mardi 5 juin 2012

Michelle Obama pour le mariage gay


L'égalité de tous face à la loi, et donc face à l'institution du mariage, c'est à partir de la minute 5.15

lundi 4 juin 2012

Les particules nobiliaires des ducs de Bavière: de Bavière ou en Bavière

Dans la noblesse bavaroise, la famille des Wittelsbach  distingue le titre ducal de la branche aînée du titre ducal de la branche cadette par une particule nobiliaire différente: les ducs de Bavière appartiennent à la branche aînée et les ducs en Bavière à la branche cadette. L'origine en remonte à Max Joseph qui conféra le titre de duc en Bavière à la branche cadette. Louis Ier lui attachera de plus, en 1845, la qualité d'Altesse royale.

Ainsi l'Impératrice Sissi a-t-elle pour père un Wittelsbach de la branche cadette, le duc Max en Bavière, et pour mère Ludovica de Bavière, qui appartenait à la branche aînée. Ludovica était la soeur du Roi Louis Ier.

Coup d'envoi original du Festival d'Opéra de Munich. L'artiste Spencer Tunick créera une installation inspirée par le Ring.


Spencer Tunick: NewcastleGateshead 5 (BALTIC Centre for Contemporary Art) 2005

Pour marquer d'une image forte l'ouverture de l'édition 2012 du Festival d'été de l'Opéra de Munich (Münchner Opernfestspiele 2012) qui aura lieu le week-end des 23 et 24 juin, le Bayerische Staatsoper a convié le célèbre artiste visuel Spencer Tunick à créer des installations inspirées par l'oeuvre maîtresse de Richard Wagner, le Ring, L'anneau des Nibelungen. La nouvelle installation sera bien sûr intitulée Der Ring. Il y aura plusieurs installations de l'artiste dans divers endroits de la ville de Munich.

Le matériau de base des installations de Spencer Tunick, c'est le corps humain dans sa nudité. L'artiste invite un grand nombre de volontaires à venir prendre la pose, après s'être dénudés, à l'endroit où il a imaginé son installation. Il donne ainsi à toute personne qui le souhaite l'occasion de faire partie d'une oeuvre d'art.

L'installation munichoise de Tunick s'inspirera aussi du travail d'Andreas Kriegenburg, qui a déjà mis en scène les trois premiers volets du Ring au cours de la saison 2011-2012 et dont la mise en scène du Crépuscule des dieux sera présentée en ouverture dufestival le 30 juin.  L'invitation lancée par l'opéra de Munich à Spencer Tunick est de bonne connivence puisque une des idées maîtresses des mises en scène de Kriegenburg est l'installation de décors faits de corps humains.

Les participants à l'installation se retrouvent à un moment et un endroit donnés pour s'y déshabiller. Tunick et son équipe organisent alors l'installation en disposant les corps dénudés. L'artiste prend ensuite des photos et tourne une video de l'installation qu'il a constituée. En remerciement de sa participation, chaque participant reçoit un tirage d'une photo en édition limitée.

Spencer Tunick a déclaré se réjouir de l'invitation que lui a lancée le Bayerische Staatsoper de venir travailler à Munich. Il se dit fasciné depuis longtemps par la revendication wagnérienne d'un théâtre total. Il travaillera à partir des images fortes des mises en scène d'Andreas Kriegenburg qui a créé au moyen du matériau humain un dragon, des flammes, le Ring lui-même.

Pratiquement

Si vous souhaitez participer: chaque participant doit s'inscrire avant le 22 juin à 23H30 sur le site du Bayerische Staatsoper à l'adresse www.staatsoper.de/Tunick. Il faut impérativement être âgé de 18 ans pour participer. 


L'artiste 

Spencer Tunick est né à Middeltown, dans l'Etat de New York, il vit aujourd'hui dans la vallée de l'Hudson. Depuis 1992, il crée des installations dans des espaces publics. Des milliers de participants ont déjà répondu aux invitations de l'artiste. L'artiste travaille dans le monde entier et a déjà réalisé des installations en Belgique, au canada, au Brésil et aux Etats-Unis. L'artiste se dit fasciné par la beauté qui est la caractéristique de chaque être humain.

