dimanche 19 février 2017

Les romans de Marion et Thibaut d'Orléans: Un château en Bavière

Thibaut et Marie d'Orlénas, comte et comtesse de la Marche

Thibaut Louis Denis Humbert Marie d’Orléans (1948-1983), « fils de France » (orléaniste) et « comte de la Marche » est né à Sintra, au Portugal, le 20 septembre 1948 et est décédé à Bangui, en Centrafrique, 23 mars 1983. C'est un membre de la Maison d'Orléans et un écrivain français.

Thibaut d’Orléans est le plus jeune des onze enfants du prince Henri d’Orléans (1908-1999), « comte de Paris », prétendant orléaniste au trône de France sous le nom de « Henri VI », et de son épouse la princesse franco-brésilienne Isabelle d’Orléans-Bragance (1911-2003).

Contre l’avis de son père, qui exigeait des alliances princières, le prince épouse, le 23 septembre 1972, à Édimbourg, en Écosse, la Chiléno-Britannique Marion Gordon-Orr (1942). 

L’union du prince Thibaut et de Marion Gordon-Orr est pourtant d’abord heureuse. Il s’agit d’un mariage d’amour et les deux époux font montre d’une forte complicité. Mais les problèmes financiers et le refus du « comte de Paris » d’aider financièrement son fils incitent le jeune couple à se lancer dans différents projets artistico-financiers qui connaissent des succès inégaux. Ainsi, entre 1973 et 1974, le « comte » et la « comtesse de la Marche » publient une série de romans historiques qui connaissent, à l’époque, un certain succès de librairie, une saga publiée sous le titre des Princes du sang et dont la première partie s'intitule Un Château en Bavière, (Paris, Tallandier, 1973). Ce roman a également été traduit en anglais sous le titre de A Castle in Bavaria par H. Weaver et publié chez William Heinemann en 1977.


Marion et Thibaut d'Orléans présentés lors de la publication du livre

Thibaut, Prince d'Orléans, 25 ans, né au Portugal, est le dernier enfant du Comte de Paris. Il réside au Portugal jusqu'à l'abrogation de la loi d'exil. À présent, il poursuit ses études d'ethnologie et conjointement à l'écriture des « Princes du sang », prépare un mémoire sur les tribus mauritaniennes dont il vient de partager la vie pendant plusieurs mois. Marion d'Orléans est née à Santiago du Chili d'une mère chilienne et d'un père écossais. Elle vit au Chili jusqu'à l'âge de onze ans, puis rejoint l'Angleterre où elle termine ses études. A beaucoup voyagé (Europe, Amérique du Sud, U.S.A., etc.) exerçant les métiers les plus divers. En 1968, elle vient à Paris où elle rencontre Thibaut d'Orléans. Ils se marient en septembre 1972, à Edimbourg. Par leur jeunesse et leur esprit d'indépendance, ils conquièrent très vite la sympathie de la presse mondiale. Ils en profitent pour satisfaire leur passion commune des voyages, et entre autres, réalisent un merveilleux New York-Santiago en auto-stop. Ils achèvent alors « Un château en Bavière », dont l'idée leur était venue deux ans auparavant. La Princesse apporte à l'entreprise son sens aigu du romanesque et le Prince sa profonde connaissance des milieux aristocratiques européens. « Les princes du sang » constituent une oeuvre romanesque d'une intensité exceptionnelle, en évoquant, pour la première fois, le destin d'une famille princière aux prises avec des événements politiques et sentimentaux qui bouleversent profondément sa vision du monde. Voici enfin la grande saga que des millions de lecteurs attendaient…




Un château en Bavière

Un château en Bavière » est le premier volume de la série des « Princes du Sang ». Ces princes du sang sont des princes allemands, les descendants des anciens féodaux de l'empire germanique. Le roman commence à la fin de la Grande Guerre. Il retrace l'histoire des princes de Hartburg, dynastie romanesque, et leurs différentes branches établies, l'une en Bavière, l'autre dans l'empire austrohongrois et le troisième en Angleterre. En 1918, pour les Hartburg et leurs semblables, un ordre millénaire s'effondre. En quatre journées, du 7 au 11 novembre, l'Europe change de visage et les princes de Hartburg vivent une tragédie à la fois historique et personnelle. Le 7 novembre, la révolution éclate en Bavière et le roi Louis III de Wittelsbach, dont le vieux prince Gottfried de Hartburg est le grand Chambellan, s'enfuit. Le 9 novembre, de son quartier général de Spa, le Kaiser Guillaume II, dont le prince Ruprecht de Hartburg est l'aide de camp, abdique et part pour l'exil. Le 11 novembre, à Vienne, Charles 1er, empereur d'Autriche-Hongrie, dont le prince Georg de Hartburg-Daranyi sera jusqu'au bout le serviteur fidèle, renonce à la couronne. Tandis qu'à Paris leurs cousins anglais fêtent la victoire avec leurs amis et alliés français, en Bavière, les drames se multiplient chez les Hartburg : le sang coule, la famille se défait dans la honte. Face à ces événements qui bouleversent leur vie, ses membres vont réagir, bien différemment, selon leur personnalité et leurs antécédents affectifs. Gottfried et Aurora, le frère et la soeur, chefs de file de la famille, tenteront d'adapter leur intransigeance naturelle aux circonstances et, la tourmente passée, de favoriser, sur le plan politique, le succès de leurs ennemis les moins dangereux. Ruprecht assistera, impuissant, à un triple drame personnel : l'échec absolu de ses dérisoires efforts en faveur de Guillaume Il, l'empereur déchu, la mort tragique d'un de ses enfants durant les émeutes de Munich et surtout la fuite de sa propre femme, Maria, avec un peintre extrémiste dont elle attend un enfant. Cependant, l'ordre se rétablit peu à peu en Bavière. À Paris, c'est la folie de l'après-guerre; les ambitions trouvent alors un terrain particulièrement favorable. La paix signée, les Hartburg, par leurs enfants, sont mêlés à une société cosmopolite qui veut, à tout prix, profiter de l'immense chaos pour s'enrichir rapidement et goûter à tous les plaisirs. Des idylles se nouent et ce premier volume s'achèvera sur une note heureuse : le mariage, dans le château ancestral, de la princesse Marie-Thérèse de Hartburg et du comte Louis Duplessis. Mais, la tendresse et la fraîcheur de cette union suffiront-elles pour effacer les drames et les hontes qui ont, si brutalement, fissuré l'orgueil des princes de Hartburg?



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