samedi 26 novembre 2016

Magic fire, un film de William Dieterle qui retrace la biographie de Wagner (1955)

De g. à d.: Valentina Cortese, Carlos Thompson, Yvonne De Carlo, Alan Badel,
et Rita Gam dans Magic fire (1955)

Photo IMDB
Magic Fire est un film américain réalisé par William Dieterle, sorti en 1955, qui retrace la vie de Richard Wagner. La musique de Wagner a été arrangée pour le film par Erich Wolfgang Korngold, (1897-1957) lui-même compositeur de musique clasique et d'opéras, et chef d'orchestre, qui s'installa à Hollywood en 1936 où il entama une seconde carrière de compositeur de musiques de films et travailla pour la Warner Bross. Dieterle travailla avec lui pour diverses productions de la Warner Bros. films, dont A Midsummer Night's Dream.

Même si de nombreux faits de la vie de Wagner sont correctement rapportés dans le film, d' autres, tout aussi nombreux, ont été transformés, apparemment pour des raisons dramatiques. Ainsi le film met-il en exergue les relations féminines de Wagner et, pour ne citer qu'un exemple des fantaises biographiques il présente Wagner en train de mourir alors qu'il est installé à son piano à Venise. Un passage important du film, historiquement précis, met en scène les émeutes parisiennes  aux alentours de l'opéra lors la première de Tannhaüser. Le mécénat du Roi Louis II de Bavière est présenté sans que le film ne s'intéresse de près à la personnalité controversée du Roi.

Le film, en Trucolor, produit par la société Republic pictures, a fait appel à une importante distribution et les décors sont somptueux. La société Republic pictures était surtout connue pour  westerns de série B et ses films d'aventure. Magic fire fut un des films de prestige produits par Herbert Yates, le directeur de Republic. Malgré les moyens déployés, la critique fut mitigée lors de sa sortie et les recettes décevantes.

David T. Chantler et Ewald André Duponten ont imaginé le scénario d'après le roman de Bertita Harding Magic Fire: Scenes around Richard Wagner, The Story of Wagner’s Life and Music, Bobbs, 1953; Harrap, 1954.

Le film a été tourné pour partie en studio, mais la production s'est offert le déplacement en Bavière, à Bayreuth et à Zurich où des scène sont été tournées à l'ancienne Villa Wesendonck.




Données techniques

Production : William Dieterle
Société de production : Republic Pictures
Superviseur musical : Erich Wolfgang Korngold
Chorégraphe : Tatjana Gsovsky
Photographie : Ernest Haller
Direction artistique : Robert Herlth
Costumes : Ursula Maes
Décors : Robert Herlth
Distribution : Republic Pictures
Langue : Anglais
Pays d'origine : États-Unis
Format : Couleur (Trucolor) - Son : Mono (RCA Sound Recording)
Genre : Drame
Durée : 120 minutes
Date de sortie :
France 30 juin 1955
États-Unis 29 mars 1956

Gerhard Riedmann (Louis II) et Alan Badel (Wagner)


Distribution

Yvonne De Carlo : Minna Planer
Carlos Thompson : Franz Liszt
Rita Gam : Cosima Liszt
Valentina Cortese : Mathilde Wesendonck
Alan Badel : Richard Wagner
Peter Cushing : Otto Wesendonck
Frederick Valk : Ministre von Moll
Gerhard Riedmann : Louis II de Bavière
Erik Schumann : Hans von Bülow
Robert Freitag : August Roeckel
Heinz Klingenberg : Roi de Saxe
Charles Régnier : Giacomo Meyerbeer
Fritz Rasp : Pfistermeister
Kurt Großkurth : Directeur de Théâtre de Magdebourg
Hans Quest : Robert Hubner

Aide à la recherche

Pour faire des recherches à propos de ce film sur internet, il peut être utile de connaître les titres allemands et français du film, respectivement Frauen um Richard Wagner et Feu magique. 

On trouve 21 photos du film  ou de ses affiches sur IMDB.

Pour le moment, on trouve facilement le film en dvd. (Cliquer sur la photo pour l'agrandir)







L'extrait

Dans les vingt dernières minutes du film, Dieterle et Korngold sont parvenus à résumer les 16 heures du Ring der Niebelungen en 5 minutes. C'est Korngold lui-même qui a été filmé au pupitre, parce que l'acteur qui devait jouer Hans Richter n'avait pu respecter son engagement. Un passage où apparaît à plusieurs reprises le Roi Louis II de Bavière interprété par Gerhard Riedmann.

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