendu que si on porte le Tracht, le costume traditionnel des hommes bavarois, les dames portant le Dirndl.

mardi 20 octobre 2015

Eroica: le Münchner Symphoniker fait une entrée de saison remarquée

La violoncelliste Harriet Krijgh

Le Münchner Symphoniker a donné hier soir au Prinzregententheater son premier grand concert de la saison devant une salle comble et un public de fidèles abonnés au rendez-vous, un concert pour lequel le maestro Kevin John Edusei avait concoté un programme de musiques passionnées riches en émotions, avec en deuxième partie la Symphonie no 3 en mi bémol majeur de Beethoven communément appelée Eroica, - l´italien pour Héroïque-, qui a aussi servi de titre au concert.


Passionnée est d´emblée  La casa del diavolo, la symphonie que composa Luigi Boccherini en 1771 alors qu´il était au service de l´Infant d´Espagne, Don Luis. Cette sixième symphonie rend hommage au ballet Don Juan ou le festin de pierre de Gluck auquel il emprunte le motif de la chaconne du troisième mouvement. Une oeuvre du rococo dont l´Orchestre symphonique de Munich restitue l´atmosphère sulfureuse et parfois inquiétante et le rythme endiablé.

Passionnée est plus encore la jeune et brillante violoncelliste néerlandaise Harriet Krijgh, déjà une des plus célèbres de sa génération, qui interprète ensuite avec des fulgurances inspirées les Variations sur un thème Rococo (op. 33), une œuvre de Piotr Ilitch Tchaïkovski pour violoncelle et orchestre, dont le compositeur était tellement satisfait qu'il n'hésita pas à dire que c'était sans doute une des partitions plus réussies de sa carrière. Si cette oeuvre a été composée un bon siècle après la symphonie de Boccherini, on comprend bien la cohérence du choix de Kevin John Edusei, les deux oeuvres étant unies par le double lien du rococo et du violoncelle, Boccherini ayant été un des très rares virtuoses du violoncelle de son temps, un instrument qu´il contribua largement à faire apprécier et à imposer. Harriet Krijgh qui joue sur un violoncelle baroque de Giovanni Paolo Maggini, semble possédée par cette musique dont elle nous communique admirablement l´élégance et le raffinement des premières variations, semblant se jouer de la complexité de la succession des trilles de l´allegro moderato, jusqu´à la montée en bravoure de l´allegro vivo, dans lequel elle nous subjugue par sa virtuosité dans l´interprétation extrêmement rapide du final, heureusement accompagnée par un orchestre confronté aux mêmes difficultés.  Harriet Krijgh nous offrira encore, hors programme, une sarabande extraite d´une suite pour violoncelle de Jean- Sébastien Bach.

Passionnée et passionnante enfin, l´interprétation que donne Kevin John Edusei de l´Eroica, la troisième symphonie que Beethoven, ébloui par la Révolution française,  composa au début du 19e siècle pour son idole Napoléon, qu´il croit encore animé de l´esprit révolutionnaire. On sait combien Beethoven dut déchanter lorsqu´il apprit l´auto-couronnement de Napoléon en 1804. Il changea le titre de la symphonie: au départ nommée Sinfonia grande, intitolata Bonaparte, elle devint ensuite la Sinfonia eroica, composta per festeggiare il sovvenire d'un grand'uomo » (Symphonie Héroïque, pour célébrer la mémoire d'un grand homme). C´est la première fois que Kevin John Edusei  dirige cette oeuvre avec le Münchner Symphoniker. Pour un coup d´essai, c´est un coup de maître, disons même plus, de Maestro! Kevin John Edusei en souligne la théâtralité et la véhémence, il en dégage la riche palette émotionnelle, de la lenteur funeste et de la tristesse de la marche funèbre aux vibrations de révolte de la finale, avec son énergie exubérante.

Une soirée remarquable célébrée par un public trépignant d´enthousiasme, l´aurore brillante d´un beau début de saison.

Prochain du concert munichois du Münchner Symphoniker 

A noter que le prochain concert munichois du Münchner Symphoniker présentera un programme français, avec les Elements de Jean-Féry Rebel, le Concerto pour la main gauche de Ravel (Hinrich Alpers au piano) et la  Symphonie en ré mineur de César Franck.
Le 28 octobre 2016 à 20H à la Herkulessaal de Munich.
Tickets: MünchenMusik




lundi 19 octobre 2015

La comédie musicale 'Ich war noch niemals in New York' est à Munich jusqu´au 3 janvier 2016!


Après Hambourg, Tokyo, Berlin ou Zurich, et pour la première fois à Munich, le Deutsches Theater présente pendant trois mois, jusqu´au 3 janvier 2016, Ich war noch niemals in New York, la comédie musicale composée sur bases des tubes d´Udo Jürgens, une des plus importantes figures de la chanson allemande des dernières décennies.

