dimanche 7 octobre 2012

L'Orchestre symphonique de Munich ouvre la saison avec Reger et Mozart


Le directeur musical Georg Schmöhe a choisi un programme dédié à Mozart en prélude de la nouvelle saison du Münchner Symphoniker. Il commencera par diriger les Variations et fugues sur un thème de Mozart composées en 1914 par Max Reger sur base de la Sonate pour piano Köchel 331. Une oeuvre qui dénote à la fois  l'intérêt de Reger pour Bach et sa proximité avec les harmonies chromatiques du romantisme tardif. On entendra ensuite le Concerto pour cor et orchestre en mi bémol majeur avec en soliste invité le corniste Christoph Eß (photo), qui joue pour la première fois avec l'orchestre symphonique de Munich. Christoph Eß, primé au Concours musical international de l'ARD, est l'un des cornistes les plus en vue de sa génération. En finale, on pourra entendre la célèbre Symphonie Jupiter, une symphonie grandiose et majestueuse qui célèbre le triomphe de la lumière sur les ténèbres et que le Münchner Symphoniker jouera avec des instruments à vent inspirés des modèles historiques du 18ème siècle.

Avant le concert Christoph Eß fera un exposé où il expliquera le fonctionnement du cor.

Le mardi 16 octobre à 20 Heures au Prinzregententheater / Exposé à 19H30

Le mercredi 17 octobre à 20 Heures à la salle Herkules de la Résidence/ Exposé à 19H30

Programme

Reger: Variations et fugues sur un thème de Mozart

Mozart: Concert pour cor et orchestre Nr. 3 en mi bémol majeur Köchel 447

Mozart: Symphonie Nr. 41 Köchel 551 dite „Jupiter"

Le Münchner Symphoniker est placé sous la direction de Georg Schmöhe

Christoph Eß, Cor

Photo: Dan Zoubek

samedi 6 octobre 2012

Moderner Buddhismus: öffentlicher Vortrag

Moderner Buddhismus









Dieser Vortrag beruht auf dem Buch „Moderner Buddhismus – der Weg des Mitgefühls und der Weisheit“. Dieses Buch von Geshe Kelsang Gyatso, einem angesehenen Autor und Meditationsmeister, ist eine besondere Präsentation von Buddhas Lehren über Mitgefühl und Weisheit. Es vermittelt deren Essenz auf eine Weise, die einfach zu verstehen und umzusetzen ist.

Gen Nyima ist ein inspirierender Lehrer, dessen Unterweisungen für jeden relevant sind, ob Buddhist oder Nichtbuddhist, jung oder alt. Wir freuen uns, Sie zu dieser besonderen Veranstaltung in München – Gasteig, am 08. Oktober 2012 um 19.30 Uhr begrüßen zu dürfen.

Veranstaltungsort

Gasteig – Kultur für München
Gasteig 5
81667 München

Et pour les francophones

Un bouddhisme moderne, e-book gratuit en français: cliquez ici pour accéder à la page de présentation

vendredi 5 octobre 2012

La télé de l'Opéra et du Ballet de Munich


Turandot: Marco Berti, Chor und Statisterie

Pour la saison 2012/2013 le Bayerische Staatsoper lance sa téléopéra, la STAATSOPER.TV: une série de soirées d'opéras et de ballets qui seront visibles dans le monde entier en live-stream. La première retransmission aura lieu le 3 novembre avec le nouvel opéra de Jörg Widmanns: Babylon, avec K. Nagano à la direction d'orchestre, dans une mise en scène de Carlus Padrissa - La Fura dels Baus, avec C. McFadden, A. Prohaska, W. White, G. Schnaut.

Ce seront ensuite:

Le 25 novembre 2012
Giacomo Puccini
M. Armiliato/C. Padrissa - La Fura dels Baus
I. Theorin, Y. Lee, S. Farnocchia

Le 30 décembre 2012
Giuseppe Verdi
M. Armiliato/Á. Schilling
J. Calleja, F. Vassallo, P. Petibon u.a.

Le 9 mars 2013
Leoš Janáček
T. Hanus/B. Frey
S. Margita, P. Cernoch, G. Schnaut, K. Mattila u.a.

Le 20 avril 2013
Richard Wagner
A. Fish/P. Konwitschny, le 
R. Siwek, A. Kampe, K. F. Vogt, J. Reuter u.a.

