jeudi 19 avril 2012

Les dernières cigarettes du Roi Louis II de Bavière

Die letzten Zigaretten Ludwigs II.
Cigarettes: Compagnie Laferme No. 45, 1886, à Dresde
Boîte à cigarettes: Paris, vers 1870, 8x14,5x6,5cm


L'image de la marque préférée du Roi Louis II était un éléphant
Quoiqu'il  aimât la solitude, le Roi Louis II de Bavière n'était pas un ascète: il appréciait le chocolat et le champagne et fumait volontiers des cigarettes de la marque saxonne "Laferme"*.  C'est spécialement au moment de la lecture que le Roi aimait à boire une bonne petite goutte et savourer une cigarette. Quelques-unes des cigarettes royales ont été préservées, grâce aux bons soins du Prince Alphonse en Bavière. C'est le Prince Joseph Clemens qui l'a rapporté; après les événements du château de Berg, son père avait pris l'étui à cigarettes du Roi Louis II de manière à ce qu'il ne soit pas perdu. Il l'a remis à l'administration de la Cour, mais en a auparavant ôté les cigarettes qu'il a conservées dans une boîte de style néo-gothique, boîte que le roi avait offerte à sa fiancée la Princesse Sophie Charlotte en Bavière. Les cigarettes s'y trouvaient dans une enveloppe qui portait l'inscription en allemand Die letzten Cigaretten aus dem Etui des Königs Ludwig II. von Bayern, Berg 6 / VII.86 (Les dernières cigarettes en provenance de l'étui du Roi Louis II de bavière, Berg 6/ VII.86)

Source de l'information et de la photo, et copyright: Haus der bayerischen Geschichte,  Augsburg
Source bibliographique et origine du texte (traduction libre et partielle): Jean-Louis Schlim,  König Ludwig II. Sein Leben in Bildern und Memorabilien, München 2005.

File:Fritz Rehm-Cigaretten Laferme Dresden.jpg* Les cigarettes de la compagnie Laferme

La compagnie Laferme a été fondée en 1862 à Dresde par Joseph Michael von Huppmann-Valbelle. Il s'agissait d'une filiale de sa compagnie russe péterbourgeoise. Ce fut la première compagnie cigarettière en Allemagne. 
L'image de la marque était un éléphant.
On a encore conservé une affiche de 1897 par Fritz Rehm qui représente un connaisseur (Der Kenner) qui fume une cigarette tout en étant accoudé à une table sur laquelle est posée une boîte de Laferme. 


mercredi 18 avril 2012

Joseph Süss au Gärtnerplatztheater: dernière ce jeudi soir!


Le théâtre de la Gärtnerplatz présente demain soir jeudi pour la dernière fois une des meilleures productions de son histoire, et il reste quelques places. A ne pas manquer!
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Avant de fermer ses portes pour restauration, le Theater-am-Gärtnerplatz monte son projet le plus ambitieux de la saison: la création munichoise d'un opéra contemporain du compositeur allemand Detlev Glanert, Jospeh Süss, un opéra présenté pour la première fois à Brême en 1999. La première munichoise a eu lieu le samedi 3 mars 2012 et ce fut un triomphe d'exception. Nous avions déjà évoqué l'oeuvre dans un post précédent.

L'oeuvre de Detlev Glanert fouille les tréfonds de l'âme humaine et ce qu'il donne à voir dans ses opéras peut paraître bien sombre. Et si nous sommes tels que cette humanité qu'il donne à voir et dont il nous tend un miroir visuel et sonore, comment se fait-il qu'on sorte ravi et enthousiaste, avec l'impression d'avoir passé un des moments culturels les plus extraordinaires de notre vie? C'est sans doute que la vérité, quand elle est exprimée, donnée à voir et à entendre, offerte avec une telle perfection de choeurs, d'orchestre, d'écriture musicale, d'écriture du livret, de costumes, de décors et de mise en scène, c'est que la vérité est ainsi bonne à dire, transformatrice et cathartique. L'opéra baroque contemporain de Detlev Ganert renoue avec la plus pure tradition du théâtre antique: il énonce nos infâmies et peut être réussit-il à quelque peu à nous en purifier, en tout cas à nous y faire réfléchir. 