Source de l'information: Bayerische Staatsoper



Le jour de l'installation, seuls les participants sont admis sur le lieu de l'installation. Une semaine avant l'installation, les participants recevront un courriel de convocation. 

dimanche 3 juin 2012

Joyce DiDonato triomphe dans la Cenerentola de Ponnelle à Munich

Joyce DiDonato und Lawrence Brownlee in La Cenerentola im Nationaltheater. Foto: Wilfried Hösl
Joyce DiDonato et Lawrence Brownlee (photo Wilfried Hösl)

On ne change pas un cheval gagnant, c'est sans doute ce que doivent penser les programmateurs de l'Opéra de Munich qui depuis 1980 parient sur la mise en scène que Jean-Pierre Ponnelle (1932-1988) avait conçue en 1968 pour l'Opéra de Florence, que le Bayerische Staatsoper a présentée pour la première fois en 1980 et dont le public munichois ne semble pas se lasser depuis 32 ans. On se souviendra que la même mise en scène, les mêmes décors et les mêmes costumes de Ponnelle avaient séduit les Parisiens à Garnier la saison dernière (2011).  Les décors en carton pâte et les costumes ont fait le tour du monde entier, la mise en scène use habilement des ficelles de la commedia dell'arte auxquelles appelle l'opéra de Rossini. Le fait de présenter la section d'un palais baroque délabré  pour en faire découvrir l'intérieur permet de placer les chanteurs de front, ce qui est particulièrement recommandé et utile pour enfiler les performances artistiques exigeantes du bel canto.

Si le cheval est connu, on vient en admirer la merveilleuse cavalière. Cette saison à Munich c'est au tour de l'incomparable mezzo-soprano américaine Joyce DiDonato de revêtir la robe noire sertie de diamants d'Angelina. Et c'est un pur bonheur d'entendre la voix chaude et brillante de la généreuse diva, dont l'intelligence musicale a été maintes fois soulignée, et d'être pris dans l'enchantement de feu d'artifice vocal des ornements du rondo final Nacqui all'affanno, dans lequel la cantatrice fait la démonstration absolue de son exceptionnelle virtuosité. Lawrence Brownlee incarne Don Ramiro avec l'agilité de sa belle voix de ténor rompue aux exercices du bel canto, un art dont il maîtrise parfaitement les techniques et dont il semble surmonter les difficultés sans effort. L'Alidoro d'Alex Esposito est particulièrement apprécié et applaudi, il est familier du rôle qu'il vient de chanter à Garnier et dans lequel il avait déjà remporté un retentissant succès lors de l'édition 2010 du festival de Pesaro. Son Là del ciel nel arcano profondo est tellement impressionnant qu'il est gratifié d'un double applaudissement, le premier à contre-temps il est vrai puisque l'aria n'est pas terminée lorsqu'il fuse. Deux chanteurs de l'ensemble du Bayerische Staatsoper séduisent particulièrement: Eri Nakamura donne une très belle Clorinda et séduit par son jeu de scène et Nikolay Borchev campe un Dandini magnifiquement joué et chanté avec de belles couleurs et une puissance remarquable. Paola Gardina en Tisbe n'est pas toujours précise dans le comique dansé, et le Don Magnifico d'Alessandro Corbelli manque un peu de force dans l'expression emphatique et grossière de la fatuité du personnage. Tous ces excellents chanteurs brillent également dans les fameux ensembles vocaux, notamment dans le sextuor Parlar pensar vorrei de la fin de l'acte I.

Si les choeurs d'homme sont  très à l'aise avec l'oeuvre , l'orchestre semble cependant moins rompu aux agilités bondissantes et facétieuses de la musique de Rossini, malgré les efforts bonhomme du chef Antonello Allemandi, un grand connaisseur de l'opéra italien du 19ème siècle.

