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mardi 29 mars 2022

At the villa Achilleion Corfu. A war poem by H. T. Sudduth / Poème À la villa Achilleion à Corfou

Serbian soldiers graves near the Achilleion (1916) / 
Les tombes des soldats serbes près de l'Achilleion en 1916
 

AT THE VILLA  ACHILLEION CORFU

By H.T. SUDDUTH.

A HAUNTING presence seems to fill the air,A shade of grandeur gone and e'er to beOne with the legends of the Ionian Sea—One memory more linked with Corcyra fair,Disjoined, alas! from presence otherwhere—A lost illusion of the years once freeAnd glorious in the kindling memoryOf grand Homeric Past still lingering there!
The olive orchards crown the hills; the vineAnd rose still flourish on the sunny slopesAs in Alcinous' Gardens; Morning opesHer eyes irradiant with the dawn divine!But now no longer at AchilleionThe Kaiser wakes to see fair Eos dawn.
In Belgian or in Russian lands afar,Beneath the smoke-cloud cope of shrouded HeavenWhere hissing shot and shell and War's red levinSpread far and wide the canopy of War!Where Nature shudders and seems to abhorThe awful scene; where myriad souls, unshriven,From life and all its joys at once are riven,Behold the Kaiser now 'neath Mars' red star!
A stern and sombre, gray-haired figure he,And standing midst the wreck of youthful dreamsSees he at times through battle smoke the gleamsOf rippling waves on blue Ionian Sea?Thinks he not sadly on the days now gone,And dreams he dreamed at fair Achilleion?
Published in New York Times, Current History, Vol 1, Issue 1 From the Beginning to March, 1915
À la villa Achilleion à Corfou, un poème de H.T. Sudduth
 
Une présence hantée semble remplir l'air,
Une ombre de grandeur disparue et qui ne sera plus jamais là.
Un souvenir lié aux légendes de la mer Ionienne
Un souvenir plus lié à la belle Corcyre,
Disjoint, hélas ! de la présence d'un autre endroit.
Une illusion perdue des années autrefois libres
Et glorieuse dans la mémoire enflammée
Du grand passé homérique qui subsiste encore ici !
Les vergers d'oliviers couronnent les collines ; la vigne
Et la rose fleurissent encore sur les pentes ensoleillées
Comme dans les jardins d'Alcinoüs ; le matin se lève
Ses yeux irradient de l'aube divine !
Mais ce n'est plus à l'Achilleion
Le Kaiser se réveille pour voir l'aube du bel Eos
En Belgique ou dans les terres russes lointaines,
Sous la chape de fumée des cieux enveloppés.
Où le sifflement des balles et des obus et le sang rouge de la guerre
Étend au loin le dais de la guerre !
Où la nature frissonne et semble abhorrer
La scène affreuse ; où des myriades d'âmes, sans répit,
De la vie et de toutes ses joies, sont arrachées à la fois,
Voyez le Kaiser maintenant sous l'étoile rouge de Mars !
C'est une figure sévère et sombre, aux cheveux gris,
Et debout au milieu de l'épave des rêves de jeunesse.
Il voit parfois, à travers la fumée de la bataille, les lueurs
Des vagues ondulantes sur la bleue mer Ionienne ?
Ne pense-t-il pas avec tristesse aux jours maintenant disparus,
Et les rêves qu'il a fait au bel Achilleion ? 

 

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