Si des amateurs non germanophones abordent cet opéra, il est probable qu'ils pénétreront  des terres inconnues. Pour la plupart, ils n'auront jamais entendu évoquer l'histoire des Juifs de cour au 18ème siècle allemand ou autrichien, et a fortiori celle de Joseph Süss Oppenheimer, pas plus que ne seront familières la littérature qui s'en était inspirée ou la filmographie qui en était issue, et encore moins le détournement du sujet par les Nazis, qui s'en sont largement servis aux fins de leur propagande anti-sémite. Cette terra incognita, pour les non spécialistes, constitutive de l'histoire de l'Allemagne et de l'histoire des mentalités en Allemagne constitue cependant un sujet d'étude passionnant.

1330434233_josephsuess,sevenich,martin,ensemble1Le compositeur et les auteurs du livret ne pouvaient bien sûr pas faire l'économie de la dénonciation de l'anti-sémitisme, mais leur angle d'attaque est particulièrement intéressant. Leur présentation n'en devient pas pour autant pro-sémite ou apologétique, mais refuse et dépasse la dichomie simpliste. Le personnage de Jospeh Süss, pour le peu que l'on sache véritablement de sa biographie ou pour la manière dont Lion Feuchtwanger l'aborde dans son roman, n'incite pas à la sympathie. Chez Glanert, l'absence de moralité qui anime Süss dans son goût pour la manipulation de la finance et surtout pour le pouvoir qu'elle procure n'est caractéristique ni d'une religion ni d'un peuple qui la pratique. Glanert place face au Juif Süss le protestant Weissensee qui en est comme le jumeau: tous deux ont le goût immodéré du pouvoir et des honneurs, une quasi absence d'émotion et de moralité, ils sont tous deux pères de ravissantes jeunes filles élevées à l'abri de la corruption du monde et, à deux moments différents de l'action, livrent la fille de l'autre à la concupiscence effrenée du Duc de Würtemberg, qui dans son libertinage effrené et insatiable n'hésite pas à exercer son 'droit' de cuissage. Dans l'opéra de Glanert, il y a comme un au-delà de l'appartenance religieuse dans le sens où tous les protagonistes avides de pouvoir et d'honneur, le Duc, Weissensee et Joseph Süss sont immoraux, qu'ils soient catholique, juif ou protestant.  Les autres personnages secondaires, la fille de Weissensee, la fille de Süss et le rabbin qui lui sert de précepteur, s'ils sont des âmes innocentes et pures, seront ravagés par l'infâmie et la déchéance des puissants. Trois protagonistes égoïstes, prêts à tout pour satisfaire leurs goûts du luxe ou de la puissance, qui sont à la fois le miroir peu ragoûtant des puissants qui tiennent les ficelles de notre société consumériste et individualiste. L'échec des ces vies ne tient pas à l'appartenance religieuse ou raciale, elle tient à l'absence de moralité et d'émotion, à l'absence de ce qui constitue les fondements même d'une humanité. Et les foules manipulées constituées par les choeurs sont toutes prêtes à charger un bouc émissaire des maux dont elles souffrent. Aux personnages mentionnés, il faut encore ajouter la maîtresse en titre du Duc, une cantatrice d'opéra qui ne rêve que de reconnaissance et qui exige qu'on lui construise à grands frais un opéra où elle pourra donner la pleine mesure de son art. Une jolie mise en abyme. Sans doute faudrait-il nuancer quelque peu le propos et montrer la complexité de personnages comme Süss et Weissensee, partagés qu'ils sont entre leur volonté de puissance et leur amour paternel, mais le goût du pouvoir l'emporte de beaucoup.

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Le compositeur et les librettistes ont dû réussir le tour de force de ramener le roman de Feucthwanger à une action interprétée par 7 personnages. S'ils y ont sans doute été aidés par le fait que Feuchtwanger avait d'abord composé une pièce de théâtre sur Joseph Süss avant de se lancer dans l'écriture d'un roman, le pari est parfaitement réussi: le livret est resserré et efficace, avec des instants poétiques et une montée de la tension dramatique qui culmine au final avec la scène de l'exécution. Les auteurs ont choisi de placer toute l'action à la fin de l'histoire du Juif Süss, au moment où, emprisonné après la mort inopinée du Duc, il attend sa condamnation et sa probable exécution. Dans son cachot Joseph Süss vit des moments actuels entrecoupés de réminiscences de scènes de son passé. Les voix cauchemardesques des vivants et des morts envahissent sa celulle, notamment celle de sa fille Naemi, qui a succombé au viol que lui a fait subir le duc et qui l'enjoint de la rejoindre dans la mort. Cela donne un opéra de chambre en treize scènes pour 7 chanteurs et choeurs et qui dure une heure et demie. Au final, dans une apothéose du tragique, Joseph Süss refuse toute offre de rédemption et la peur, le bruit et la fureur de ses cris couvrent la voix de sa fille qui l'appelle de l'au-delà et même que le roulement du tambour qui annonce l'exécution imminente.

