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samedi 21 décembre 2019

Parsival - Reklamemarke / Vignette Hauswaldt



Et aujourd'hui....

" Un jeune cygne tuberculé, espèce d’oiseau protégée, a été abattu dans les marais de la Dives à hauteur de la commune de Varaville (Calvados). Les agents de l’office national de la chasse et de la faune sauvage sont intervenus dans ces mêmes marais le lundi 11 novembre 2019 et interpellé un homme dans un gabion.
Cet homme n’était pas titulaire d’un permis de chasse et a utilisé le fusil d’un des chasseurs présents au gabion pour commettre plusieurs infractions. Abattre une espèce protégée est passible de trois ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende. La chasse sans permis et sans assurance, elle, est passible de 3 000 € d’amende. L’arme utilisée a été saisie et sera remise au tribunal de grande instance de Caen. " (Source : Ouest France).

Sans compter qu'un cygne peut fort bien être en fait un être humain métamorphosé par une sorcière intrigante avide de pouvoir ....

mardi 17 décembre 2019

Reklamemarke Wagner - Igeha Cacao-Chocolade - HAUSWALDT -Timbre réclame


Firma HAUSWALDT

Die Firma wurde 1786 von Johann Gottlieb Hauswaldt als Kakao-, Schokoladen- und Biskuitfirma gegründet. Im Jahr 1851 Eröffnung Hauswaldt einer Schokoladenfabrik in Magdeburg-Neustadt (Lübecker Straße 23).

Nach dem Tode seines Vaters Johann Georg Hauswaldt (1872) wurde Johann Wilhelm Hauswaldt Mitinhaber der Firma Joh. Gottl. Hauswaldt.

Im Jahr 1926 ist die Firma an Heinr. Franck Söhne, aus Ludwigsburg verkauft worden.

dimanche 15 décembre 2019

Parsifal New York 1903 - Alfred Hertz conductor


Alfred Hertz (Francfort-sur-le-Main, 15 juillet 1872 - San Francisco, 17 avril 1942) fut un chef d'orchestre allemand.

Après avoir étudié au conservatoire de Francfort-sur-le-Main et commencé sa carrière artistique en Allemagne, il s'installe aux États-Unis où il commence à diriger les œuvres de Wagner au Metropolitan Opera de New York. Certaines des œuvres qu'il a dirigées ont été enregistrées, à titre expérimental, par Lionel Mapleson (un exemple ci-dessous en 1902), puis transférées sur LP. Il est devenu plus tard directeur du San Francisco Symphony Orchestra, où il est resté de 1915 à 1930, où il fut très prisé, ce qui lui valut une couverture dans le Time magazine.

Hertz a dirigé le premier enregistrement de la San Francisco Symphony, pour la Victor Talking Machine Company, de 1925 à 1930. Il a également dirigé le premier concert diffusé au début de 1926. En 1928, il est apparu comme chef d'orchestre dans le film Jazz Mad, réalisé par F. Harmon Weight. Après 1930, Hertz revient plusieurs fois pour diriger le San Francisco Symphony en tant que metteur en scène invité. Hertz a passé la plupart des dernières années à Berkeley, et est décédé à San Francisco à l'âge de 69 ans.



jeudi 12 décembre 2019

Verdi, der wälsche Wagner - Der Floh 1887. / Verdi, le Wagner étranger !



Verdi der wälsche* Wagner

Ganz Europa widerhallt von der tönende Metamorphose, welche sich mir Verdi in seinem neuesten Werke, dem "Otello" vollzogen haben soll.  Eine Metamorphose und doch keine Metamorphose Aus dem "Maestro",sei der "Meister" , aus dem itatienischten aller lebenden Musik-Italiener sei der deutscheste aller Deutschen, Verdi sei Wagner geworden — aber Verdi sei er darum auch doch geblieben. So hat ihn doch auch unser Zeichner im Bilde gefaßt: Mit dem Wagner-käppchen mit dem Wagner-Habit, von Lohengrin's Schwan der neuen Richtung entgegengezogen —- aber das italienische Werkel** dabei fortdrehend.

[Fr] Verdi, le Wagner étranger

Toute l'Europe fait écho à la métamorphose sonore que Verdi aurait réalisée dans son dernier ouvrage, "Otello". Une métamorphose qui n'en est pourtant pas une. De  "Maestro"  Verdi est devenu le "Meister", alors qu'il était le plus italien de tous les Italiens de la musique vivante, il est devenu le plus allemand de tous les Allemands, Verdi était devenu Wagner - mais pour cette raison il est resté Verdi. Et c'est ainsi que notre dessinateur l'a mis en scène: avec le béret Wagner, avec l'habit Wagner, le cygne de Lohengrin  lui a indiqué une nouvelle direction - mais tout en continuant à tourner l'orgue de barbarie italien.

