vendredi 17 août 2012
Un cornichon gay pour la Chancelière Merkel
| Photomontage Queer.de |
Le site LGBT allemand Queer.de a attribué son cornichon homo (Homo-Gurke) à la Chancelière Merkel en affirmant qu'elle l'a amplement mérité! Alors que plusieurs parlementaires de son parti se sont récemment prononcés en faveur d'un même système de taxation pour les couples mariés et les couples pacsés (partenariat enregistré à l'allemande), la Chancelière continue de refuser de lever la discrimination existante, et même d'entamer un franc débat sur la question, au mépris des avis répétés de la Cour constitutionnelle allemande. En Allemagne, on sent bien que la position de la Chancelière ne sera pas tenable à long terme, car tous les jugements de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe ont tranché des dernières années en valeur de l'égalité de traitement des couples gays ou lesbiens. On a l'impression qu'en matière des droits des personnes LGBT c'est la Cour qui gouverne et non plus le gouvernement.
Sur le plan international par ailleurs, lorsqu'on interroge Madame Merkel sur la répression de l'homosexualité en Russie, un pays où certains de ses collègues considèrent cette orientation comme une maladie, la Chancelière est d'une mollesse consternante. Elle avance qu'il faut 'rester attentifs', et qu'il s'agit de 'respecter tout individu quant à son origine, ses croyances ou sa personnalité', et de 's'impliquer dans le monde entier'. Cela manque pour le moins de conviction, on dirait que la Chancelière évite même de prononcer les mots d'orientation sexuelle, elle préfère l'entourloupette des formulations globalisantes. D'autre part, on a entendu la Chancelière utiliser la formule bien connue des catholiques qui distinguent le respect de l'égalité des droits: respecter, cela ne signifie pas accorder des droits égaux. Et lorsqu'on l'interroge sur ce qu'elle pense des positions du Président Obama en faveur du mariage pour tous, elle répond prudemment qu'elle n'a pas l'habitude de s'immiscer dans les affaires de politique intérieure d'autres états. L'art de l'esquive et de la langue de bois.
Les gays allemands n'attendent plus grand chose de ce gouvernement qui avait cependant inclus l'égalité des droits dans son programme et se tournent vers la Haute Cour constitutionnelle, dont il leur reste à attendre patiemment les jugements dans le chemin vers l'égalité.
Voila pourquoi les gays allemands décorent la Chancelière de l'ordre du Grand Cornichon!
Source: Queer.de
jeudi 16 août 2012
Une fête de rue très gay: la Hans-Sachs Strassenfest

Ce samedi 18 août le centre communautaire gay de Munich, le SUB, organise sa désormais traditionelle fête de quartier: la fête de la rue Hans-Sachs, au coeur du quartier gay de Munich, le Glochenbachviertel. La première fête a eu lieu en 1991. Cette année le SUB a choisi pour thème les Reines du Benelux: frites, pluie de pétales de tulipes, sabots de bois hollandais, tout sera fait pour rappeler les pays du Benelux. Clou du programme: un trône de glace pour toutes les reines du jour.
Programme
13H00 Ouverture de la fête de rue
15H00 Inauguration de la fête par un responsable du SUB
17H30 Happy Birthday! Le Sub fête ses 26 ans d'exitence avec Mit KoKo Kay et Christian Deussen
20H00 Pluie de pétales de tulipes
22H55 Valse d'adieu
22H55 Valse d'adieu
23H00 Début de l'Afterparty au New York Club
Important
Pour raisons de sécurité, les services d'ordre de la Ville de Munich n'admettent que 10000 personnes (9610 exactement) à cette fête de rue très populaire. Les retardataires peuvent s'attendre à se voir éventuellement refuser l'accès. Une reine prévenue en vaut deux, mais cela lui fera une belle jambe...
D'autre part, si les familles et les enfants sont les très bienvenus, les caddies (poussettes d'enfants) ne sont pas autorisés à la circulation dans la fête.
Source et plus d'infos: cliquer ici
Métros: SendligerTor ou Frauenhoferstrasse (U1, U2)
samedi 11 août 2012
Vienne: La donna del lago au Theater an der Wien
Le livret de la Donna del lago n'est sans doute pas des mieux composés qui soient et c'est une gageure de mettre cet opéra en scène. Sans doute en relève-t-on le défi parce que la musique en est si belle et comporte des morceaux de bravoure pour les belcantistes.