Depuis quelques jours Munich vibre d´émotion au rythme des tubes d´Udo Jürgens, et tout Munich se presse aux portes du Deutsches Theater pour assister à la comédie musicale basée sur une vingtaine des plus grands classiques d´Udo Jürgens que, depuis sa création en 2007 à Hambourg, plus de quatre millions de spectateurs ont déjà vue. Le titre de la comédie,  Ich war noch niemals in New York, est celui d´un tube célèbre, - en allemand on parle d´un 'Schlager'-,  qu´Udo Jürgens a lancé en 1982. A partir de l´idée contenue dans cette chanson,  Gabriel Barylli et Christian Struppeck ont imaginé un scénario , dans lequel l´amour règne en maître. La comédie met en scène trois couples, deux couples hétéros et un couple homo, qui sont chacun confrontés á diverses difficultés de la vie: un couple tiraillé entre l´amour et le carriérisme, un couple de seniors qui se sont rencontrés dans un home et qui veulent prouver qu´on peut réaliser un reve malgré les difficultés liées au vieillissement et un couple de gays menacé par la haine homophobe de leur voisinage. L´amour triomphe à tous les coups: l´ égoïsme carriériste, le jeunisme et l´homophobie n´ont pas droit de cité dans le monde romantique de l´auteur de Merci, chérie. La comédie musicale fonctionne comme une magnifique machine à produire de l´émotion avec un  crescendo parfaitement orchestré, on a la gorge serrée et on pleure beaucoup, surtout pendant le deuxième acte qui aligne les plus grands succès d´Udo Jürgens, Elle se termine par un happy end total.

Synopsis

Les auteurs de la comédie musicale ont imaginé l´histoire d´un love boat, d´une luxueuse croisière qui mène en chansons les protagonistes vers la destination mythique de la métropole américaine où brûle le flambeau de la Liberté. Une femme et un homme âgés, Maria et Otto,  se sont rencontrés dans le home ou leurs enfants débordés par le travail les ont placés. Le home, dirigé par une femme autoritaire aux allures de kapo, ressemble davantage à un lieu d´enfermement qu´à une maison de soins et de repos. Maria et Otto rêvent de liberté et, malgré leur dénuement financier, décident de s´enfuir et de faire une croisière qui leur permettra de réaliser leur rêve, se marier aux pieds de la Statue de la Liberté. Peu après leur fuite, leurs enfants respectifs, qui ne se connaissent bien évidemment pas,  se présentent au home pour leur visite annuelle. Lisa, la fille de Maria, est une présentatrice de télé dont les émissions connaissent un succès grandissant et dont la carrière est en passe d´etre couronnée par un prix important pour lequel elle est nominée et part grande favorite. Axel, le fils d´Otto, un photographe animalier qui passe sa vie dans les jungles du monde, arrive au home accompagné de son gamin. La directrice du home les informe que si leurs parents n´ont pas réintégré leurs chambres dans la semaine ils seront exclus du home. Au vu des circonstances et malgré leurs désaccords et une inimitié évidente, Axel et Lisa, accompagnés de l´enfant, se lancent dans une course poursuite burlesque qui les mènera de l´agence où leurs parents ont réservé une croisière en last minute à Trieste, le port d´embarquement du navire à destination de New York, où le bateau part sous leurs yeux sans qu´ils parviennent encore à y embarquer. Ils le rattraperont à Gênes où il fait encore étape. Lisa a également convoqué son maquilleur, Florian et son petit ami grec Costa, qui doivent la préparer pour sa prochaine émission à la télé. Tout ce beau petit monde se retrouve sur le bateau. les tableaux se succèdent en chansons et au fil de l´action l´animosité et l´incompréhension se transforment en réconciliations familiales et en célébration de trois grands amours. Alors que Lisa et Axel sont passés de l´inimitié à l´amour passionné, on apprend que Lisa aura le prix et qu´un hélicoptère viendra la récupérer sur le bateau pour qu´elle puisse assister à la soirée de remise des prix. Elle veut emmener sa mère avec ses assistants et sacrifier son amour à sa carrière, mais Maria s´y refuse. Lisa partira seule. Pourtant, au moment où tout le monde la croit partie, elle apparaît en grande robe de soirée, au dernier moment elle a renoncé à son départ pour essayer de se réconcilier avec l´homme qu´elle aime et qu´elle a fortement  blessé. L´amour et la réconciliation familiale triomphent: Maria et Otto se marieront au pied de Miss Liberty et ne retourneront pas dans le home-goulag mais iront vivre dans la demeure de Lisa qui déménagera chez Axel. Les deux couples promettent de se visiter souvent. Florian et Costa, que des voisins haineux veulent chasser de leur appartement, iront vivre sur l´ile grecque dont Costa est originaire. 