Note : Verdi venait de créér le 5 février 1887 son opéra Otello au Teatro alla Scala de Milan, le 5 février 1887. Arrigo Boito avait composé le livret de cet opéra considéré comme wagnérien par le journal satirique viennois Der Floh (La  puce), comme indiqué dans le petit texte explicatif de la caricature qui en faisait la une.

* Peut-être pour welsch. Welsch est un mot allemand dérivé de Walh pour désigner les peuples parlant une langue non germanique, d'habitude celtique ou romane. En yiddish, le mot s'applique aux juifs venant d'Italie ou de France.

* et **  Courrier de lecteur : les commentaires du Dr  Stephan von Minden 

Le Dr Stephan von Minden nous a fait l'honneur et le plaisir de nous apporter les lumières de ses recherches linguistiques. Il s'est interrogé sur le mot « Werkel » qu'il ne connaissait pas plus que nous, et nous a tiré une fameuse épine du pied en corrigeant notre traduction boiteuse de la fin du texte du journal Der Floh.

" Alors, nous écrit-il,  j’ai contacté Messieurs le frères Grimm et je trouvais dans leur dictionnaire (http://woerterbuchnetz.de/cgi-bin/WBNetz/wbgui_py?sigle=DWB&mode=Vernetzung&lemid=GW17630#XGW17630 ) :

werkel, n., vereinzelt bezeugtes deminutivum von werk (vgl.werkchen und werkelchen): werckel 
opusculum, voc. inc. teut. (Speyer, um 1485) […] im österreichischen hat werkl die bedeutung  'leierkasten, (spött.) maschine, betrieb' (Jakob ,Wien 218): sie singen, als wenn's auf einem werkel
abgerichtet wären Meisl theatr. quodlibet (1820) 4, 71; ein werkel, wie man die drehorgel in Ungarn nennt Blüthgen zigeunerweisen, in: zs. f. dt. spr. 9, 168; so schon von Loritza id. Viennense (1847) 142 und Castelli ma. in Österr. (1847) 265 gebucht; s. auch Kretschmer wortgeogr. 325 und vgl. werkelmann (2).

C’est-à-dire que «… aber das italienische Werkel dabei fortdrehend… » se traduirait plutôt par : « … mais tout en continuant à tourner l’orgue de Barbarie italien. » (fort-drehend dans ce sens de « immerfort », weiter.)

Et puis même pour ce petit coup autrichien contre les voisins musiciens « wälsch », c’est encore les frères Grimm qui corrigent la modestie de ta note : « Peut-être pour welsch. » (http://woerterbuchnetz.de/cgi-bin/WBNetz/wbgui_py?sigle=DWB&mode=Vernetzung&lemid=GW05150#XGW05150 ) :

wälsch, welsch, adj. romanisch, italienisch, französisch. Eine ableitung von dem volksnamen 
Wahle s. oben sp. 544 f., entsprechend ndl. waalsch 'wallonisch', ags. wielise 'keltisch, normannisch',
engl. welsh, anord. valskr 'normannisch', schwed. välsk, dän. valsk, vælsk. [etc. etc. pp]- "

Un tout grand merci, cher Dr von Minden pour votre aimable contribution ! 


mardi 10 décembre 2019

Wagner und König Ludwig II. - Der Floh 1870


Der König darf  die Seiten der Partitur umblättern...
Le roi peut tourner les pages de la partition ....

dimanche 8 décembre 2019

Les portraits photographiques de Richard Wagner par Pierre Petit (1860 ? et 1861) et les dessins /gravure qu'il a inspirés

Pierre Petit (1831-1909). Photographe à Paris, associé à Trinquart (jusqu'en 1861) au 29 et 31 place Cadet, succursales à Bade vers 1861, à Marseille vers 1862. - Travaillait essentiellement sur les Expositions universelles et les portraits de ses contemporains dans l'atelier de Disdéri. - Créateur des éditions Yvon et de la carte postale moderne. - Actif de 1855 à 1880.