Agenda

Les 7 et 10 juin, et, pendant le festival d'opéra d'été, les 9 et 12 juillet au Théâtre National de Munich
téléphone: (0049)89/ 2185-1920 ou 089/ 2185-1920

Bonus


Voir aussi le dialogue (en anglais) entre Joyce DiDonato et Lawrence Brownlee sur l'opéra de Rossini, une video du Bayerische Staatsoper!

samedi 2 juin 2012

Le Siegfried de Kriegenburg tutoie l'excellence à l'Opéra de Munich



Il est de ces soirées d'opéra bénies des dieux, même si ces dieux se sont mis à errer et qu'ils ont déjà emprunté des chemins crépusculaires comme c'est le cas d'Erda et de Wotan dans Siegfried. Le Superintendant de l'Opéra, Nikolaus Bachler, a fait un choix aussi judicieux que visionnaire en confiant la mise en scène du Ring à Andreas Kriegenburg, un choix d'autant meilleur que le Directeur de la Musique Kent Nagano, -on le savait depuis leur Wozzeck repris ces jours-ci-, travaille en parfaite intelligence avec le metteur en scène. La même perspicacité a présidé à la sélection des chanteurs et des chanteuses. Il faut ajouter l'excellence du travail de la chorégraphie, la beauté des lumières, des décors et  des costumes. Tout cela confine à la perfection et concourt à faire de ce Siegfried d'Andreas Kriegenburg une production qui mérite d'entrer au panthéon des plus grandes mises en scène wagnériennes.

Kriegenburg privilégie la narration en collant le plus souvent au texte et fait de Siegfried le récit d'une formation dans un décor de fable pour adultes.  Il suit le développement du personnage de Siegfried, souligne tant ses capacités héroïques que les balbutiements de sa psychologie naissante, une fois qu'il émerge du moule héroïque dans lequel il a été coulé. Si Siegfried est un héros sans peur et sans reproche dans le déploiement de ses activités physiques au sein du monde des hommes, il est particulièrement sensible et vulnérable dès qu'il s'approche du féminin: la quête incessante de la mère disparue, l'effroi naissant lorsqu'il découvre la Walkyrie endormie, les hésitations du premier amour.

Andreas Kriegenburg raconte son histoire en la mettant en scène comme un conte mythologique. Siegfried parcourt le monde mythique enchanté, dont l'enchantement, comme, mais encore plus que dans les deux premières parties, est rendu par la présence d'une centaine d'actionnistes* conçus comme éléments du décor. Un décor fait de chairs mouvantes, un décor incarné. Kriegenburg se saisit de la chair humaine qu'il pétrit comme de la plasticine et confie aux mains précises de sa chorégraphe Zenta Haerter, ce qui a pour effet d'offrir aux quelques protagonistes un public humain et muet, manipulable à souhait, témoin impuissant, mais qui est à la fois la chambre d'écho sensible de l'action. Ces corps qui composent des remparts, un cercle de feu, une forêt ou un sol mouvant, meublent l'espace narratif par les lents mouvements de leur masse grouillante. Le travail chorégraphique est stupéfiant de précision. Des amas de corps dont les mouvements ne sont jamais spontanés mais reflètent les humeurs des personnages. Cela crée des tableaux d'une beauté saisissante. Les mouvements des actionnistes ne sont jamais gratuits, jamais ils ne détournent l'attention du verbe wagnérien,  qu'ils servent ou soulignent. Le verbe wagnérien se fait chair, mais cette chair n'a pas d'existence propre. Et c'est là une des toutes grandes qualités de cette mise en scène, c'est qu'elle est au seul service de la musique, du texte, du chant et du théâtre. On sort émerveillé par le théâtre total de Wagner, servi par la mise en scène de Kriegenburg, qui sert Wagner avant toute chose et ne cède jamais à la tentation de la récupération de l'oeuvre à son propre profit. Avec son Siegfried, Andreas Kriegenburg ne commet pas l'erreur orgueilleuse de cet autre amateur d'actionnistes, Hermann Nitsch, qui, on s'en souvient,  avait donné un Saint François dans lequel les actionnistes mangeaient la part belle des chanteurs.