L'écriture musicale est proprement extraordinaire. On est entraîné dans un univers très actuel de bruitages où dominent souvent les percussions, les cuivres et les instruments à vent, avec l'utilisation du synthétiseur, et qui encadre les spectateurs pour les conduire dans les agencements d'un univers acoustique baroque contemporain. Baroque par la clarté des sons, par des couleurs claires et tranchées, par la hauteur, jusqu'aux cris, des trompettes et des hautbois, avec des agencements et des sonorités qui évoquent la musique des fugues de Jean-Sébastien Bach. Avec aussi les influences de Gustav Mahler pour la structure et le sens dramatique et celle de Maurice Ravel pour la "mascarade des sons". La musique a été écrite pour un orchestre volontairement incomplet, un orchestre où il manque des instruments: il manque de cors, un groupe entier de violons n'est pas présent, il n'y a qu'une seule clarinette basse. Ce qui favorise l'accumulation des sons clairs, et qui rappelle les années 1930, au moment où le pouvoir interdit aux orchestres allemands de continuer à employer leurs musiciens juifs, ce qui les a contraints de jouer avec des effectifs réduits. Au Theatre-am-Gärtnerplatz Roger Epple au pupitre et les musiciens ont travaillé à l'excellence la partition de Glanert. Le résultat en  est extraordinaire.

Guy Montavon, un grand spécialiste de l'opéra contemporain (on pense p.ex. à sa mise en scène de  Waiting for the barbarians de Philip Glass), fait commencer l'action  dans une forêt dont on dira qu'elle est située au sud de l'Allemagne puisque des paysans en culottes de cuir s'y promènent. La forêt est interdite aux Juifs comme le rappellent de nombreuses pancartes (Juden sind in unseren deutschen Wäldern nicht erwünscht/ Forêts Juifs non admis) et les paysans se racontent des blagues au racisme prononcé. Le ton anti-sémite est donné. Quand le rideau à l'allemande où était peinte la forêt se lève on se retrouve dans le cachot de Süss, un cachot dont les parois sont faites des lingots d'or qu'il a amassés alors qu'il servait le duc. Au-dessus du cachot, se trouve déjà la cage de pendaison dans laquelle périra Joseph Süss. (A Stuttgart, la pendaison du Juif de Cour avait été organisée comme un grand spectacle auquel plus de 10000 personnes avaient assisté. Süss avait été enfermé dans une cage de fer suspendue à très grande hauteur, la corde au cou. Le bourreau n'avait eu qu'à faire tomber le fond de cage. Le cadavre était resté exposé pendant des années dans sa cage suspendue, à titre de souvenir et d'exemple.) Suit ensuite une scène avec le Duc portant un costume hybride d'habit de cour et de de rocker, lutinant sa maîtresse sur un grand lit entouré du choeur des courtisans et du peuple à qui il jette des biscuits comme à une meute de chiens. La scène donne le ton de la soirée: le tableau en est brillamment conçu.
Costume pour Joseph Süss par Peter Sykora
Montavon et Peter Sykora pour les costumes et les décors donnent une esthétique du blanc et du noir: noir des colonnes miroirs aux reflets mica sur lesquelles se détachent pour certaines scènes des vitrines contenant les objets précieux chers aux cabinets de curiosité des nobles des époques baroques: orfèvreries, oeufs d'autruches et autres porcelaines chinoises. Les choeurs apparaissent en costumes et perruques d'époque, blancs à galons dorés, les visages et les perruques sont enfarinés, amidonnés dans leurs réactions programmées de revendications, de racisme, de haine et de vengeance. Le Duc est habillé d'un costume du même style que celui de ses sujets, avec un juste-au-corps clinquant à la Elvis Presley. Blanche aussi la robe de la cantatrice. Le Conseiller Weissensee en habit noir compose un Tartuffe arborant une grande croix pectorale. Presque tout le temps en scène, Joseph Süss tranche par son costume de cour d'un rouge flamboyant qui évoque tant l'incroyable entregent du personnage que sa persécution annoncée. La couleur  rouge se répète dans le masque du bourreau, rouges encore  la corde de pendaison et la cage du pendu, ou le pourtour des hauts-parleurs qui annonceront le verdict. Les passages d'une scène à l'autre se font insensiblement par plateau tournant. Montavon a le sens des tableaux et de la composition, il sait placer les chanteurs et le choeur et crée des effets optiques parlants et des plus réussis. Il a le sens du drame et de l'action resserrée qui le mène à son comble, qu'intensifient encore les lumières de Rolf Essers.

