lundi 19 décembre 2016

Edgar Hanfstaengl, le rival du Roi Louis II dans le coeur de Sophie-Charlotte.


Le bel Edgar
Sophie-Charlotte en Bavière devait épouser le Roi Louis II de Bavière. Déconcertée par les manières du Roi, la jeune « Sopherl-Elsa *» noua, avec la complicité de ses deux dames d'honneur, une idylle secrète avec le séduisant fils du photographe de la cour Edgar Hanfstaengl. Il en reste quelques lettres.

Sophie rencontra Edgar dans l'atelier du photographe Franz Hanfstaengl, le père d'Edgar, trois jours après qu'elle se fût fiancée avec Louis. Edgar revenait de l'étranger où il avait suivi une formation de négociant. Sans doute Sophie et Edgar s'étaient-ils connus alors qu'ils étaient enfants, car Franz Hanfstaengl faisait partie de la "table ronde" du Duc Max en Bavière qui aimait à s'entourer d'artistes et de savants.



Les circonstances du prochain mariage nécessitaient un grand nombre de photographies  et donc desséances de pose. Le père d'Edgar l'envoya à diverses reprises au château de Possenhofen pour des commandes et des livraisons. Il rencontra ainsi Sophie, et, de fil en aiguille, les deux jeunes gens tombèrent amoureux l'un de l'autre, ce qui n'était pas sans présenter de nombreuses difficultés, quasiment insurmontables comme on peut se l'imaginer. Sophie dut s'assurer la complicité de ses deux dames d'honneur, Natalie von Sternbach et Antonia Pfretzschner, qui organisèrent pour elle des rencontres secrètes, d'autant plus compliquées qu'il fallait garder un secret absolu. Personne ne devait être au courant que la fiancée du Roi rencontrait en secret un bourgeois, aussi en vue sa famille soit-elle. Ces rencontres eurent lieu au château de Pähl ou au Palais ducal à Munich ou encore à Possenhofen.

On a retrouvé cinq lettres d'amour que Sophie-Charlotte écrivit entre juillet et septembre 1867 à Edgar Hanfstaengl. Edgar avait souhaité que ces lettres fussent brûlées sans être lues après sa mort, mais  la fille d'Edgar, Erna Hanfstaengl, en décida autrement: peu avant sa propre mort, elle les confia au photographe et auteur Heinz Gebhart en  lui demandant de faire la lumière sur cette affaire. Gebhart, après s'être assuré de l'authenticité des lettres, les publia sans un livre**.

*Sopherl, c'est ainsi qu'on l'appelait dans sa famille, et Elsa était le nom que lui donnait son fiancé de contes de fées, qui vivait en imagination dans un monde wagnérien: elle était Elsa von Brabant, il était Lohengrin.

**Heinz Gebhardt: König Ludwig II. und seine verbrannte Braut. Unveröffentlichte Liebesbriefe Prinzessin Sophie's an Edgar Hanfstaengl. Verlag W. Ludwig, Pfaffenhofen 1986.

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