Ich war niemals in New York est un cocktail subtil d´humour et de profondeur psychologique. si Udo Jürgens a touché tant de générations de germanophones, c´est que ses tubes comportent une dimension humaine qui met la relation entre les etres et l´amour de l´autre et des autres au coeur de l´existence. Ecouter Udo Jürgens, c´est approcher de près le caractère foncièrement romantique des Allemands qui se sont nourris et se nourrissent encore de sa musique. La mise en scène restitue bien l´esprit des années soixante, avec une tendance non négligeable au cliché largement compensée par une belle efficacité scénique, à laquelle contribuent avec bonheur les chorégraphies de Kim Duddy. Avec cela, un plateau d´interprètes plus extraordinaires les uns que les autres. Pendant tout le mois d´octobre, le role de Maria est tenu par les fameuses soeurs jumelles Ellen et Alice Kessler, qui jouent en alternance. Peter koch pose un Otto aussi fragile qu´attachant. La Lisa de Sarah Schütz brille par une forte présence scénique et la beauté d´une voix puissante et fort bien projetée. Karim Khawatmi est tout simplement absolument fabuleux en Axel, on croirait parfois entendre Udo Jürgens interpréter ses chansons!

Au Deutsches Theater, jusqu´au 3 janvier, du mardi au dimanche à 19H30, les samedis et les dimanches également en matinée à 14H30.
Tel. 089552344444

Trailer

Grandes expositions: Klee & Kandinsky au Kunstbau de la Lenbachhaus

Klee et Kandinsky à Dessau vers 1927, une photo de Nina Kandinsky
L’exposition résulte d’une collaboration entre le Zentrum Paul Klee de Bern où elle fut présentée cet été et la  Städtische Galerie im Lenbachhaus und Kunstbau Munich où elle sera montrée du 21 octobre 2015 au 24 janvier 2016.  Cette exposition insiste sur l´amitié qui a uni les deux hommes, une amitié nourrie par leurs échanges intellectuels féconds sur la création et les techniques artistiques. Voici le très intéressant texte de présentation de l´exposition réalisé par le Zentrum Paul Klee, qui comporte de nombreuses citations de textes rédigés par les deux artistes. Les différents titres du texte correspondent aux différentes sections de l´exposition. Détail important pour les visiteurs francophones: les titres des oeuvres sont également traduits en français.

Wassily Kandinsky, Im Blau, 1925
Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen Düsseldorf,
Photo: Walter Klein
"Cette exposition nous apprend beaucoup sur la frontière étroite entre amitié et rivalité, entre influence et délimitation artistiques, mais également entre succès et exclusion. On n’a encore jamais réuni dans une exposition un choix aussi prestigieux d’oeuvres des deux maîtres et voisins au Bauhaus.

Paul Klee et Wassily Kandinsky sont considérés comme les pères fondateurs de la « modernité classique » et l’amitié des deux artistes comme la plus captivante du 20ème siècle. Leur relation fut marquée par l’échange, l’inspiration et le soutien mutuels, mais aussi par la rivalité et la concurrence – un mélange complexe qui leur donna des ailes à tous deux sur le plan de la création. L’exposition Klee & Kandinsky retrace pour la première fois l’histoire mouvementée de ces relations artistiques sur une vaste période allant de 1900 à 1940 ; elle met en évidence les parallélismes et les points de convergence, mais aussi les différences et les spécificités de chacun. À cet égard, leur leurs échanges et relations personnels à l’époque du Cavalier Bleu et du Bauhaus constituent l’un des points forts du projet. 

Vers 1900

« Je me souviens vaguement de Kandinsky et de Weisgerber, qui fréquentaient au même moment cette école de peinture. [...] Kandinsky était silencieux ; il mélangeait les couleurs sur la palette avec la plus grande application et, à ce qu’il me semblait à l’époque, avec une sorte de pédantisme, en regardant de très près. » 
Paul Klee, Texte autobiographique pour Wilhelm Hausenstein, 1919

« La voie que vous suivez est folle et voluptueuse et séduisante. […] Je sens dans vos travaux ces choses originelles, oubliées depuis longtemps, mariées avec les mystérieuses vibrations de possibles états d’âme dans l’avenir. » 
Alfred Kubin à Vassily Kandinsky, 5.5.1910

«Je sers la beauté en dessinant ses ennemis (caricature, satire).» 
Paul Klee, Journal I, 1901 En 1896

Vassily Kandinsky part pour Munich et, de 1897 à 1899, étudie dans l’école d’art privée d’Anton Ažbe puis, à partir de 1900, aux Beaux-arts de Munich avec Franz von Stuck. Paul Klee arrive à Munich en 1898 et fréquente tout d’abord l’école de dessin de Heinrich Knirr. À partir de 1900, il étudie lui aussi aux Beaux-arts de Munich dans la classe de peinture de Franz von Stuck, mais il n’a pas encore fait connaissance avec Kandinsky.

Cavalier Bleu

« Ce Kandinsky a l’intention de rassembler une nouvelle communauté d’artistes. A le rencontrer personnellement, je me suis pris d’une sympathie plus profonde pour lui. C’est quelqu’un, un tête exceptionnellement belle, et lucide. » 
Paul Klee, Journal III, 1911

« 1906 [...] Je me suis senti en phase avec l’art lorsque j’ai pu, pour la première fois, recourir à un style abstrait devant la nature. » 
Paul Klee, Texte autobiographique pour Wilhelm Hausenstein, 1919

« Kandinsky Vassily – Peintre, graphiste et écrivain –, premier peintre à avoir placé la peinture sur le terrain des purs moyens d’expression picturale et à avoir gommé le figuratif dans l’œuvre. » 
Vassily Kandinsky, «Autoportrait», in: Das Kunstblatt, 1919, p. 172

Dès le début, Kandinsky est peintre. Klee, son cadet de treize ans, est en revanche un dessinateur fort doué qui pose un regard très critique sur ses capacités de peintre. Avec ses toiles abstraites de grand format, Kandinsky invente, à partir de 1909, un nouveau langage pictural, révolutionnaire. En 1911, il fonde avec Franz Marc le groupe d’artistes Le Cavalier Bleu ; durant l’automne de cette même année, il fait la connaissance de Paul Klee. En mai 1912, Kandinsky publie l’ Almanach Le Cavalier Bleu, dans lequel Klee est présent avec un dessin.

