lundi 5 septembre 2011

Munichois célèbres: Richard Strauss ou Le voyageur et son ombre par André Tubeuf

Richard Strauss ou Le voyageur et son ombreQuatrième de couverture/ Présentation de l'éditeur

Une musique et un monde, même, sont morts avec Richard Strauss (1864-1949). Funeste destin pour cet homme qui, dès ses vingt ans, connaîtra les honneurs et, bientôt, les prébendes. Conformiste et bourgeois à bien des égards, le compositeur fut un temps - celui des poèmes symphoniques, et, surtout, d'Elektra - un révolutionnaire en musique. Puis, avec Le Chevalier à la rose et La Femme sans ombre, l'ex-jeune homme d'avenir se fera le champion d'une cause perdue : l'héritage. Celui de Mozart, surtout, et de Wagner aussi. Strauss ne cessera alors d'explorer ce lieu magique qu'est le théâtre, le rendant plus intelligible, plus habitable, plus hospitalier. Hofmannsthal et Zweig en seront les témoins privilégiés. Une musique et un monde sont morts avec Strauss, et pourtant son oeuvre, qui sait bien qu'elle n'aura pas de suite, est plus vivante en nous que celles qui sont venues depuis et qui s'imaginent qu'elles commencent quelque chose.

Biographie de l'auteur

André Tubeuf est né à Smyrne en 1930. Admis à l'ENS Ulm en 1950, il est agrégé de philosophie en 1954. Jacques Duhamel et Michel Guy l'appellent l'un et l'autre à leur cabinet dans les années 1970, conseiller pour la musique, sans pour autant qu'il quitte son enseignement. Il est également présent dans la presse musicale, Opéra international, L'Avant-Scène Opéra, Harmonie puis Diapason. puis Classica-Répertoire, et Le Point depuis 1976.
 
Mon commentaire
 
Un ouvrage que la science même de son auteur rend trop complexe pour le commun des mortels. André Tubeuf s'exprime dans une langue construite et ornée, qui enchantera peut-être le lecteur sensible à une poétisation philosophique de la réalité. L'approche historique dont le néophyte aurait besoin pour cerner le génie musical de Strauss est délaissée au profit d'une réflexion sur l'opéra qui ne se peut comprendre sans un solide bagage préliminaire. Sans doute perçoit-on que Tubeuf a bien perçu la dynamique paisible de la créativité straussienne, mais l'ouvrage reste réservé aux spécialistes. On reste sur sa faim si l'on aborde Strauss par ce petit livre. Et c'est dommage tant la bibliographie straussienne de langue française est tenue.
 
Un livre publié en 1980 et disponible dans l'édition d'Actes Sud, 2004

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