Et comme c'est beau de voir par exemple les devinettes de Mime et de Wotan représentées par des actionnistes qui rappellent la mythologie en action et reproduisent des tableaux des deux premières parties de la tétralogie. La mise en scène utilise elle aussi le leitmotiv en reconstituant des élements du décor humain de la mise en scène des deux premières parties du Ring: ainsi de la muraille du Walhalla ou des dés ce chair compressée sur lesquels étaient postés les Géants . Comme c'est beau de voir aussi l'évocation mimée de la naissance de Siegfried, de suivre sa progression dans le monde de la forêt enchantée de l'oiseau dont les arbres sont entièrement construits avec les corps des actionnistes. Fafner dans son avatar de dragon est représenté par une énorme tête de dragon chinois, suspendue dans le vide de l'espace scénique, et dont la structure métallique est remplie d'actionnistes qui simulent les chairs de la gueule de l'effrayante bestiole.

On le voit avec la représentation de Fafner, la lecture kriegenburgienne de Siegfried laisse aussi de la place à l'humour. Ainsi aussi de l'idée de transformer Alberich en un truand tabagiste. Pour marquer l'antagonisme d'Alberich et de Wotan, Kriegenburg leur fait pointer simultanément un revolver, comme les poor lonesome cowboys de la bande dessinée ou des films d'action. Et plus tard, les images de la cristallisation amoureuse entre Siegfried et Brünnehilde sont empreintes d'humour et de tendresse, une tendresse qui est la marque du regard que porte le metteur en scène sur le héros wagnérien.

Le travail de l'orchestre sous la direction de Kent Nagano force l'admiration par la précision et la sensibilité de l'exécution. Et on est subjugué tant par la beauté, l'étendue et la puissance des voix que par l'homogénéité du plateau, qui est chose assez rare pour être soulignée, ce qui permet aussi au chef d'orchestre de laisser monter la puissance de la musique sans avoir crainte que les chanteurs ne passent pas l'orchestre, ce qui est particulièrement heureux pour une oeuvre telle que SiegfriedLance Ryan brille dans Siegfried d'un bout à l'autre de l'oeuvre, ce qui constitue un exploit en soi, le chanteur ne donne jamais l'impression de devoir ménager ses forces. Le Canadien est familier du rôle qu'il avait notamment interprété à Bayreuth en 2010. C'est de plus un excellent acteur qui habite le rôle et le déploie admirablement dans l'espace scénique. Wolfgang Ablinger-Sperrhacke donne un superbe Mime, avec une diction et un phrasé magistrals. On retrouve avec bonheur le Wotan de Thomas J. Mayer. La Brünnhilde de Catherine Naglestad atteint des sommets sans jamais forcer. Magnifique Alberich de Wolfgang Koch. Le Fafner de Rafal Siwek et l'Erda de Jill Grove ne sont pas  en reste, l'oiseau de la forêt est délicieusement interprété par la russe d'Anna Virovlansky. Tous ces chanteurs ont également une présence théâtrale à la hauteur de la production. Un régal!



Agenda


Le 3 juin, les 6, 13 et 15 juillet 2012
Les 9 et 25 janvier 2013
au Théâtre National de Munich


*L'emploi du  terme d'actionniste peut bien sûr prêter à discussion, la performance des figurants n'étant ni outrageante ni violente dans le Siegfried d'Andreas Kliegenburg. Il me semble cependant approprié dans la mesure où le metteur en scène demande aux figurants bien plus que de la simple figuration. 

Crédit photographique: Wilfried Hösl

La déclaration officielle du Président Obama en faveur des droits LGBT.

Ce premier juin, le président Barack OBAMA a déclaré officiellemment le mois de juin 2012 mois des fiertés LGBT par voie de communiqué de presse. Voici une copie de sa déclaration.

Presidential Proclamation: Lesbian, Gay, Bisexual, and Transgender Pride Month, 2012

Lesbian, Gay, Bisexual, and Transgender Pride Month, 2012

By The President Of The United States Of America

A Proclamation

Official portrait of Barack Obama.jpgFrom generation to generation, ordinary Americans have led a proud and inexorable march toward freedom, fairness, and full equality under the law ‑‑ not just for some, but for all. Ours is a heritage forged by those who organized, agitated, and advocated for change; who wielded love stronger than hate and hope more powerful than insult or injury; who fought to build for themselves and their families a Nation where no one is a second-class citizen, no one is denied basic rights, and all of us are free to live and love as we see fit.