Musique

« La couleur, c’est la touche. L’oeil, le marteau. L’âme est le piano aux multiples cordes. L’artiste est la main qui fait vibrer l’âme humaine en frappant telle ou telle touche de manière appropriée. » 
Vassily Kandinsky, Du spirituel dans l’art, 1912

« La peinture polyphonique est en ce sens supérieure à la musique que le temporel y est davantage spatial. La notion de simultanéité s’y révèle plus riche encore. » 
Paul Klee, Journal III, 1917

« L’art également dispose d’un espace suffisant pour la recherche exacte […]. Ce qui, avant la fin du XVIIIe siècle, a été réalisé dans la domaine de la musique demeure, dans le domaine des arts plastiques, un modeste début. » 
Paul Klee, Expériences exactes dans le domaine de l’art, 1928

Les correspondances entre musique et peinture occupent une place centrale dans la création des deux artistes. Kandinsky parlait de la « sonorité intérieure » de ses tableaux et publia en 1912 le texte de sa composition scénique Sonorité jaune dans l’Almanach du Cavalier Bleu. En 1928, il créa les décors pour les Tableaux d’une exposition, suite pour piano écrite par Moussorgski. 
Klee, qui jouait lui-même remarquablement du violon, développa son art en soulignant les analogies structurelles existant entre musique et peinture. Avec ses peintures « polyphoniques », il considérait avoir atteint le degré suprême de cette correspondance harmonieuse.

Weimar

Paul Klee, Architektur der Ebene, 1923
Staatliche Museen zu Berlin, Nationalgalerie, Museum Berggruen
© bpk/Nationalgalerie, Museum Berggruen, SMB, Berlin
« Les élèves avaient beaucoup de respect pour Kandinsky. [...] Ce qu’il disait était toujours sensé et prouvé par les faits. Avec Klee, en revanche, les réponses restaient pendantes. On en faisait ce qu’on en voulait. » 
Gunta Stölzl, dans: Das Werk, 11, 1968

« Les cours de Kandinsky : analyses formelles et chromatiques rigoureusement scientifiques. Exemple : rechercher pour les trois formes (triangle, carré et cercle) la couleur élémentaire correspondante. Voilà ce qui a été décidé : jaune pour le triangle, bleu pour le cercle et rouge pour le carré ; une fois pour toutes, en quelque sorte. » 
Oskar Schlemmer à Otto Meyer-Amden, 21.10.1923

Paul Klee arrive au Bauhaus de Weimar en mars 1921, Kandinsky en juin 1922, après avoir dû quitter l’Allemagne en 1914 et être rentré en Russie. Les deux maîtres et collègues sont des piliers du Bauhaus. Sur le plan artistique, l’oeuvre de Klee, durant la période de Weimar, est très variée : elle comprend aussi bien des scènes narratives que des travaux quasiment abstraits. Kandinsky, en revanche, aspire à une « basse continue » de la peinture basée sur des rapports formels et chromatiques stables. Au caractère ouvert et individuel de l’approche formelle de Klee s’oppose la rigueur logique et normative de Kandinsky.

Dessau

« Kandinsky et Klee : ces derniers temps, les deux artistes [...] sont de plus en plus souvent cités ensemble. [...] Est-ce en effet un simple hasard si à Dessau, ville tranquille et à l’écart, [...] deux esprits créatifs, pareillement libérés de la pesanteur – faisant le lien entre l’orient et l’occident – habitent sous un même toit ? Ou ne serait-ce pas plutôt un signal, un symbole de ce qui s’annonce?! » 
Fannina W. Halle, dans: Das Kunstblatt, 1929

« klee répandait au bauhaus une atmosphère saine et fructueuse – comme grand artiste et comme être clair et pur. » 
Vassily Kandinsky, bauhaus. zeitschrift für gestaltung, N° 3, 1931

« La journée d’hier était placée sous le signe du déménagement de Kandinsky. [...] C’est ce départ-là qui signifie quelque chose pour moi. [...] Cette amitié passe par-dessus une série de points négatifs, parce que le côté positif résiste et surtout parce qu’elle est en lien avec la productivité de ma jeunesse. » 
Paul Klee à Lily Klee, 11.12.1932

Au Bauhaus de Dessau, durant les années 1925 à 1931/33, Klee et Kandinsky se rapprochent l’un de l’autre. Alors que l’on constate chez Klee une formalisation et une géométrisation, apparaît chez Kandinsky un assouplissement de son rigoureux vocabulaire plastique. Et tandis que l’élément narratif recule chez Klee, il y a dans les tableaux de Kandinsky de plus en plus d’allusions figuratives qui ajoutent une dimension thématique à ses travaux. Il n’est pas rare que les oeuvres elles-mêmes dialoguent, dans la mesure où les deux artistes recourent à des techniques ou des motifs identiques et où chacun les transpose dans son propre langage.