Christof Loy a opté pour l'unité de lieu. Mais ce lieu n'est pas le lieu attendu. Alors qu'on imagine une forêt, un val boisé, un lac dans les Highlands écossais, on se retrouve dans une salle des fêtes des plus banales, une de ces salles rectangulaires multifonctionnelles avec une scène de théâtre et des chaises empilées dans un coin, comme les écoles, les paroisses, les communes et les villes se devaient d'en avoir une au 20ème siècle. L'option du théâtre dans le théâtre est connue. Les changements de décor auront lieu non plus sur la scène de l'opéra, mais sur la scène de la salle des fêtes. Ainsi y verra-t-on une forêt, le refuge de Douglas, un orchestre, une salle du palais royal. En soi ce n'est pas mal vu, mais le problème est qu'en refusant la solution traditionnelle de la forêt, Christof Loy altère profondément, -d'aucuns diront supprime-, la référence au romantisme à la Walter Scott pour centrer l'action sur le personnage d'Elena, ballottée entre quatre hommes: son père et ses trois amoureux. L'Elena de Christof Loy oscille comme une poupée entre l'amour filial pour son père, son amour adolescent pour Malcolm, son devoir d'union avec Rodrigo, et son inclination profonde pour Giacomo. La forêt profonde est devenue un simple élément du décor dans le décor. Outre les quelques panneaux coulissants représentant des frondaisons sur la scène, un projecteur de diapositives projettera sur un écran portable la photo d'une forêt, puis d'un lac.
Christof Loy retravaille également les conflits intérieurs d'Elena, jusqu'à les escamoter. Sa trouvaille la plus étonnante est de faire de Malcolm la soeur jumelle d'Elena: même cheveux roux, mêmes vêtements, manteau et bonnet ou robe de mariée, mêmes attitudes. Le rôle de Malcolm étant écrit pour une voix de femme, on assiste ainsi à un double travestissement. La lecture provocante de Christof Loy transforme l'amour adolescent des deux jeunes gens en un amour gemellaire avec une composante narcissique intense. Mais à la fois, cette option disqualifie la possibilité attendue qu' Elena puisse vraiment aimer Malcolm. Si tant est qu'on ne peut aimer que dans l'altérité... Quant au public, face à de tels changements, il lui faut la connaissance préalable de l'argument de l'action pour s'y retrouver, mais c'est souvent le cas à l'opéra. Le rôle de Rodrigo est confié à un routier chevronné et accompli. Elena ne semble pouvoir tomber amoureuse d'un homme qui pourrait avoir l'âge de son père, et la seule option qui lui reste est celle de succomber aux charmes du jeune premier qui incarne Uberto/Giacomo. Et en définitive, le seul véritable conflit qui reste est celui qui oppose les raisons du devoir filial aux raisons du coeur. Loy fait d'Elena une poupée tiraillée, naïve et béate, sans beaucoup de jugeotte, tout au plus gentiment ridicule.
A Vienne comme à Genève, le public a réagi très diversement aux choix scéniques de Christof Loy, et le metteur en scène a été autant chahuté qu'ovationné. Il faut cependant lui rendre justice: quelles que soient les réactions épidermiques des spectateurs, sa mise en scène est lisible et cohérente. Si elle prend le parti pour d'aucuns iconoclaste de se refuser au romantisme, elle conduit à une lecture ironique et amusée, voire comique, des amours humaines. Faut-il pour autant en faire une querelle des classiques et de modernes? Sans doute le livret ne mérite-t-il pas qu'on fasse tout un fromage de son détournement, et la lecture de Loy ouvre des possibilités d'interprétation belcantiste inattendues, notamment dans le grand air final d'Elena, qui frise par moments le burlesque.