Une photo de Richard Wagner date de 1861, l'année du Tannhäuser parisien. Il la publia dans sa Galerie des hommes du jour, un ambitieux projet entamé en 1859. La Galerie des hommes du jour était composée de portraits accompagnés de notices biographiques de personnalités au centre de l’actualité des spectacles, de la culture et de la vie politique. Ce travail avait lancé sa notoriété.

Les photos de Richard Wagner dues à Pierre Petit inspiré au moins deux dessinateurs : un dessin de Dumont qui a été gravé sur bois par E. Morin pour le journal Le Monde illustré (février 1860, ce qui fait supposer que Pierre Petit avait déjà photographié Wagner en 1860) et un dessin d'Émile Vernier que nous avons trouvé dans une galerie de portraits dessinés et gravés d'après les meilleures photographies (une publication du Musée français de 1861), accompagné d'une esquisse biographique de 2 pages.



Portrait de Richard Wagner par Pierre Petit, 1861,
Épreuve photographique ovale sur papier albuminé,
avec la signature manuscrite Pierre Petit.
Vente Sotheby's 15 décembre 2010, Paris. n° de lot 172 (5 000 €).

Dessin de Dumont dans Le Monde illustré  de  février 1860
Dessin d'Emile Vernier - Musée français /
Galerie de portraits dessinés et gravés d'après les meilleures photographies




Caricature wagnérienne : un croquis de Cham en 1865


Page de croquis de Cham dans le Charivari du 29 octobre 1865


Un commentaire de Mme Monique Dautremer, musicologue, restitue le contexte de la création de ce dessin caricatural :

Du 4 au 11 octobre 1865 dans une entrevue à Biarritz Napoléon III signe avec Bismarck un pacte de neutralité dans lequel il soutient la Prusse contre l’Autriche.On sait ce qu’il en adviendra en 1870. A cette époque l’Allemagne prussienne est en train de s’armer dangereusement pour faire sa loi en Europe Continentale.

samedi 7 décembre 2019

L'histoire de ma passion pour la Fée blanche. Comment je suis tombé sous le charme de la comtesse Kalergis-Mouchanoff.

Marie Kalergis photographiée par Disdéri

C'est le moment des aveux.  Une grande dame blonde et nordique a fait ma conquête et ne le saura jamais. J'ai appris à la chérir puis à l'aimer, à apprécier sa maîtrise et son génie pianistiques, et j'ai pu pénétrer dans son intimité, faire en quelque sorte partie de ses proches car ses lettres sont arrivées jusqu'à moi. J'ai vu sous sa brillance adamantine couver la noire mélancolie et sourdre ces impatiences qui la mettaient toujours en mouvement et parcourir l'Europe de Pétersbourg à Paris et d'Amsterdam à Naples, toujours passant par Varsovie où elle était née ou par Baden-Baden où elle retrouvait ses amis et familiers du Gotha et les meilleurs musiciens, les plus grands compositeurs, quant elle n'était pas à Triebschen ou à Bayreuth, à visiter ses amis Richard et Cosima, ou à Weimar près de Liszt qu'elle appréciait autant qu'il chérissait son amitié.  Puis je l'ai suivie dans les épreuves de la maladie et ai aperçu la Camarde qui promenait son cul sur les remparts de Varsovie. Et lorsque cette faucheuse s'est emparée d'elle, alors que le grand pianiste von Bülow venait de lui jouer ces musiques de Chopin qu'elle avait tant aimées assis au piano installé dans une chambre adjacente à la chambre de l'agonisante, j'ai pleuré à gros sanglots. Douce et bonne amie que je ne rencontrerai jamais, je t'ai consacré mes recherches et ce livre qui va paraître dans le courant du mois de janvier, si la déesse de la Fortune le permet.

C’est au détour des études wagnériennes que j’ai fait la connaissance de Marie Kalergis. Elle était du nombre de ces quelques grandes dames qui avaient été des admiratrices inconditionnelles de la musique de Richard Wagner et qui l’avaient soutenu activement. Madame Kalergis faisait partie de cette couronne proche à l’instar de Jessie Laussot, Eliza Wille, Mathilde Wesendonck, la Princesse de Metternich, Malwida de Meysenbug, autant de personnalités fascinantes qu’il me tardait de découvrir. Mais, contrairement aux autres dames approchées dans de nombreux ouvrages, Madame Kalergis se faisait plutôt discrète dans la littérature wagnérienne d’expression française.

