samedi 3 mars 2018

Medaille König Ludwig II., Richard Wagner und Schloß Neuschwanstein




Medaille aus Silber (Rand: Bayer. Hauptmünzamt), Durchmesser ca. 35 mm, ca. 20 g,

Text

Wie im Traum ich ihn trug wie mein Wille ihn wies,
Stark u. schön steht er zur Schau hehrer Herrlicher Bay.



Une gravure sur bois représentant Siegfried dans "Der Nibelungen Lied" de Joseph von Laßberg

Vue au Musée pour  la littérature de Karlsruhe dans le PrinzMaxPalais, cette  gravure représentant Siegfried tuant le dragon, extraite de Der Nibelungen Lied (Leipzig, 1842) de  Joseph von Laßberg (1770-1855).



Von Sigride wie er erzogen wird...
...eins edeln kuniges chint
desvater der hieß Sigemunt, sin muter Sigelint,...

in Joseph von Laßberg (1770-1855): Der Nibelungen Lied,
Abdruck der Handschrift des Freiherrn Joseph von Laßberg.
Mit Holzschnitten nach Originalzeichnungen von Eduard Bendemann und Julius Hübner.
Leipzig 1840.

On en trouve plusieurs éditions, dont

Das Nibelungen-Lied: nach der reichsten und ältesten Handschrift des Freiherrn Joseph von Laßberg mit einem Wörterbuch, einem getreuen Facsimile der alten Handschrift und einem Stahlstich
Schönhuth, Ottmar Friedrich Heinrich
Heilbronn ; Leipzig, 1841

vendredi 2 mars 2018

In Jupiter we trust! Semele au Festival Haendel de Karslruhe.

Terry Wey (Athamas), Alexandra Kadurina (Ino), Anna Devin (Semele),
Ks. Edward Gauntt (Cadmus), HÄNDEL-FESTSPIELCHOR,Figurants.
Les photos sont de Felix Grünschloß

Pour le plus grand bonheur des festivaliers, l'édition 2018 du Festival Haendel de Karlsruhe a remis à l'affiche la Semele que Floris Visser y avait mise en scène en 2017. L'an dernier, le rôle titre était destiné à Anna Devin, qui n'avait pu le chanter en raison d'une heureuse grossesse. Nous avons pu cette année découvrir son extraordinaire talent sur la scène du Badisches Staatstheater.

Et ce fut une de ces soirées bénies des dieux de l'Olympe, dans laquelle tout a concouru pour assurer la réussite du spectacle: une mise en scène intelligente, alerte et drôle, un décor aussi beau qu'efficace, un orchestre au mieux de sa forme avec à sa direction Christopher Moulds, un des meilleurs chefs haendeliens du moment, et une distribution de chanteurs talentueux aux physiques parfaitement adéquats aux rôles incarnés.

Si Semele n'a pu se voir transformée en  déesse immortelle, Anna Devin, son interprète s'est quant à elle vue couronner reine du chant lyrique haendelien par un public ravi et enthousiaste.

