vendredi 12 décembre 2014

Le rococo munichois. Corps et âme. Une grande exposition à la Hypo-Kunsthalle.


Johann Baptist Straub (1704–1784)
L'archange Raphael, vers 1767,  ca. 200 cm. 
Eglise St. Michael, Munich-Berg am Laim, 

CORPS ET ÂME
Le rococo à Munich de Asam à Gunther.  
Du 12 décembre 2014  au 12 avril 2015

Au 18ème siècle, Munich et la Bavière ont connu un âge d'or avec l'explosion du rococo, un art dont les oeuvres ont exprimé à la fois la piété et l'enjouement dans le raffinement des formes et des couleurs: l'esthétique du rococo a été développée avec une vitalité extraordinaire par des artistes au sommet de leur art,  qui sont parvenus à exprimer leur foi en combinant une élégance au raffinement paroxystique et une gaieté non dénuée d'esprit facétieux.

LES VISAGES DE ROCOCO

La Hypo-Kunstahlle en collaboration avec le Musée diocésain de Freising nous offre en cadeau de fin d'années une rétrospective complète consacrée au rococo munichois. L'exposition présente de nombreux artistes exceptionnels qui ont vécu à Munich entre 1720 et 1770 et dont les travaux ont eu une profonde influence sur le rococo: les frères Asam, Cosmas Damian Asam (1686-1739) et Egid Quirin Asam (1692-1750), Johann Baptist Straub (1704-1784), Franz Anton Bustelli (mort en 1763) et Ignaz Günther (1725-1775). L'exposition rassemble environ 160 de leurs chefs-d'œuvre, essentiellement des oeuvres sculpturales et picturales, de nombreuses sculptures sur bois ou faites d'autres matériaux comme le stuc, l'argile, la porcelaine et l'argent, des peintures, des dessins et des gravures, et quelques pièces extraordinaires d'orfèvrerie.


Franz Xaver Schmädl (1705–1777), 
Putto avec parure de plumes,
Rottenbuch, 
Pfarrkirche Mariä Geburt

L'exposition s'intéresse d'abord à la notion d'art baroque qui conçoit l'architecture, la peinture, le stuc et la sculpture comme un tout, et propose en suite un parcours chronologique à travers le développement du rococo munichois: depuis Straub, le père fondateur, en passant par le point culminant des figures monumentales de Günther, jusqu'à Boos Anton (1733-1810), dont les travaux préfigurent l'art émergent du classicisme. D'importantes questions comme celles des techniques picturales ou de l'art de la dorure utilisés en sculptures,  et celle de leur intégration architecturale sont également abordées.

Une expérience de proximité

L'exposition permet aux visiteurs de vivre l'expérience unique de la proximité avec des oeuvres qu'on ne peut le plus souvent voir in situ qu' avec un certain éloignement. On a l'occasion d'y voir réunis des chefs-d'oeuvre qui sont dissiminés dans des églises, des châteaux, des musées de Bavière et d'Allemagne. Nombre des pièces présentées ont été sorties de leurs églises ou de leurs monastères pour la première fois. 

Un catalogue richement illustré (en allemand), publié par les éditions Sieveking de Munich, accompagne l'exposition (35 €). 

Crédit photographique: Thomas Dashuber/ © Diözesanmuseum Freising

Plus d'infos et source du texte: Hypo-Kunsthalle

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