lundi 19 octobre 2015

La comédie musicale 'Ich war noch niemals in New York' est à Munich jusqu´au 3 janvier 2016!


Après Hambourg, Tokyo, Berlin ou Zurich, et pour la première fois à Munich, le Deutsches Theater présente pendant trois mois, jusqu´au 3 janvier 2016, Ich war noch niemals in New York, la comédie musicale composée sur bases des tubes d´Udo Jürgens, une des plus importantes figures de la chanson allemande des dernières décennies.

Depuis quelques jours Munich vibre d´émotion au rythme des tubes d´Udo Jürgens, et tout Munich se presse aux portes du Deutsches Theater pour assister à la comédie musicale basée sur une vingtaine des plus grands classiques d´Udo Jürgens que, depuis sa création en 2007 à Hambourg, plus de quatre millions de spectateurs ont déjà vue. Le titre de la comédie,  Ich war noch niemals in New York, est celui d´un tube célèbre, - en allemand on parle d´un 'Schlager'-,  qu´Udo Jürgens a lancé en 1982. A partir de l´idée contenue dans cette chanson,  Gabriel Barylli et Christian Struppeck ont imaginé un scénario , dans lequel l´amour règne en maître. La comédie met en scène trois couples, deux couples hétéros et un couple homo, qui sont chacun confrontés á diverses difficultés de la vie: un couple tiraillé entre l´amour et le carriérisme, un couple de seniors qui se sont rencontrés dans un home et qui veulent prouver qu´on peut réaliser un reve malgré les difficultés liées au vieillissement et un couple de gays menacé par la haine homophobe de leur voisinage. L´amour triomphe à tous les coups: l´ égoïsme carriériste, le jeunisme et l´homophobie n´ont pas droit de cité dans le monde romantique de l´auteur de Merci, chérie. La comédie musicale fonctionne comme une magnifique machine à produire de l´émotion avec un  crescendo parfaitement orchestré, on a la gorge serrée et on pleure beaucoup, surtout pendant le deuxième acte qui aligne les plus grands succès d´Udo Jürgens, Elle se termine par un happy end total.

Synopsis

Les auteurs de la comédie musicale ont imaginé l´histoire d´un love boat, d´une luxueuse croisière qui mène en chansons les protagonistes vers la destination mythique de la métropole américaine où brûle le flambeau de la Liberté. Une femme et un homme âgés, Maria et Otto,  se sont rencontrés dans le home ou leurs enfants débordés par le travail les ont placés. Le home, dirigé par une femme autoritaire aux allures de kapo, ressemble davantage à un lieu d´enfermement qu´à une maison de soins et de repos. Maria et Otto rêvent de liberté et, malgré leur dénuement financier, décident de s´enfuir et de faire une croisière qui leur permettra de réaliser leur rêve, se marier aux pieds de la Statue de la Liberté. Peu après leur fuite, leurs enfants respectifs, qui ne se connaissent bien évidemment pas,  se présentent au home pour leur visite annuelle. Lisa, la fille de Maria, est une présentatrice de télé dont les émissions connaissent un succès grandissant et dont la carrière est en passe d´etre couronnée par un prix important pour lequel elle est nominée et part grande favorite. Axel, le fils d´Otto, un photographe animalier qui passe sa vie dans les jungles du monde, arrive au home accompagné de son gamin. La directrice du home les informe que si leurs parents n´ont pas réintégré leurs chambres dans la semaine ils seront exclus du home. Au vu des circonstances et malgré leurs désaccords et une inimitié évidente, Axel et Lisa, accompagnés de l´enfant, se lancent dans une course poursuite burlesque qui les mènera de l´agence où leurs parents ont réservé une croisière en last minute à Trieste, le port d´embarquement du navire à destination de New York, où le bateau part sous leurs yeux sans qu´ils parviennent encore à y embarquer. Ils le rattraperont à Gênes où il fait encore étape. Lisa a également convoqué son maquilleur, Florian et son petit ami grec Costa, qui doivent la préparer pour sa prochaine émission à la télé. Tout ce beau petit monde se retrouve sur le bateau. les tableaux se succèdent en chansons et au fil de l´action l´animosité et l´incompréhension se transforment en réconciliations familiales et en célébration de trois grands amours. Alors que Lisa et Axel sont passés de l´inimitié à l´amour passionné, on apprend que Lisa aura le prix et qu´un hélicoptère viendra la récupérer sur le bateau pour qu´elle puisse assister à la soirée de remise des prix. Elle veut emmener sa mère avec ses assistants et sacrifier son amour à sa carrière, mais Maria s´y refuse. Lisa partira seule. Pourtant, au moment où tout le monde la croit partie, elle apparaît en grande robe de soirée, au dernier moment elle a renoncé à son départ pour essayer de se réconcilier avec l´homme qu´elle aime et qu´elle a fortement  blessé. L´amour et la réconciliation familiale triomphent: Maria et Otto se marieront au pied de Miss Liberty et ne retourneront pas dans le home-goulag mais iront vivre dans la demeure de Lisa qui déménagera chez Axel. Les deux couples promettent de se visiter souvent. Florian et Costa, que des voisins haineux veulent chasser de leur appartement, iront vivre sur l´ile grecque dont Costa est originaire. 

Ich war niemals in New York est un cocktail subtil d´humour et de profondeur psychologique. si Udo Jürgens a touché tant de générations de germanophones, c´est que ses tubes comportent une dimension humaine qui met la relation entre les etres et l´amour de l´autre et des autres au coeur de l´existence. Ecouter Udo Jürgens, c´est approcher de près le caractère foncièrement romantique des Allemands qui se sont nourris et se nourrissent encore de sa musique. La mise en scène restitue bien l´esprit des années soixante, avec une tendance non négligeable au cliché largement compensée par une belle efficacité scénique, à laquelle contribuent avec bonheur les chorégraphies de Kim Duddy. Avec cela, un plateau d´interprètes plus extraordinaires les uns que les autres. Pendant tout le mois d´octobre, le role de Maria est tenu par les fameuses soeurs jumelles Ellen et Alice Kessler, qui jouent en alternance. Peter koch pose un Otto aussi fragile qu´attachant. La Lisa de Sarah Schütz brille par une forte présence scénique et la beauté d´une voix puissante et fort bien projetée. Karim Khawatmi est tout simplement absolument fabuleux en Axel, on croirait parfois entendre Udo Jürgens interpréter ses chansons!

Au Deutsches Theater, jusqu´au 3 janvier, du mardi au dimanche à 19H30, les samedis et les dimanches également en matinée à 14H30.
Tel. 089552344444

Trailer

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