dimanche 6 novembre 2011

Les emprunts du bavarois au français

La Bavière, alliée de Napoléon : la tourmente des guerres d'AllemagneLa raison pour laquelle l'on trouve un grand nombre de mots français dans le vocabulaire bavarois tient surtout au passé guerrier de ces deux peuples. Après la Révolution française de 1789, la France a eu tendance à s'étendre militairement et aussi par la guerre vers l'est, et donc aussi vers la Bavière. Pendant les guerres napoléoniennes la Bavière s'allia avec la France en 1806.  Le français devint de plus en plus populaire et devint la langue de la noblesse et la bourgeoisie, pas seulement en Bavière d'ailleurs. 

Il en est resté des traces linguistiques dans le vocabulaire bavarois. Ainsi peut-on par exemple encore entendre aujourd'hui «Wisawi» («vis-à-vis, aussi comme substantif»), «Drodoà» («le trottoir»), «Bodschāmbàl» («pot de chambre»), «Badärr» («parterre, rez-de-chaussée»), "Plümoh"(plumeau), "Billet" (billet, ticket) ainsi que "Retourbillet" ("billet, ticket pour le retour), "Porte-monnaie" ("porte-monnaie")  et «Barablu '(«parapluie»). Ou encore "Atout" (aux cartes), "Gendarm", "Schandi" ("gendarme") et "Gendarmerie" ("gendarmerie"), "Sakradie, Sakra" (Sacredieu), "Kanape, Canapee" (Sofa, canapé), "lescher" (léger"), "Pagage" (bagage), "Schanzerl" (coup de chance), "dischkerieren" (discuter)  "Marod" ( de "marauder", un "mauvais garçon"), "Apportl" (ce qu'on dit à un chien: "apporte!".

Quelques exemples de phrases

Wisawi: Mein Wisawi sagte...La personne qui me faisait face me disait
Pagage: 
  • Hast dei Pagage beinand?  Tes bagages sont-ils prêts?
  • So a bagage: sert à désigner un groupe de gens qu'on ne veut en aucun cas fréquenter
Plus sérieusement...

Voir aussi une étude en allemand sur les romanismes en bavarois: cliquer ici

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