Carrés magiques 

C’est en 1914, lorsqu’il décompose les motifs en champs colorés géométriques, que l’on trouve dans l’oeuvre de Klee les premières tentatives pour réduire ce qui est représenté à des formes quadrangulaires. À l’époque du Bauhaus, il ne part plus de l’impression de la nature pour structurer la surface peinte, mais développe des compositions purement abstraites. 
Kandinsky n’a jamais peint de toiles exclusivement composées de carrés. Cependant, les formes de base telles que le carré, le triangle et le cercle sont des éléments essentiels dans sa création. Chez les deux artistes, les compositions géométriques et abstraites doivent être saisies comme une réflexion sur les purs moyens plastiques, la couleur et la forme.

Mouvement 

Représenter le mouvement était l’une des principales préoccupations des deux artistes. Flèches et triangles indiquent la direction, rotation et diagonales créent l’impression d’élan et d’impulsion. 
La temporalité de la musique et du rythme jouent également un rôle important, chez les deux créateurs, dans cette réflexion globale sur le mouvement.

Technique de pulvérisation 

Chez Klee et Kandinsky, l’utilisation de la technique de pulvérisation semble liée aux discussions menées au Bauhaus sur les procédés mécaniques de représentation en général. Vers la fin de l’époque weimarienne du Bauhaus, cette technique de pulvérisation devint pour Klee un important outil de création. À l’aide d’un vaporisateur ou d’une brosse frottée sur un tamis, il pulvérisait de l’aquarelle ou de la gouache sur le support de l’oeuvre. Kandinsky utilisa, lui aussi, cette technique de pulvérisation, mais un peu plus tard que Klee. Ce dernier associait la technique à des représentations figuratives, tandis que Kandinsky restait généralement dans le domaine de l’abstrait.

Construction – Figuration 

Dans la seconde moitié des années 1920, Klee et Kandinsky se rapprochèrent étonnamment sur le plan artistique. Sous l’influence du constructivisme, Klee eut de plus en plus souvent recours à des formes géométriques, et les éléments narratifs se raréfièrent dans ses oeuvres. À l’inverse, les éléments figuratifs prirent de plus en plus d’importance chez Kandinsky. Abstraction et figuration ne s’excluent plus chez lui, elles se rejoignent dans une forme de continuité.

Équilibre & stabilité 

Pour Klee, l’état d’équlibre était un principe régissant à la fois son art et sa vie. Des figures telles que le danseur de corde et les acrobates symbolisent cette recherche d’un équilibre de l’être. Cette notion d’équilibre ne signifiait pas pour lui symétrie rigide ou harmonie sage, elle visait à exploiter le potentiel créatif d’un état susceptible de changer. 
Pour Kandinsky, en revanche, les tensions constituent le centre même de sa pensée créatrice. Bon nombre de ses compositions et de ses titres font référence à la confrontation des différences.

En marge de la nature 

Dès le début, Klee considère l’étude de la nature comme la base même de sa création. Très vite, l’imitation servile n’importe plus, ce sont les structures de base et les processus à l’oeuvre dans la nature que Klee va alors explorer.
Kandinsky, lui, voyait l’art et la nature comme des contraires qui s’excluaient l’un l’autre et il évitait toute réminiscence de phénomènes naturels. Mais, durant certaines périodes de son oeuvre, il s’est consacré plus ouvertement à la nature. Et dans les années 1930, finalement, les formes d’organismes primaires deviennent l’une de ses principales sources d’inspiration.

1933

« Nous ne voulons pas quitter l’Allemagne pour toujours. Je ne le pourrais pas, car mes racines sont trop profondément enfoncées dans le sol allemand. » 
Vassily Kandinsky à Will Grohmann, 4.12.1933

« Eh bien, nous verrons comment cela évolue et ce que devient notre art ! Il faut en tout cas que les artistes restent apolitiques, qu’ils ne pensent qu’à leur travail et lui consacrent toute leur énergie… » 
Vassily Kandinsky à Werner Drewes, 10.4.1933

« En attendant, une sensation désagréable me pèse sur l’estomac, comme si une orgie de mousseux dans un décor débordant de feux traîtres aux lambeaux avait contribué à la naissance d’une Allemagne nationale unifiée. » 
Paul Klee à Lily Klee, 1.2.1933

En janvier 1933 les nationaux-socialistes prennent le pouvoir en Allemagne. Pour Kandinsky comme pour Klee, cette profonde césure a des conséquences directes dans leurs existences : Klee est congédié de son poste de Professeur, Kandinsky se voit confronté à la fermeture imminente du Bauhaus. Les deux artistes réagissent aussi à la prise de pouvoir sur le plan artistique : de nombreuses oeuvres sont marquées par des couleurs sombres, qui tendent vers les tonalités brunes. Dans le langage plastique de Klee la menace se perçoit de manière concrète ou symbolique, tandis que les oeuvres de Kandinsky restent complètement abstraites.