Floris Visser déplace l'action mythique à la fin du 20ème siècle au temps de l'administration Clinton .Le décor très réussi de Gideon Davey tient à la fois du Panthéon romain et de la Maison blanche: le Panthéon est présenté en coupe, une demi coupole, avec au centre de la voûte un grand oculus ouvert vers le ciel. Au gré de l'action, ce décor sert d'Olympe, de bureau de la Maison blanche, d'église ou de retraite enchantée pour les amours très sensuelles de Jupiter et de Semele. La demi coupole occupe toute la scène et est placée sur un plateau tournant. A son envers, l'édifice ressemble à un planétarium avec une coupole entourée d'une balustrade.La circulation du plateau tournant fait apparaître tantôt une voiture présidentielle encadrée de bodyguards tantôt un bureau encombré d'écrans de surveillance de la CIA, manipulés par Somnus. Floris Visser donne une relecture de l'oeuvre de Haendel proche de celle qu'en avait donnée en son temps Robert Carsen. Dans les deux cas, il s'agit de déplacer l'oeuvre dans un cadre historique connu: la cour d'Angleterre et l'aristocratie chez Carsen, la présidence américaine chez Visser.  Et cela fonctionne à merveille, le texte de Willian Congreve de cet opéra à la manière d'un oratorio s'adapte fort bien aux réalités contemporaines car si les humains ont fait des progrès dans l'art de la science et de la destruction, ils sont au fil de l'histoire restés  semblables à eux-mêmes dans les domaines de l'exercice du pouvoir, de l'amour et de la jalousie. La mise en scène de Floris Visser fait aussi ressortir tout  l'humour du texte avec en fleuron le comique de situation. Visser a un sens consommé des effets visuels, avec un art chorégraphique du placement des personnages et des choeurs; c'est brillant, c'est amusant, c'est léger, on est constamment stimulé par de nouvelles trouvailles. Ainsi de l'utilisation d'éléments caractéristiques du bureau ovale ou des points presse présidentiels américains, ou de ce groupe d'intervention armé qui descend par des filins de l'oculus de la coupole pour venir enlever Semele, au moment de son mariage avec Athamas. Cupid (Cupidon) est représenté comme un vieux sannyasin hindou aux  cheveux noirs flottants et à la longue barbe, Somnus comme un brillant hacker engagé par la CIA travaillant dans un bureau bordélique surchargé d'écrans. Les moyens de la magie divine des temps anciens sont relayés par la technologie moderne: Junon Hillary  découvre l'adultère de Jupiter Clinton par vidéo interposée, un paparazzi se rend dans la retraite secrète de Jupiter pour photographier l'époux fautif. Et quand la punition s'abat sur la malheureuse Semele, tombée dans le piège de Junon, c'est tout le choeur armé de téléphones portables qui l'entoure pour photographier l'instant fatal de l'amante qui se consumme, ardente cendre. Tout est bien qui finit bien, car la Semele-Phénix, ce bûcher qui soi-même s'engendre, enceinte de Bacchus, donnera en se consumant naissance au dieu du vin pour la plus grande joie des humains bientôt enivrés. Athamas, cocu magnifique, veuf avant même d'avoir pu consommer son mariage, reçoit quant à lui la belle Ino en partage. La mise en scène qui rend hommage aux subtilités et à la psychologie du livret est baignée par les excellentes  lumières d'Alex Brok qui dose parfaitement les ambiances en soulignant ici la sensualité de Semele, là la froideur de Junon, et qui sait l'art d'amplifier les mouvements du choeur en en rendant les ombres. Et les costumes dus au décorateur Gideon Davey restituent à merveille les milieux mondains et présidentiels de la fin du 20ème siècle, avec une mention particulière pour le tailleur rouge de Junon, aussi strict que la morale de la déesse, et les petits tailleurs engoncés et trop serrés d'Iris et des secrétaires si zélées de la Maison blanche,si promptes à rendre les services les plus intimes au jupitérien Président.

Image d'un adultère: Anna Devin (Semele), Randall Bills (Jupiter)