Mes premières consultations des archives de presse me firent découvrir les articles que publièrent Ernest Seillières en août 1910 dans la Revue des deux Mondes :  L’inspiratrice de la Symphonie en blanc majeur. Marie de Nesselrode, Comtesse Kalergis-Mouchanoff ainsi que l’article que Jacques-Gabriel Prod'homme publia en feuilleton dans Le Ménestrel des 1er, 8 et 15 août 1930 sous le titre Une grande dame cosmopolite et dilettante. La Comtesse Mouchanoff. Ces deux articles me furent utiles pour la réalisation de l’article de présentation de Marie Kalergis que je réalisai de concert avec le Dr Cyril Plante et que publia Nicolas Crapanne sur son site Le Musée virtuel Richard Wagner

Au cours des deux dernières années je me passionnai pour la réception française de l’œuvre de Wagner au cours de l’année 1869 : la création du premier Rienzi parisien monté par Jules Pasdeloup, les articles de Judith Gautier, alors épouse Mendès, qui présentaient lamême année l’œuvre de Wagner, l’impression en français de la nouvelle édition du Judaïsme dans la musique, puis en juillet et août les nombreux comptes-rendus dans la presse française de la création munichoise de l’Or du Rhin, un événement considérable dans l’histoire de la musique auquel je décidai de consacrer un ouvrage intitulé Les Voyageurs de l’Or du Rhin qui avait l’ambition de rendre compte de la réception en langue française des événements culturels munichois de l’été 1869. Le couple Mendès et leur ami Villiers de l’Isle-Adam partirent comme journalistes à Munich et décidèrent de faire un crochet par Lucerne où résidaient Richard Wagner et Cosima von Bülow. Ils firent la connaissance de Madame Mouchanoff qui les avait invités à la soirée munichoise qu’elle avait donnée à Munich. Judith Gautier évoquera cette rencontre dans ses souvenirs qu’elle publia bien plus tard dans le Troisième rang du collier. Les deux femmes eurent cet été-là un rôle similaire dans leurs tentatives respectives pour réconcilier Franz Liszt avec sa fille dans l’affaire de son divorce avec Hans von Bülow. Et les trois écrivains retrouvèrent madame Mouchanoff à Triebschen après le séjour munichois.

Il m’apparut comme indispensable de recueillir le sentiment de Marie Mouchanoff sur cette période et de me pencher sur sa correspondance avec sa fille, que Marie Lipsius (qui signait La Mara, son nom de plume) avait recueillie et publiée en 1907 (puis en 1911 pour une seconde édition). Ces livres, quasi introuvables sur le marché secondaire, se trouvaient heureusement dans les collections de la Bayerische Staatsbibliothek de Munich et étaient disponibles à la consultation. Je fus très vite séduit par ces lettres que Madame Mouchanoff avait rédigées en français et c’est lors de la rédaction de mes Voyageurs de l’Or du Rhin que l’idée me vint de les rééditer. J’en discutai avec des amis wagnériens, dont le Dr Pascal Bouteldja, le très dynamique Président du Cercle Richard Wagner Lyon, qui m’encouragèrent à me mettre à l’ouvrage. 

Il me parut indispensable de rassembler le plus de renseignements disponibles sur Madame Mouchanoff-Kalergis. C’est alors que j’eus l’heureuse surprise de découvrir une biographie qui lui fut consacrée en 1923, une monographie de grande qualité qui avait aussitôt obtenu un prix décerné par l’Académie française, mais qui était tombée dans l'oubli et qui, de même que pour les lettres publiées par La Mara,  n’était plus disponible à l’achat, sauf ici aussi pour de rares exemplaires sur le marché secondaire. Les deux ouvrages se complétaient merveilleusement bien, car le biographe avait réalisé un travail consciencieux d’historien en allant dépouiller les archives de la famille Nesselrode et en se penchant sur les livres de souvenirs et les mémoires de contemporains qui s’étaient intéressées à Madame Kalergis-Mouchanoff. 

Je décidai de réunir les deux ouvrages en un seul livre pour faire revivre la mémoire de cette grande dame et leur ai adjoint des textes (lettres, mémoires ou souvenirs) que des témoins de l'époque ont écrits à son sujet Le travail touche à sa fin, un exemplaire de travail  part à l'impression la semaine prochaine qui je martyriserai jusqu'à Noel. Les premiers exemplaires destinés aux happy few qui en feront l'acquisition sortiront de presse lorsque les Rois Mages s'en retourneront dans leur orient lointain.

L'aventure d'un escrivaillon tombé en amour d'une fée blanche qui lui a déjà procuré de grandes jouissances, celles que m'ont apporté des recherches aussi passionnantes et passionnées.