Un nouveau départ

« Ce serait un plaisir de boire une tasse de thé chez vous, comme ce fut si souvent le cas à Dessau – et si agréable. Nous pensons souvent à notre ancien voisinage, quand nous arrosions les fleurs au même moment ou faisions une partie de pétanque et – tristes souvenirs – que nous nous plaignions tous deux des réunions du BH. Comme tout cela est loin ! » 
Vassily Kandinsky à Paul Klee, 16.12.1936

« Car il ne me reste même pas assez de temps pour vaquer à ma principale occupation. Ma production s’intensifie dans des proportions et à un rythme accrus, je n’arrive plus tout à fait à suivre ces rejetons. Ils m’échappent. » 
Paul Klee à Felix Klee, 29.12.1939

« Alors sempre avanti! » 
Vassily Kandinsky à Paul Klee, 12.12.1939

Après leur licenciement définitif – Klee de l’Académie des Beaux-arts de Düsseldorf, Kandinsky du Bauhaus à Berlin – les deux artistes quittent l’Allemagne en décembre 1933. Klee rentre dans sa ville natale de Berne, Kandinsky émigre à Paris. Plus que Klee, Kandinsky se place dans la perspective d’un nouveau départ. Et il change rapidement de style. Il renonce à la géométrie de l’époque du Bauhaus, qui laisse place à des figures biomorphes. Leurs tonalités claires traduisent l’optimisme d’un regard tourné vers l’avenir. De retour au pays, patrie nouvelle et ancienne, Klee, en revanche, réagit tout d’abord avec une certaine irritation. Les motifs du deuil et du déracinement symbolisent sa situation. À cela s’ajoute le fait que sa vie, à partir de 1935 et jusqu’à sa mort précoce en 1940, est marquée par une maladie qui altère fortement ses capacités de travail. À partir de 1937 seulement, il prend lui aussi un nouveau départ ; il est alors saisi d’un véritable élan de créativité, malgré ou précisément en raison de la maladie."

Horaires

Du  21 octobre 2015 au 24 janvier 2016, du mardi au dimanche de 10 à 20 heures au Kunstbau de la Lenbachhaus à Munich.

mardi 13 octobre 2015

Les mandats de Nikolaus Bachler et de Kirill Petrenko à l´Opéra de Munich sont prolongés jusqu´en 2021

Dr Ludwig Spaenle, Kirill Petrenko et Nikolaus Bakler (Photo: Wilfried Hösl)
Le directeur général de l´Opéra d´Etat de Bavière et son directeur musical Kirill Petrenko ont accepté la proposition du Dr Ludwig Spaenle, Ministre d´Etat de Bavière, de voir leur mandat prolongé jusqu´à la fin de la saison 2020/2021. Le Maestro Petrenko ne pourra voir son mandat prolongé une seconde fois en raison de son engagement au Berliner Philarmoniker.

Le Bayerisches Staatsorchester s´en est réjoui, comme on peut le constater sur cette photo placée sur sa page facebook dès que la décision de Kirill Petrenko a été connue!



Le musée national bavarois / Bayerisches Nationalmuseum


Fondé en 1855 par le roi Maximilien II, le 'Bayerisches Nationalmuseum' est l'un des plus grands musées d'art et d´histoire culturelle d´Europe. Des pièces, qui appartenaient autrefois  à la Maison des Wittelsbach forment le cœur de la collection. Construit d´après les plans de Gabriel von Seidl dans le style historiciste, l'édifice du musée - avec ses intérieurs historiques uniques - est  un bâtiment significatif et original de  l'architecture muséale de la belle époque, autour de 1900.

Les visiteurs sont invités à découvrir différentes époques de l'art occidental, de l'Antiquité tardive à l'Art Nouveau. En plus de nombreux chefs-d'œuvre de la sculpture et la peinture, l'exposition permanente offre également de précieuses œuvres en ivoire et en or, des tapisseries, des meubles, des armes et une exquise collection de porcelaine.

La fameuse collection de crèches de Noël, de renommée mondiale,  comprend plus de 60  pièces richement peuplées fabriquées à Naples, en Sicile et dans les Alpes entre 1700 et 1850.