Le bonheur de la mise en scène se retrouve dans la fosse où Christopher Mould, grand spécialiste de la musique du 18ème siècle et les instrumentistes haendeliens de l'orchestre du festival font merveille. Christopher Mould rend toute la saveur et la variété de l'orchestration si originale de la partition de Haendel, avec une précision et une sensibilité qui en magnifient les effets et en soulignent l'inventivité. Le travail de connexion entre la scène et l'orchestre révèle la complicité du chef et du metteur en scène, ce qui constitue souvent un gage de réussite. Et puis, en  couronnement, il y a l' interprétation virtuose d'Anna Devin, magnifique dans l'art de la modulation des affects sur le thème donné par la phrase qui se répète. Ces exercices de style sont pleinement réussis tant sur le plan de la technique vocale que de l'interprétation scénique, Anna Devin, habile dans tous les registres et dans toutes les humeurs, parvient à donner l'impression du naturel et de la spontanéité à ce qui est en fait le résultat d'un travail élaboré. Randall Bills a le physique de son emploi jupitérien, -jeune, grand, élancé, élégant et athlétique ,- et cette élégance se retrouve dans sa voix bien projetée, au lyrisme intense et capable de beaux moments de bravoure. Katherine Tier reprend sa Junon qu'elle campe avec une fierté hautaine et un chant assuré qui semble se jouer des difficultés de sa partie. Les autres rôles sont eux aussi tenus par les chanteurs de la production de 2017: la très convaincante Ino d'Alexandra Kadurina, le bel Athamas du contre-ténor Terry Wey avec une interprétation empreinte de légèreté et de souplesse vocales qui enfile aisément les perles de son colorature, avec une mention spéciale pour le  Somnus de Yang Xu, fort drôle dans son jeu scénique avec de beaux graves qui rendent pleinement la caractérisation de son personnage. Les choeurs, si importants dans les oratorios et dans cet opéra au genre hybride, ont, en donnant à Semele l'écrin de leur décor sonore, apporté enthousiasme et vivacité à la reprise de cette belle oeuvre du grand compositeur londonien d'adoption, qui a remporté la chaleureuse ovation d'un public aux anges.

Voir le site du Baadisches Staatstheater Karlsruhe

Belles affiches: L'avant-dernière nuit, la version française du film d'Helmut Käutner consacré à Louis II


Affiche belge bilingue pour le film L'avant-dernière nuit d'Helmut Käutner. Collection Marcus Spangenberg.

Marcus Spangenberg, historien de l'art et journaliste, spécialiste renommé du roi Louis II de Bavière, nous a fait le plaisir de nous envoyer cette photo d'une pièce de sa collection privée, ce dont nous le remercions vivement. Il s'agit de l'affiche belge de présentation du film L'avant-dernière nuit d'Helmut Käutner (1908.1980) joué dans un cinéma de la ville flamande d'Alost. De voorlaatste nacht est la traduction flamande du titre français de ce film dont le titre original allemand est Ludwig II.: Glanz und Ende eines Königs. Le film était sorti en Allemagne en 1955,

Le film n'était très probablement pas doublé en néerlandais et sans doute sous-titré pour le public néerlandophone.



La même affiche en version unilingue francophone.

Wagnermania: la chorale Rheingold de Karlsruhe / Gesangverein Rheingold Karlsruhe

Vu au Stadtmuseum de Karlsruhe, cette armoire vitrine de la Chorale Rheingold ,
 une association fondée en 1905. 



Présence wagnérienne au Musée de la ville de Karlsruhe avec cette armoire vitrine contenant quelques reliques de la Chorale Rheingold.

Je n'ai pu récolter d'autres renseignements. Si un.e aimable lecteur/lectrice en sait plus, merci de me le partager.


Zum Moninger à Karlsruhe: un bâtiment Art Nouveau aux motifs mythologiques nordiques.



Le "Palais" Moninger ("Zum Moninger") a été construit à Karlsruhe en 1901 par le cabinet d'architectes Hermann Walder & Rauschenberg dans le style Art Nouveau. Il est décoré d'éléments sculptés représentant des figures mythiques nordiques, qui sont l'oeuvre de de Fridolin Dietsche. Les figures sont désignées par leurs noms écrits en runes. Le bâtiment appartenait au brasseur Moninger. A côté des salles de brassage, il abritait également un café, diverses salles publiques, des boutiques et des appartements. Un restaurant s'étendait sur tout le rez-de-chaussée, à l'angle de Karlstrasse, ainsi que sur certaines parties du premier étage, où se trouvait le café.

Parmi les personnages représentés, on reconnaîtra entre autres  Loki, le dieu de la discorde, qui regarde vers la droite d'un air courroucé et méfiant son frère Baldur, dieu de la lumière, ou encore Geri et Freki, les loups d'Odin.

