Les visteurs s'arrêtent, interpellés par la voix de la chanteuse |
L'escalier monumental s'élève en s'élargissant vers les salles de collections du premier étage de la Pinacothèque. C'est un lieu de passage et d'étonnement architectural, qui est aussi conçu comme un agora ou un amphithéâtre, dont il rappelle les formes. Les visiteurs n'ont pas seulement l'impression d'utiliser un escalier, ils sont saisis par la beauté architecturale du lieu et ont le sentiment d'y participer physiquement. Gravir cet escalier, c'est aussi l'habiter et se l'incorporer. Cet élément essentiel de l'architecture de la Pinacothèque interpelle et transforme le visiteur. Il n'est presque pas possible de le gravir ou de le descendre dans l'indifférence. Pour Olaf Nicolai, le visiteur qui se trouve sur l'escalier participe à une mise en scène, qu'il le veuille ou non. Monter l'escalier, c'est rentrer en scène, se déplacer sur une scène.
A partir de cette situation, douze compositeurs internationaux ont été invités à composer des chansons destinées à être chantées sur l'escalier monumental. Il leur a été demandé d'écrire des chansons dont le texte se réfère à des événements politiques qui les interpellent au moment de la composition. Les chansons sont chantées a capella sur les escaliers à des moments non déterminés.
On le voit, Olaf Nicolai intègre nombre de facteurs aléatoires à sa création: le moment exact et le nombre des performances n'est pas connu, les chansons sont des créations dont le contenu n'est pas annoncé, le public est sur la scène sans le savoir, il n'est pas canalisé, on ne sait comment il réagira, etc. Dans le cadre sopatio-temporel du musée et d'une période déterminée, l'oeuvre d'art est une dynamique composée d'éléments partiellement non prévisibles.
Prochaines performances Escalier du Chant à la Pinakothek der Moderne
28.08. | 25.09. | 30.10. | 27.11. | 18.12.
Coût: le dimanche, l'entrée à la Pinacothèque ne coûte qu'un euro
Pour en savoir plus sur l'artiste: lire l'article que nymphenburg.com lui consacre
Reportage photographique
Crédit photographique: Luclebelge
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire