jeudi 13 octobre 2016

Louis II au théâtre: "Le Roi Lune" de Thierry Debroux

Dessin pour Le Roi Lune au Karreveld à Bruxelles

Ce drame psychologique de Thierry Debroux a connu sa création mondiale en avril 2005 au Nouveau Théâtre du Méridien de Bruxelles dans une mise en scène de Frédéric Dussenne. Le Roi Lune été édité la même année aux éditions Lansman. Elle fut reprise en juillet 2007 au Festival d'Avignon, en septembre 2007 au Théâtre du Lucernaire (Paris) et en tournée en Belgique et dans toute la France en 2008.

Après "Sand la scandaleuse", Thierry Debroux explore ici un autre personnage hors du commun, dont on parle finalement beaucoup. Louis de Bavière se dévoile ici sous nos yeux voyeurs, sans pathos mais avec une grande puissance affective qui ne peut laisser indifférent le spectateur... ou le lecteur.


Le Roi Lune au Lucernaire en 2007
Résumé de la pièce

Etrange et fascinant destin que celui de Louis II de Bavière que l'on surnomma le "roi fou" et dont le monde entier visite aujourd'hui les incroyables châteaux. Sa vie durant, cet être exceptionnel poursuivit un idéal de beauté et de noblesse, de pureté et d'esthétisme.Cet être pur, perfectionniste, excentrique, certes finalement malade et souvent abusif, quasi génial suivra tout au long de sa vie une logique sans faille : le goût de la beauté.

Avant d'être interné et de mourir "noyé" dans soixante centimètres d'eau, il organisait d'étranges soupers où, le plus souvent seul, il conviait des fantômes à sa table.

Le Roi Lune, c'est la fin d'un monde. Louis II est l'image inversée, en clair-obscur, d'un autre roi qu'il admirait tant, Louis XIV, le roi Soleil.

L'auteur, Thierry Debroux, imagine l'un de ses soupers qu'il passait seul, conversant avec lui-même.. Le soir où commence la pièce, le Roi vient d'apprendre la mort de Richard Wagner et, fou de douleur, tente de faire revivre le compositeur.  Ruiné par le chagrin, il cherche réconfort auprès de son suivant, un jeune homme qu'il aime d'amour ; pendant cette nuit, il évoque la mémoire du génial compositeur, il parle de sa coupable homosexualité, part en quête du beau absolu et se moque de l'un de ses ministres qui fomente un coup d'État pour renverser le roi fou.

au Théâtre Jean Vilar
Photo: © Mickaël Thiel

Finalement, le roi tue son ministre en l'étranglant dans un accès de fureur et de folie meurtrière.

Le spectateur retrouve ensuite Louis II à l'asile ; son infirmier est le jeune homme qu'il avait aimé dans la première partie de la pièce ; son médecin, enfin, est le ministre de la première partie. On se rend en fait compte que le souper a été imaginé par l'esprit malade du roi.

À la fin, Louis II meurt, noyé (meurtre, suicide, accident ?).

Une fois mort, Louis II retrouve la lune, sa maîtresse. Et la pièce s'achève sur ces mots, prononcés par Louis II : « La lune… La lune… ».


Bibliographie

Debroux (Th.), Le Roi Lune, Lansman Editeur, Manage (Belgique), 2005, 48 p.
isbn: 2-87282-488-5

Sources: texte compilé au départ de Lansman EditeurNouveau Théâtre du Méridien, Wikipedia

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