La Suédoise Malena Ernman donne une intéressante composition du rôle d'Elena, surtout par son jeu d'actrice en parfaite intelligence avec les visées de la mise en scène. La chanteuse a plus d'un tour dans son sac (elle a fait le détour par l'Eurovision de la chanson 2009 où elle représentait la Suède) et séduit tant par la légèreté de son phrasé que par ses jeux de vocalises où elle pratique des changements abrupts d'octave avec un sens inné du comique vocal. Avec une très amusante interprétation du Fra il padre e fra l'amante final, où elle se livre à un feu d'artifices de comique vocal, avec un clin d'oeil à Olympia, la poupée désarticulée des Contes d'Hoffmann. Son Elena est drôle et bien interprétée, mais le talent musical de Malena Ernman n'est hélas pas à l'aune de son jeu théâtral. L'Uberto/Giacomo de Luciano Botelho est princier, à défaut d'être royal: une voix légère, suave avec des douceurs et quelques fulgurances, un joli timbre qui laisse entrevoir un avenir radieux au jeune premier brésilien, même s'il n'a pas encore l'étendue vocale et la puissance qui lui permettrait de s'imposer face aux rodomontades exigées par le metteur en scène du ténor concurrent. C'est Gregory Kunde qui incarne Rodrigo, dans cet opéra qu'il maîtrise bien et dont il connaît toutes les parties puisqu'il incarna lui aussi autrefois son royal rival. Le problème est que Kunde lâche toute la vapeur et que sa puissance vocale règne sans partage sur la scène. Face à ce déséquilibre, on aurait pu lui demander de se modérer, mais sans doute la mise en scène exigeait-elle l'emphase caricaturale, et c'est davantage un stentor qu'un ténor qui donne la réplique à Giacomo. Le déséquilibre vocal est patent et en proportion inverse du contenu de l'action. Le Malcolm de l'Arménienne Varduhi Abrahamyan a emporté l'adhésion du public, avec un timbre riche, de très beaux graves, une amplitude vocale appelée à grandir encore, et qui séduit d'emblée. Maurizio Muraro donne quant à lui pas un Douglas passable, mais sans ampleur.
Leo Hussain dirige l'orchestre symphonique de l'ORF avec un entrain aussi attentif que passionné,
et les choeurs Arnold Schoenberg donnent la mesure de leurs talents malgré les jeux scéniques difficiles qui leur sont demandés. On aurait cependant apprécié goûter davantage à la virtuosité rossinienne.
Distribution
Elena Malena Ernman
Giacomo Luciano Botelho
Rodrigo di Dhu Gregory Kunde
Malcom Groeme Varduhi Abrahamyan
Douglas d’Angus Maurizio Muraro
Albina Bénédicte Tauran
Serano Erik Årman
Orchestre ORF Radio-Symphonieorchester Wien
Choeurs Arnold Schoenberg
Représentations les 10, 12, 14, 17 et 19 août 2012
Tickets de 7 à 135 euros
Pour accéder au site du Theater an der Wien et réserver, cliquer ici.
mardi 7 août 2012
La dilatation de vos pupilles révèle votre orientation sexuelle
On savait déjà que la dilatation des pupilles est un indicateur d'excitation: elle se produit lorsqu'on regarde avec attention une oeuvre d'art qui nous plaît, le visage d'un enfant ou d'un être aimé, etc. Savin-Williams a pu montrer expériences à l'appui que la dilatation des pupilles indique la réaction inconsciente aux images érotiques. L'étude du psychologue a été menée sur 165 hommes et 160 femmes, un échantillon comprenant des hétérosexuel.le.s, des homosexuel.le.s et des personnes bisexuelles. Le psychologue leur faisait voir trois séquences d'une minute: un homme se donnant du plaisir, une femme se donnant du plaisir et un paysage, tandis qu'une caméra enregistrait la dilatation de leurs pupilles. Les participants à l'étude évoquaient ensuite ce qu'ils avaient vécu.
Les chercheurs de Cornell affirment que l'on ne peut se fier à ce que les gens avouent de leur orientation sexuelle véritable, parce qu'ils sont influencés par les pressions sociales et culturelles. Les mouvements inconscients des pupilles ne peuvent par contre pas mentir.
Les personnes ayant des doutes sur leur orientation sexuelle pourraient à terme bénéficier de cette recherche.
Pour une info plus détaillée, voir l'article sur livescience.com
Photo: Michael Reeve
lundi 6 août 2012
Test de bavarois préparatoire à l'Oktoberfest: la queue de l'écureuil
| Oachkatzl, Hans Hoffmann |
Vivre en Bavière a beaucoup de charme. Encore faut-il s'intégrer. L'intégration ultime passe par la compréhension, et mieux encore, la pratique de la langue du pays: le bavarois.
Avant de s'acheter des culottes et des bretelles de cuir ou une dirndl pour aller parader sur la Wiese à l'Oktoberfest, on serait bien avisé de se frotter à l'apprentissage du bavarois. Sinon, on risque d'être rapidement tourné en ridicule par les indigènes qui s'amusent de nos déguisements, ce qui est d'autant plus vexant que nous les avons payés à prix d'or.