Le 11 mai 2013
Giuseppe Verdi
M. Zanetti/M. Kušej
Ž. Lučić, N. Michael, W. Kim u.a.

Un live-stream est aussi prévu pendant le festival d'été, à une date encore à déterminer.

Le Bayerisches Staatsballett présentera quant à lui deux ballets en live-steam Der Nussknacker  de John Neumeier le 13 décembrer 2012 et la création de  Helden de Terence Kohlers, en ouverture du Festival du Ballet le 1er juin 2013.

Quelques données 

De 4 à 6 caméras et 40 microphones dans la fosse d'orchestre et sur la scène.
Trois qualités de transmissions du stream
Des sous-titres en allemand et en anglais



jeudi 4 octobre 2012

Lioba Braun chantera Isolde à Nüremberg

Photo Susie Knoll
La mezzo Lioba Braun, qui a déjà chanté Isolde en version concertante en mars 2012 à Paris (au Théâtre des Champs Elysées) et Birmingham  avec le City of Birmingham Symphony Orchestra en mars 2012, fera ses débuts à l'Opéra de Nuremberg dans une version scénique mise en scène par Monique Wagemakers, avec Marcus Bosch au pupitre. La presse anglaise  avait en mars souligné la performance de la chanteuse: le Times avait évoqué l'intensité, la clarté, l'intelligence et la grande humanité du chant de cette Isolde que le chroniqueur présentait comme extraordinaire. Lioba Braun, familière des rôles wagnériens, souligne les qualités d'endurance marathonienne qu'exige le rôle d'Isolde, un personnage d'une grande authenticité dont elle apprécie  tant l'humanité profonde que les sentiments archaïques, et l'évolution d'un profond désespoir vers l'expression d'un amour éternel.

"Tristan und Isolde“ au Staatstheater Nürnberg

Premiere: le 21.10.2012 à 17 heures
Puis les 28.10, 1.11, 17.11, 2.12, 15.12, 23.12. et 30.12.2012, et les 12.1 et 20.1.2013.

A signaler que la Première sera retransmise en live dans 48 cinémas allemands et autrichiens:
voir http://www.livekino.de

Lioba Braun sur Youtube: http://www.youtube.com/user/voicesofopera

mercredi 3 octobre 2012

Wagner - Tannhaüser, Alden/Nagano, Munich 09/10 2012

Photo : "Ein Engel bat für dich auf Erden..." - Heute spielen wir den letzten TANNHÄUSER dieser Serie. Im Bild: Robert Dean Smith (Tannhäuser), Anne Schwanewilms (Elisabeth) und Matthias Goerne (Wolfram von Eschenbach).
"Ein Engel bat für dich auf Erden..."
Robert Dean Smith (Tannhäuser), Anne Schwanewilms (Elisabeth)
et Matthias Goerne (Wolfram von Eschenbach).
La mise en scène de David Alden qui avait dit-on fait scandale au Festival d'été de Munich en 1994 a bien vieilli: elle a depuis belle lurette fait sa crise d'adolescence et ne choque plus personne aujourd'hui. Que Tannhaüser soit représenté en voyageur portant sa valise et les pèlerins en Sisyphes ahanant sous le poids de grandes roches aussi volcaniques que leurs péchés supposés n'est plus perçu comme un crime de lèse-Wagner. Au contraire, le travail d'Alden et de son équipe accompagnent bien la progression de la narration, et le délabrement progressif des décors de Roni Toren avec ces éléments de temple grec que l'on voit passer de la solidité glorieuse à l'effondrement et à la ruine soulignent l'impossibilité du bonheur terrestre. La spiritualité est la seule rédemption.

Hier soir, le public a commencé par applaudir vigoureusement la récente désignation de l'orchestre d'état bavarois comme orchestre de l'année par le magazine Opernwelt. Ovation pour l'orchestre et pour le directeur de la musique Kent Nagano. La complicité entre l'orchestre  et son chef n'est plus à démontrer. Si l'on ajoute que les choeurs ont été sublimes, on peut se rendre compte du bonheur musical que l'on peut vivre à l'Opéra de Munich. L'a cappela parfait des jeunes solistes du choeur d'enfants de Bad Tölz (Tölzer Kanbenchor)  ajoutait à la fête.

Mais où est donc passé Tannhaüser?