Les wagnériens de passage à Karlsruhe ne manqueront pas d'aller admirer les façades de ce bâtiment qui met en scène la mythologie des Eddas, une source de l'inspiration wagnérienne pour l'élaboration du cycle de l'Anneau des Niebelungen. Il se trouve à l'angle de la Kaiserstrasse et de la Karlstrasse.







Les loups d'Odin

Loki, le dieu de la discorde


Valkyrie

Valkyrie

Valkyrie


Baldur, le dieu de la lumière



Loki (aussi appelé Loptr et Hveðrungr) est le dieu de la discorde dans la mythologie nordique. Il est le fils du géant Farbauti et de Laufey. Loki est le père de plusieurs monstres ; le serpent Jörmungand, le loup Fenrir, et la déesse du monde des morts Hel. Il est également le parent du cheval d'Odin à huit jambes Sleipnir. Malgré ses origines, il est accueilli dans le panthéon divin des Ases par Odin.

Loki est capable de métamorphose, et il est aussi impulsif et irresponsable que malin et rusé. Les Ases ont souvent recours à lui pour régler des problèmes, alors que bien souvent c'est Loki lui-même qui en est la cause. De nature fondamentalement négative et traître, sa jalousie l'amène à causer la mort du dieu Baldr. Furieux, les Ases le punissent en l'attachant avec les entrailles d'un de ses fils sous un serpent dont le venin goutte sur son visage. Il en sera ainsi jusqu'à la fin prophétique du monde, le Ragnarök, où Loki se libèrera et mènera les géants à l'assaut contre les dieux et les hommes. Loki et son dieu opposé, Heimdall, s'entretueront pendant la bataille.

Dans la mythologie nordique, Baldr (Baldur, vieil islandais : Baldr, latin : Balderus) est le dieu Ase de la lumière, la beauté, la jeunesse et l'amour. Il est le fils d'Odin et de Frigg. Son épouse est Nanna, et leur fils Forseti. Son domaine est Breidablik, qui est dans les cieux (ou en Suède, selon la Ynglinga Saga), dans une contrée d'où le mal est banni. Par jalousie, le dieu Loki cause sa mort. Baldr est alors envoyé dans le monde des morts et Loki est puni pour ses méfaits, précipitant l'arrivée de la bataille prophétique du Ragnarök où la majorité des dieux périront. Néanmoins Baldr en sera épargné et avec quelques autres survivants il prendra part au renouveau.

Les Valkyries sont des vierges guerrières, des divinités mineures dites dises qui servaient Odin, maître des dieux. Les Valkyries, revêtues d’une armure, volaient, dirigeaient les batailles, distribuaient la mort parmi les guerriers et emmenaient l’âme des héros au Valhalla, le grand palais d’Odi

Les loups d'Odin reçoivent leur  nourriture du dieu lorsqu'il est au Valhalla, lui-même se contentant de vin. (Source de la description des dieux et des loups: Wikipedia).

Crédit photographique: Luc Roger

jeudi 1 mars 2018

Der Siegfriedbrunnen in Karslruhe

Siegfriedbrunnen in Karlsruhe bis 1912. Siegfried in der Pose des Drachentöters .

Im März 1912 wurde diese Siegfried-Statue mutwillig beschädigt und daher 1914 durch ein neu entworfenes Siegfried-Standbild desselben Bildhauers ersetzt. Die zweite Figur entspricht nicht mehr der Siegfried-Darstellung, wie man sie in den zeitgenössischen Wagner-Inszenierungen vorfand, sondern erinnert in ihrer heroisch idealisierten Nacktheit vielmehr an Statuen der italienischen Renaissance.



Der Siegfriedbrunnen ab 1914 / Postkarte ca. 1916

Dieser Brunnen, errichtet auf ehemaligem Stammgute der Freiherren von Seldeneck, wurde 1909 verfertigt von Wilhelm Sauer und der Stadt Karlsruhe geschenkt von Wilhelm Freiherr von Seldeneck, Großherzoglicher Oberschlosshauptmann. 

Er steht an der Kreuzung Richard-Wagner-Straße/Bachstraße („Richard-Wagner-Platz“) in Karlsruhe.