The lesbian, gay, bisexual, and transgender (LGBT) community has written a proud chapter in this fundamentally American story. From brave men and women who came out and spoke out, to union and faith leaders who rallied for equality, to activists and advocates who challenged unjust laws and marched on Washington, LGBT Americans and allies have achieved what once seemed inconceivable. This month, we reflect on their enduring legacy, celebrate the movement that has made progress possible, and recommit to securing the fullest blessings of freedom for all Americans.

Since I took office, my Administration has worked to broaden opportunity, advance equality, and level the playing field for LGBT people and communities. We have fought to secure justice for all under the Matthew Shepard and James Byrd, Jr., Hate Crimes Prevention Act, and we have taken action to end housing discrimination based on sexual orientation and gender identity. We expanded hospital visitation rights for LGBT patients and their loved ones, and under the Affordable Care Act, we ensured that insurance companies will no longer be able to deny coverage to someone just because they are lesbian, gay, bisexual, or transgender. Because we understand that LGBT rights are human rights, we continue to engage with the international community in promoting and protecting the rights of LGBT persons around the world. Because we repealed "Don't Ask, Don't Tell," gay, lesbian, and bisexual Americans can serve their country openly, honestly, and without fear of losing their jobs because of whom they love. And because we must treat others the way we want to be treated, I personally believe in marriage equality for same-sex couples.

More remains to be done to ensure every single American is treated equally, regardless of sexual orientation or gender identity. Moving forward, my Administration will continue its work to advance the rights of LGBT Americans. This month, as we reflect on how far we have come and how far we have yet to go, let us recall that the progress we have made is built on the words and deeds of ordinary Americans. Let us pay tribute to those who came before us, and those who continue their work today; and let us rededicate ourselves to a task that is unending ‑‑ the pursuit of a Nation where all are equal, and all have the full and unfettered opportunity to pursue happiness and live openly and freely.

NOW, THEREFORE, I, BARACK OBAMA, President of the United States of America, by virtue of the authority vested in me by the Constitution and the laws of the United States, do hereby proclaim June 2012 as Lesbian, Gay, Bisexual, and Transgender Pride Month. I call upon the people of the United States to eliminate prejudice everywhere it exists, and to celebrate the great diversity of the American people.

IN WITNESS WHEREOF, I have hereunto set my hand this first day of June, in the year of our Lord two thousand twelve, and of the Independence of the United States of America the two hundred and thirty-sixth. 

BARACK OBAMA

vendredi 1 juin 2012

Des dealers gays arrêtés à Munich

La prise de la police munichoise
(source de la photo: Polizeipräsidium München )
Une triste affaire de criminalité gay à Munich.

La police munichoise a effectué une perquisition dans un appartement occupé par un couple de dealers gays qui avaient monté un commerce illégal de vente et proposait également un service d'escorts pour une clientèle gay. Il s'agit d'un appartement de location situé dans le quartier de Giesing. Les policiers ont notamment saisi du speed, de la cocaïne et de la marijuana. Au moment de la perquisition, le couple, un Autrichien de 44 ans et son ami munichois âgé de 30 ans, étaient attablés pour prendre un repas. Comme la police disposait également d'informations sur une détention d'armes, la descente a été effectuée par un commando spécial, mais les deux hommes se sont laissés arrêter sans opposer de résistance. 

Les policiers n'ont pas trouvé d'armes, mais ont saisi 650 grammes d'amphétamines, 75 grammes de cocaïne, 20 grammes de crystal meth, 160 tablettes d'ecstasy, 47 flacons de poppers, 5 doses de LSD,   50ml de kétamine et une bouteille d'ecstasy liquide (GBL). Ils ont également trouvé 3000 euros en cash. La police a estimé la valeur de revente de la marchandise trouvée à 40000 euros.

D'après le "Süddeutsche Zeitung", le ressortissant autrichien proposait aussi un service d'escorts et organisait des parties fines dans l'appartement. 

Cette 'PME' semblait être bien connue. Pendant la perquisition de la police, cinq personnes sont venues sonner à la porte de l'immeuble. La police les a fouillées et découvert que trois d'entre elles étaient porteuses de substances illégales. Un mandat d'arrêt a bien entendu été délivré contre les deux occupants de l'appartement.

Source de l'article: queer.de