Curieusement, dans cet écrin musical, une grande voix manquait à l'appel pour incarner Tannhaüser. Robert Dean Smith n'a ni la dimension d'acteur ni la dimension vocale voulues pour donner corps au mythe vivant et déchiré de Tannhaüser. Bien sûr il donne une prestation plus qu'honorable et dispose d'une bonne technique vocale, mais semble se retenir pendant tout le premier acte, tout cela est musicalement correct mais cela ne suffit pas pour habiter un personnage   et à en développer le charisme. Daniela Sindram, une ancienne de la Maison, a la beauté requise pour le personnage de Venus, mais on ne sentira jamais la fascination fatale qui est supposée unir ces deux êtres. Jamais on ne ressent la folie de l'attraction qui conduit tout droit à la damnation. Au troisième acte, Robert Dean Smith réussit cependant avec davantage de bonheur son récit du pèlerin.

On est bien plus séduit par la magie vocale d'Anne Schwanewilms qui donne une magnifique Elisabeth, avec une voix très haut perchée, le plus souvent dans l'aigu, un registre où elle est parfaitement à l'aise. Anne Schwanemils sait donner vie à toutes les nuances de la vie intérieure d'Elisabeth: l'affection, l'amour qui pardonne, la compréhension, la compassion, l'intelligence de la spiritualité qui le disputent aux douleurs de la femme injustement délaissée. Quant à Wolfram, c'est Matthias Goerne qui lui prête toute l'étendue de sa voix complexe, qui passe avec aisance  des hauteurs du ténor aux couleurs sombres du baryton basse. Quelle justesse et quelle beauté, quelle compréhension de l'âme humaine interprétées par cette voix au phrasé parfait, au timbre riche, qui semble sortir d'un tunnel doré. Son O Du mein holder Abenstern a des douceurs pénétrantes qui contournent le jaillissement de l'émotion et se marient heureusement avec l'harmonie de la harpe et des cordes.

On sort de cet opéra comme d'une belle soirée dans une grande maison, où il y avait tant de bons moments et de belles animations qu'on en a oublié que l'hôte principal semblait s'être absenté.

L'architecte s'expose à la Pinakothek der Moderne



L'architecte, passé et présent d'une profession
Der Architekt – Geschichte und Gegenwart eines Berufsstandes
27.09.2012 - 03.02.2013 à la Pinakothek der Moderne de Munich.

L'exposition s'intéresse à la représentation du travail des architectes dans l'histoire, aux tâches qui leur ont été confiées, aux positions qu'ils ont occupées dans la société à diverses époques et dans différentes parties du monde. L'exposition est d'abord chronologique, ensuite thématique. Alors que l'architecture est l'un des plus vieux métiers du monde, le travail des architectes reste relativement méconnu. L'exposition aborde de nombreuses facettes de ce métier, dans leur évolution: l'architecte est passé du statut d'entrepreneur à celui d'artiste,  de serviteur de la cour il est devenu organisateur.

L'exposition, fort bien mise en scène, présente une variété de sculptures, de peintures, de dessins, de photos, de maquettes et de films pour aborder les diverses facettes de ce métier passionnant et exigeant. Le parcours nous mène de l'antiquité égyptienne puis grecque et romaine à l'actualité, en passant par le Moyen âge, la Renaissance et l'âge baroque. Elle s'intéresse aux relations des architectes avec leurs commanditaires, à la manière dont ils se sont perçus et se sont fait représenter par l'image, aux relations entre architecture et musique, théâtre ou art cinématographique. Une section de l'exposition présente également les outils de la profession et une autre est consacrée à l'art de la maquette.

Important catalogue en deux volumes avec les contributions de spécialistes renommés, éditions Prestel, 76 euros le temps de l'exposition.

Entrée:  10 euros, le dimanche seulement  1 euro.


lundi 1 octobre 2012

L'Orchestre d'état bavarois promu orchestre de l'année

Das Bayerische Staatsorchester

Chaque année, le magazine allemand Opernwelt (le monde de l'opéra) interroge cinquante critiques musicaux sur les meilleures performances de la saison passée. Ces critiques ont  attribué la distinction d'orchestre de l'année au Bayerisches Staatsorchester. Cette nomination honore bien sûr le travail de l'orchestre et souligne également par ricochet le remarquable travail de direction d'orchestre de Kent Nagano, le Directeur musical de l'Opéra de Munich, qui est le plus  fréquemment au pupitre.

Cliquer ici pour découvrir l'article complet d'Opernwelt avec les nominations de l'année.