Source et informations: le site du Bayerisches Nationalmuseum (site en anglais et en allemand)

dimanche 11 octobre 2015

Le Theater-am-Gärtnerplatz ouvre la saison d´opéra avec une Sonnambula de rêve

Maria Nazarova (Lisa), Anna Agathonos (Teresa), Arthur Espiritu (Elvino) Jennifer O'Loughlin (Amina), Marcus Wandl (Notaire), Choeur et Extrachoeur du Staatstheater am Gärtnerplatz © Thomas Dashuber

Le Theater-am-Gärtnerplatz vient d´ouvrir la saison d´opéra munichoise avec une Sonnambula d´une rare perfection tant musicale que théâtrale qui a dès la première rencontré un accueil jubilatoire avec un public distribuant bravi hurlés, applaudissements frénétiques et trépignements enthousiastes. Le superintendant du théâtre Joseph E. Köpplinger et son équipe ont à une nouvelle fois fait preuve d´un discernement professionnel aigu en confiant la mise en scène à Michael Sturminger qui, avec ses collaborateurs, a réalisé un chef-d´oeuvre du genre, et en engageant une nouvelle fois une Jennifer O´Loughlin qui a brûlé les planches et déchaîné les passions lyriques d´une audience littéralement enchantée. L´intelligence raffinée et la sensibilité belcantiste de la direction musicale de Marco Comin et le travail vibrant et l´unisson  des choeurs (et des extra-choeurs) préparés par Felix Meybier, tout conduit au moment rare et parfait d´une soirée d´exception. D´emblée cette première production de la saison 2015-2016 du Theater-am-Gärtnerplatz se trouve en bonne place pour recueillir nominations et distinctions lors des remises de prix en Allemagne. 

Le Viennois Michael Struminger est à la fois auteur, réalisateur et metteur en scène d´opéra, très apprécié des publics allemand et autrichien et connu à l´international  tant pour ses mises en scène d´opéras que pour ses réalisations cinématographiques. On lui doit  Cecilia Bartoli: The Barcelona Concert (2008),  Malibran Rediscovered: The Romantic Revolution, et plus récemment, en 2014, une production franco-allemande, les Casanova Variations, avec John Malkowitch dans le rôle principal. Cette même année, le festival de Bregenz a créé les Geschichten aus dem Wiener Wald, un opéra de HK Gruber, dont Sturminger a rédigé le livret sur base de la pièce d'Ödön von Horváth. 

'La vida es sueño', la vie est un songe, c´est ce que souligne Michael Sturminger dans une mise en scène de la Somnambule qui nous fait pénétrer dans l´univers enchanté d´un petit village suisse dont les habitants sont bons comme le pain et parlent tous le langage du coeur. Les orphelines y sont recueillies et élevées dans l´amour maternel, le seigneur local, gentil petit despote éclairé tout droit sorti du Siècle des Lumières, a la pudeur de ne pas exercer son droit de cuissage,  les considérations sociales n´ont pas droit de cité dans les unions qui sont régies par le seul amour, le plus riche épouse la plus pauvre, on y croit encore aux fantômes, d´ailleurs, nuit après nuit un spectre revêtu d´un blanc suaire vient nuit après nuit hanter le hameau. Tout y est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Sturminger s´est associé avec Andreas Donhauser  et Renate Martin pour les décors et les costumes et à Meike Ebert et Raphael Kurig pour le design vidéo. Ensemble ils ont créé un univers onirique de toute beauté. La scène a la brillance d´une surface miroitante noire sur laquelle vient glisser une estrade trapézoïdale qui supporte les décors changeants au gré de l´action: la prairie jouxtant l´auberge où la locandiera Lisa pend son linge, la chambre de l´auberge où se produisent les différentes scènes de séduction avortées, la salle de séjour de la meunière. L´estrade s´avance sur la scène ou se retire vers le fond de scène où elle disparaît pour réapparaître munie d´un nouveau décor, solution ingénieuse au problème des changements de décors. Lors de la première scène, un rideau de fond reçoit la projection vidéo d´un tableau semi-animé représentant une cascade dévalant des rochers dont les eaux viennent traverser le village. Des successions de toiles transparentes descendent du cintre qui reçoivent vidéos et jeux de lumière (Michael Heidinger) qui nous font sans cesse osciller entre le rêve et la réalité, avec des effets de miroirs et des reflets parfois inversés. Lors de la scène de somnambulisme finale, Amina apparaît, dea ex machina, sur un lit flottant au-dessus du village et chantera sa magnifique  complainte "Ah! non credea mirarti ... Ah! non giunge uman pensiero " suspendue dans les airs. Sturminger a une vision créative exceptionnelle qu´il imprime dans des tableaux scéniques d´une rare magie, que l´on retrouve également dans les vivants tableaux de groupe des villageois revêtus de costumes campagnards festifs d´époque romantique ou de robes et de bonnets de nuits. Il a aussi le respect des indications du  livret qui ne s´encombre d´aucune autre modernité que celle qui nous fait profiter des bienfaits des techniques contemporaines. Quant aux personnages, il crée une Amina au coeur pur et à l´ingénuité charmante, un personnage un peu halluciné qui chaloupe entre rêve et réalité à l´aune du trouble du sommeil dont elle est affligée. Sturminger a le sens du détail significatif, ainsi des pieds nus de Lisa qui n´enfile ses élégantes chaussures de mariée qu´au dernier moment, ce qui souligne à la fois sa condition de pauvre fille de village qui n´a pas l´habitude du luxe et ses crises de somnanbulisme où elle évolue nus pieds.  Sa Lisa, si elle déploie les ruses mercantiles d´une amoureuse éconduite, n´en est pas pour autant antipathique, seulement un peu ridicule, et elle n´est pas laissée pour compte puisque le villageois qui l´aime a le bon goût de lui tendre les bras au moment même où tout le monde l´ignore. Sturminger fait s´enivrer Elvino désespéré par la tromperie supposée d´Amina, solution scénique un peu facile pour représenter le désarroi et les affres d´un malheur issu d´apparences trompeuses. Une femme se meut dans son rêve, le village se croit hanté, un amoureux se croit trompé, tout n´est qu´illusion, tel est le coeur d´un des meilleurs opéras de Bellini que Sturminger et son équipe ont parfaitement mis en scène. Avec la Somnambule, Sturminger signe sa première mise en scène munichoise, et c´est une première mémorable dont on espère bien qu´elle ne restera pas solitaire.