Gary Martin donne une interprétation très sobre de Joseph Süss en campant un personnage qui sait se retenir pour mieux sauter une fois l'occasion propice. C'est sans doute le rôle le plus difficile à interpréter, un rôle exigeant puisqu'il ne quitte pratiquement pas la scène et qu'il focalise toute la tension dramatique. Stefan Sevenich est l'acteur consommé qu'on connaît, il met toute la puissance de sa rondeur sautillante au service du Duc qu'il incarne avec un sens parfait de la représentation de l'ignoble et de l'odieux, sans bouffonnerie mais avec la bestialité voulue. Il donne un duc souverain et imbécile. Un magnifique acteur. Remarquable aussi l' interprétation de Naémi par Carolin Neukamm et la Magdalena de Therese Wincent. Karolina Andersson dans le rôle de la cantatrice joue une diva capricieuse mais pas très sûre de son talent. Le conseiller Weissensee de Mark Bowman-Hester est lui aussi convaincant.

Le Theater-am-Gärtnerplatz offre la possibilité d'assister à une oeuvre majeure d'un des plus grands compositeurs contemporains. Un spectacle d'une qualité rarement atteinte, une des meilleures mises en scène que l'on ait pu voir ces deux dernières années à Munich, toutes salles d'opéra confondues.


Agenda

Le 19 avril

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A ne pas manquer!


Photos: Hermann Posch

Le Roi Juan Carlos et les éléphants dans les caricatures

Nous demandons à la Maison royale qu'elle se dissolve  et dépose les armes
Caricature qui évoque le groupe ETA

 
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Cette caricature dans laquelle un éléphant demande au Roi Juan Carlos
pourquoi il ne se tait pas (Porque no te callas?)
 rappelle l'incident au cours duquel Juan Carlos
avait interpellé Hugo Chavez par ces mêmes paroles
au sommet ibéro-américain de 2007


A droite,  Roimbo  (Rey/Roi+Rambo) toujours au-dessus des lois
Une caricature qui combine deux éléments de l'actualité espagnole:
Juan Carlos chasse des éléphants Repsol,
 la firme espagnole que veut nationaliser l'Argentine
Un photomontage paticulièrement cruel: déstabilisé par un éléphant, le Roi tire une balle dans le pied d'un enfant.
Son petit-fils de 13 ans vient de se tirer une arme dans le pied, alors que l'usage des armes est interdit aux moins de 14 ans en Espagne.
 






Juan Carlos d'Espagne: le Roi s'amuse, le peuple beaucoup moins

Juan Carlos s'est brisé la hanche lors d'un safari en Afrique qui a coûté le double du salaire annuel moyen d'un salarié. Le peuple espagnol se dit choqué.



Les défenseurs des animaux  protestent


Et parfois, le peuple se gondole: video montage à partir d'un discours récent du Roi incitant les Espagnols à se serrer la ceinture. Nous devons tous adopter un comportement exemplaire, affirme le souverain!



Le journal El Mundo nous apprend par ailleurs que le Roi n'a pas dû payer son safari, il aurait été invité au Botswana par l'entrepreneur saoudien d'origine syrienne Mohamed Eyad Kayali, qui réside depuis plusieurs années en Espagne où il représente la famille royale saoudienne. Kayali possède des propriétés à Madrid et à Marbella. L'entrepreneur aurait fait partie du voyage. Le roi chasse avec lui depuis des années semble-t-il.

Le même journal nous apprend que la Reine Sophie est par ailleurs venue déjeûner hier avec son royal époux, et n'a pas désiré s'exprimer quant au voyage de son mari. Mais on sait qu'elle a mangé du poisson (elle est végétarienne) alors que le souverain (carnivore comme il se doit pour un chasseur) a mangé un steak. Ils ont cependant partagé la même entrée.

Quant au safari dans le delta du Rio Okavango, d'autres sources (El confidencial.com) nous apprennentt qu'il aurait été organisé par la compagnie Johan Calitz Safaris, qui dispose du droit de chasse sur quatre concessions au centre du Botswana.