Voici un petit test de bavarois: comment se dit la queue d'un écureuil en bavarois? Une question assez fréquente par ici. Savoir prononcer la queue de l'écureuil, Eichhörnchenschweif, en allemand n'est déjà pas si mal...En bavarois, savoir prononcer Oachkatzlschwoaf, c'est encore mieux...
Voila ce que le test donne en bavarois:
Voila ce que le test donne en bavarois:
-Kumm, sog amoi Oachkatzlschwoaf !
-Wie bitte?
-Oachkatzlschwoaf.
A noter qu'en bavarois, on désigne l'écureuil par un mot composé: il s'agit du petit chat (Katzel) du chêne (die Oacha)
A Munich, c'est chic de glisser quelques mots de bavarois dans la conversation. Un dictionnaire en ligne bavarois-allemand peut vous aider dans votre sélection: cliquer ici
Ein Prosit!
samedi 4 août 2012
Marilyn Monroe, 50 ans déjà. Ce soir sur ARTE TV
Marilyn Monroe - Diamonds Are A Girl's
Le 5 août 1962, Marilyn Monroe est retrouvée morte. Resquiescat in pace! Merci, Marilyn!
Et ce soir, samedi, 4 août 2012 à 20:45, sur ARTE
Marilyn, dernières séances
Un portrait totalement inattendu de la star dans sa relation avec le psychanalyste Ralph Greenson.
Rediffusions :
12.08.2012 à 10:10
Marilyn, dernières séances
(France, 2009, 91mn)
ARTE F
Réalisateur: Patrick Jeudy
Adapté du roman éponyme de Michel Schneider, un portrait totalement inattendu de la star dans sa relation avec le psychanalyste Ralph Greenson.
Trente mois durant, de janvier 1960 à août 1962, ils formèrent le couple le plus improbable : la déesse du sexe et le psychanalyste freudien. Elle lui avait donné comme mission de l'aider à se lever, de l'aider à jouer au cinéma, de l'aider à aimer, de l'aider à ne pas mourir. Il s'était donné comme mission de l'entourer d'amour, de famille, de sens, comme un enfant en détresse. Il voulut être comme sa peau, mais pour avoir été la dernière personne à l'avoir vue vivante et la première à l'avoir trouvée morte, on l'accusa d'avoir eu sa peau.
En adaptant le roman de Michel Schneider Marilyn, dernières séances, Patrick Jeudy réalise un portrait totalement inattendu de la star. Formellement, le film est superbe : les thèmes et les époques se succèdent de façon non linéaire, mais toujours logique - comme lors de séances de psychanalyse. Un récit kaléido-scopique illustré par de riches archives, qui, tout en nous replongeant dans les milieux du cinéma (Cukor, Huston, Wilder), de la littérature (Capote, Miller) et de la politique (les Kennedy, la CIA, le FBI), permet de saisir pour la première fois l'immense détresse de Marilyn à la fin de sa vie.
Rediffusions :
12.08.2012 à 10:10
Marilyn, dernières séances
(France, 2009, 91mn)
ARTE F
Réalisateur: Patrick Jeudy
Adapté du roman éponyme de Michel Schneider, un portrait totalement inattendu de la star dans sa relation avec le psychanalyste Ralph Greenson.
Trente mois durant, de janvier 1960 à août 1962, ils formèrent le couple le plus improbable : la déesse du sexe et le psychanalyste freudien. Elle lui avait donné comme mission de l'aider à se lever, de l'aider à jouer au cinéma, de l'aider à aimer, de l'aider à ne pas mourir. Il s'était donné comme mission de l'entourer d'amour, de famille, de sens, comme un enfant en détresse. Il voulut être comme sa peau, mais pour avoir été la dernière personne à l'avoir vue vivante et la première à l'avoir trouvée morte, on l'accusa d'avoir eu sa peau.
En adaptant le roman de Michel Schneider Marilyn, dernières séances, Patrick Jeudy réalise un portrait totalement inattendu de la star. Formellement, le film est superbe : les thèmes et les époques se succèdent de façon non linéaire, mais toujours logique - comme lors de séances de psychanalyse. Un récit kaléido-scopique illustré par de riches archives, qui, tout en nous replongeant dans les milieux du cinéma (Cukor, Huston, Wilder), de la littérature (Capote, Miller) et de la politique (les Kennedy, la CIA, le FBI), permet de saisir pour la première fois l'immense détresse de Marilyn à la fin de sa vie.
Source de la présentation: ARTE TV
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