Le plateau, l´orchestre et les choeurs participent de la même excellence. La soprano Jennifer O' Loughlin, qu´on avait déjà acclamée en Semele ou en Constance à Munich, a donné une prestation éblouissante, avec un colorature ensorcelant aux acrobaties vocales superbement maîtrisées, une grande aisance dans l´aigu et un jeu théâtral étourdissant de justesse dans l´incarnation de son personnage ingénu et halluciné. Le jeune ténor américain Arthur Espiritu, que l´on se réjouit déjà de réentendre prochainement en Don Ramiro au Théâtre Cuvilliés, a pour son Elvino toutes les qualités et l ´assurance d´un beau ténor belcantiste lyrique au phrasé aussi mélodieux qu´expressif. Maxim Kuzmin-Karavaev interprète avec une belle présence scénique Rodolfo, un jeune seigneur conscient de son rang aussi féru de connaissances scientifiques qu´amateur de jolies femmes, avec les profondeurs d´une basse chaleureuse et profonde, à la prononciation cependant parfois défectueuse dans certains passages où il donne l´impression de forcer sur le grave. Maria Nazarova (premier prix aux Azuriales de Nice en 2014) a parfaitement saisi la psychologie de l´aubergiste Lisa qui croit que l´amour se règle comme une transaction financière. Elle joue ce personnage au comique pathétique avec un grand talent théâtral avec une voix dotée d´un beau timbre et aux coloratures assurées. Anna Agathonos est très remarquée dans son excellente interprétation de la meunière Teresa. Last but not least, la direction musicale de Marco Comin, qui témoigne d´une connaissance intime de l´âme italienne belcantiste, fait preuve d´une maîtrise consommée du génie lyrique bellinien, notamment lorsqu´il se montre particulièrement attentif à l´accompagnment des reprises des arias. Enfin le choeur des villageois, dont les parties sont très importantes dans cet opéra, fait une prestation épatante, d´une qualité hors pair.

Il reste quelques rares places pour l´événement musical de la rentrée. Jusqu´au 25 octobre au Prinzregententheater et pour deux soirées seulement en juin et en juillet.

Les 12, 14, 17, 20 et 25 octobre.
Le 30 juin et le 2 juillet 2016.

Plus de renseignements en allemand et réservations en ligne: cliquer ici.

samedi 10 octobre 2015

Volkswagen et Wagner: le scandale prémonitoire de la Walkyrie


Une image prémonitoire plein gaz trouvée sur le web.

Il s'agit d'une des pochettes de l'édition originale du Ring dirigé par Hans Swarowsky, publié par le label Westminster Gold, en 1968 ou 1969. Les pochettes étaient toutes d'inspiration vaguement soft-porn, un peu à la David Hamilton. (Merci à Stefano).

vendredi 9 octobre 2015

Edita Gruberova sera l´invitée d´honneur du Festival Richard Strauss 2016 à Garmisch

Image

La Kammersängerin Edita Gruberova assurera les master classes pendant le Festival Richard Strauss 2016 à Garmisch.

La Kammersängerin Brigitte Fassbaender a présenté hier le programme du Festival Richard Strauss 2016 qui se déroulera à Garmisch en Bavière du 11 au 17 juin 2016. Cette année, succédant à Christa Ludwig l´an dernier, les classes de chant ont été confiées au soin de la prima donna assolutissima Edita Gruberova. Les jeunes chanteurs et chanteuses straussiens pourront bénéficier de l´expertise et de l´expérience de celle que la directrice du festival a qualifiée de meilleure Zerbinetta de ces dernières décennies. Les master classes auront lieu les 13, 14 et 15 juin 2016 de 10 à 14 heures.

Pendant trois matinées consécutives, du lundi au mercredi, le public pourra assister à l´expérience passionnante des master classes données par Edita Gruberova, pour la somme modique de 15 euros la séance.

Lors de la cérémonie d´ouverture du festival, la Kammersängerin Edita Gruberova sera décorée de la médaille d´honneur Richard Strauss (Ehrenplakette Richard Strauss)

Plus d´infos sur le site du festival: http://www.richard-strauss-festival.de/rsi2016/index.php/en/.

Les réservations seront ouvertes dès le 13 novembre 2015. Nul doute que les admirateurs d´Edita seront nombreux à vouloir assister au Festival Richard Strauss 2016. Une occasion unique de passer douze heures en compagnie de la divinissima!

Crédit photographique: Lukas Beck