Par ailleurs, les Espagnols se demandent pourquoi le Roi a reçu des soins immédiats, alors que dans un cas de fracture de hanche, l'Espagnol moyen se voit proposer une immobilisation de la hanche en attente du moment où le corps médical trouvera le temps de lui placer une prothèse, un délai de 48 heures en général. En Espagne comme ailleurs, une hanche royale vaut visiblement plus qu'une hanche roturière...





mardi 17 avril 2012

Gratin bavarois à Rome pour l'anniversaire de Benoît XVI



Des enfants en costume traditionnel bavarois remettent des cadeaux à Benoît XVI
Le gratin catholique bavarois a fait le voyage de Rome pour célébrer ce lundi le 85ème anniversaire de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI qui avait souhaité une fête simple aux accents de son pays d'origine. Dans cette video officielle de la Chancellerie de l'Etat bavarois interviennent Horst Seehofer, le Ministre-Président de la Bavière, issu de la très catholique CSU (chrétiens démocrates bavarois), le Cardinal Reinhard Marx ainsi qu'une Mère abbesse cistercienne de l'abbaye de Waldsassen, la Mère Laetitia Fech. Des danses bavaroises en costumes traditionnels ont réjoui le Saint Père qui a ainsi pu revivre l'atmosphère de son pays natal. Sept évêques allemands avaient également fait le voyage, ainsi que le frère aîné du pape, Georg Ratzinger, âgé de 88 ans. Le pape a célébré la messe  à la chapelle Pauline du Palais apostolique dès neuf heures du matin. Il a ensuite reçu à la Salle Clémentine une délégation bavaroise d'une cinquantaine de personnes.


Pour son anniversaire, qui s'est déroulé dans une grande simplicité, le Benoît XVI a souhaité qu'un parfum personnalisé soit créé pour son seul usage. Ce parfum n'a cependant pas été créé en Bavière, mais en Italie. Pour découvrir le  parfum du pape: cliquer ici.

Le double visage de Juan Carlos: Président d'honneur du WWF de son pays, il assassine des éléphants. Le WWF exige sa démission!

En 2006 déjà...
Le Secrétaire général du WWF d'Espagne, Juan Carlos del Olmo, a adressé un courrier à la Maison Royale espagnole pour demander l'organisation d'une réunion avec les autorités royales de manière à informer Son Altesse Royale le Roi Juan Carlos du malaise et de la préoccupation du WWF face à l'importante demande de l'opinion publique espagnole qui est opposée à la chasse à l'éléphant. Le WWF demande que Sa Majesté démissionne de la Présidence d'honneur de l'organisation, une présidence qu'il assume depuis la fondation de l'organisation en 1968, époque à laquelle le WWF s'appelait ADENA.

Profonde ironie, qui frôle l'abjection: cela fait 50 ans que le WWF lutte pour la protection des éléphants...Et donc 50 ans d'imposture de la part de son royal Président! Juan Carlos,  Roi-Janus?

Source: communiqué du World Wild Fund d'Espagne, qui publie la lettre adressée à la Maison Royale sur son site.

Mise à jour

Cet 'incident' n'est-il que la partie émergée de l'iceberg? On peut légitimement se poser la question quand on lit l'article sur le blog de Sandrine Morel  (L'Espagne désenchantée/Dangereuses parties de chasse royale)

Juan Carlos d'Espagne: nous sommes tous des éléphants!

Photomontage de C.L. qui fait le buzz sur facebook! 

Le Figaro, qui rappelle le sinistre voyage d'agrément du roi d'Espagne, résume bien le sentiment des Espagnols: cliquer ici pour lire l'article. Voir aussi l'article en ligne de la libre Belgique, qui le complète bien.

Commentaires
  • Le commentaire de Michel:  Je suis loin d'approuver la chasse gratuite, surtout quand elle se fait pour le plaisir. Donc, je réprouve ce plaisir royal et je le dénonce ; je suis même très déçu de constater le manque de discernement d'un homme qui, par ailleurs a montré de grandes qualités de souverain. Mais que les Espagnols sont hypocrites !!! Ils critiquent leur roi alors qu'ils s'adonnent au plaisir sadique des corridas où des centaines de malheureux taureaux sont mis à mort avec bien des souffrances...L'éternel exemple de l'oeil et la poutre... De plus, le souverain espagnol a le droit de dépenser son argent personnel comme il l'entend. Néammoins, il a gravement manqué de discernement, étant donné le climat social en Espagne.
    Cela m'étonne et me déçoit de la part d'un homme qui a montré de grandes qualités humaines, notamment après les attentats terroristes à la gare de Madrid-Atocha du 11 mars 2004.