mardi 19 août 2014

2000ème anniversaire de la mort de l'Empereur Auguste. L'Augustus 'Bevilacqua' de Munich.

Photo en provenance du site de la Glypthotèque
Pour commémorer le 2000ème anniversaire de la mort de l'Empereur Auguste à Munich, on peut se rendre à la Glyptothèque sur la Place royale et aller y admirer le célèbre buste de l'Empereur connu sous le nom d'Augustus Bevilacqua.

Le buste de l'Empereur est en marbre blanc, il fait 55 cm de hauteur. Il est dénommé d'après son premier possesseur connu, le comte Bevilacqua de Vérone, qui introduisit la statue dans ses collections en 1589. Le buste a été acquis par le Roi  Louis Ier de Bavière en 1811.  Il représente l'empereur dans l'élégance et la beauté de sa majesté souveraine, avec les traits du visage entièrement détendus et les cheveux bien arrangés. Contrairement aux portraits républicains qui pouvaient marquer l'âge  et l'effort, on ne perçoit ici aucun signe dénotant l'âge de l'empereur, qui est présenté dans une aura intemporelle,  élevé au-dessus des vicissitudes du destin et du caractère éphémère de la vie humaine. C'estt d'autant plus remarquable si l'on considère que le buste munichois remonte aux dernières années de la vie d'Auguste,  mort en l'an 14 après JC à l'âge de 76 ans.  

L'Empereur porte une couronne de feuilles de chêne tressées. Il s'agit de la couronne civique (corona civica), une couronne qui à l'origine honorait tout soldat qui avait sauvé la vie d'un compagnon sur le champ de bataille. Dans le cas de l'Empereur, on peut considérer que ce n'est pas seulement la vie d'un soldat qu'il a sauvée, mais celle de l'ensemble des citoyens romains sauvés par son action des affres de la guerre civile. La couronne de chêne le désigne ici comme «Pater patriae», ou «Père de la Patrie".

Le sculpteur qui a réalisé l'Augustus 'Bevilacqua' est un véritable virtuose de la sculpture. Voyez par exemple la finesse de la représentation des fines veinules qui parcourent la tempe droite de l'Empereur.

A voir à la Glyptothèque de Munich, Königsplatz.

Crédit photographique Jörg Moser / Institut für Archäologien /
Klassische und Provinzialrömische Archäologie, Universität Innsbruck



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire