Rechercher dans ce blog

mercredi 27 février 2013

74 pour cent des Allemands sont favorables au mariage gay


Alors que les chrétiens-démocrates allemands continuent de tergiverser sur la question de savoir s'il convient d'accorder les mêmes droits aux couples gays qu'aux couples hétérosexuels, après avoir pourtant été rappelés à l'ordre par cinq fois par la Cour constitutionnelle de Karlsruhe, le magazine Stern publie les résultats du dernier sondage: 74 pour cent des Allemands considèrent qu'il convient d'aligner complètement les droits des couples gays sur les droits des couples hétéro. Seuls 23 pour cent y sont opposés, et il y a 3 pour cent d'indécis.
Le sondage montre aussi que ce sont les électeurs écologistes qui sont le plus favorables à l'égalité des droits (86 pour cent). Ils sont suivis des électeurs socialistes(82 pour cent), puis des électeurs libéraux du FDP (71 pour cent) et de la Gauche (70 pour cent). Et deux-tiers de l'électorat chrétien-démocrate souhaitent également l'égalité des droits (64 pour cent).
Nous refusons la mise sur pied d'égalité du partenariat enregistré
avec le mariage en matière d'imposition fiscale
 (Merkel, congrès de la CDU en décembre 2012)
Où est le problème alors? Qu'attend la Chancelière Merkel? Eh bien ce sont les chrétiens-démocrates conservateurs, dont les Bavarois de la CSU, alliés de la CDU de Merkel, le Ministre-)Président bavarois Horst Seehofer en tête,  qui sont le plus opposé à l'égalité. L'Allemagne traîne elle aussi le boulet pourtant très minoritaire des Boutins et autres Barjots locaux...

On trouve sur la page facebook du parlementaire vert Volker Beck un florilège des parlementaires allemands favorables à la discrimination des couples gays et lesbiens: cliquer ici.

Anything goes de Cole Porter au Deutsches Theater



Un dernier spectacle au Deutsches Theater sous le grand chapiteau de Fröttmaning avant le retour au bercail dans le centre de Munich. Pour la première fois à Munich, la comédie musicale Anything goes de Cole Porter dans une mise en scène de Joseph Köpplinger, le talentueux Directeur général du Theater-am-Gärtnerplatz, avec Reno Sweeney dans le rôle d'Anna Montanaro! Chansons dans l'original anglais, dialogues en allemand.

Synopsis

Probenfoto »Anything Goes«: Daniel Prohaska (Billy Crocker), Anna Montanaro (Reno Sweeney) <br />© Christian Zach
Daniel Prohaska (Billy Crocker),
Anna Montanaro (Reno Sweeney)
Première partie: Billy Crocker, courtier à Wall Street, s'embarque clandestinement sur un navire faisant la liaison New York - Londres, dans l'espoir d'y retrouver une jeune femme dont il est amoureux. Au nombre des passagers, on trouve : Elisha J. Whitney, patron de Billy, parti négocier un gros contrat ; Hope Harcourt, héritière d'une grosse entreprise familiale, et sa mère Mme Wadsworth T. Harcourt ; Sir Evelyn Oakleigh, fils aîné d'un lord anglais ; Reno Sweeney, ancienne chanteuse de cabaret et amie de Billy, "reconvertie" en évangéliste ; 'Moonface' Martin, gangster de seconde zone, et son amie Bonnie Letour, travestis en ecclésiastiques. Un véritable évêque également à bord, Henry T. Dodson, pris pour 'Moonface', est débarqué par la police juste avant le départ du navire...


Deuxième partie:  Billy, d'abord pris pour "l'ennemi public n° 1" et de ce fait, "courtisé" par tous, est finalement emprisonné à bord comme imposteur, lorsqu'il révèle être un simple courtier. 'Moonface', qui s'est proclamé "ennemi public n° 13", est mis au cachot avec lui. Lorsque le navire accoste en Angleterre, les deux hommes parviennent à s'évader et, accompagnés par Reno, se rendent au domaine de la famille Oakleigh, pour des raisons diverses révélées à l'acte I : la jeune femme que Billy aime (et réciproquement) est Hope, dont le mariage a été arrangé avec Sir Evelyn, afin d'éviter à l'entreprise Harcourt de tomber en faillite ; Reno, de son côté, est tombée amoureuse d'Evelyn (et vice-versa) ; quant à 'Moonface', finalement bien inoffensif et sympathique, il s'est lié d'une forte amitié avec Billy. Dans la demeure des Oakleigh, on retrouve Elisha, dont le "gros contrat" consiste à racheter très cher la maison Harcourt. Le mariage arrangé, devenu inutile, est donc annulé, ce qui permet à Billy et Hope d'une part, à Reno et Evelyn d'autre part, de projeter leurs mariages respectifs... (Wikipedia)

Première le 28 février, représentations jusqu'au 22 mars


Pour réserver, cliquer ici (site du Theater-am-Gärtnerplatz) ou cliquer ici (site du Deutsches Theater) puis sur Tickets.

La croisière s'amuse...

Crédit photographique: Christian Zach

Une soirée au cirque Krone

Au Cirque Krone de Munich, la saison d'hiver se décline en trois spectacles différents, et les amateurs attendent avec impatience le troisième spectacle dont la première aura lieu le 1er mars et qui sera présenté jusqu'au 7 avril. Le spectacle actuel, dont la dernière représentation aura lieu demain, présente des numéros d'artistes internationaux d'une qualité exceptionnelle. Ambiance.

En italien, Munich se dit Monaco di Baviera, et ce n'est pas le très drôlatique clown Fumagalli qui irait le démentir. Monaco c'est aussi la capitale du festival du cirque. Entre la Principauté et la ville du  Cirque Krone il n'y a pas qu'un jeu d'homonymie. Cinq des douze numéros actuellement présentés par le cirque ont été primés à Monte-Carlo et se sont vus décerner un Clown d'argent, de bronze ou d'or! Le fameux dresseur de lions Martus Lacey Jr s'est vu récompenser d'un Clown d'or en 2010 et les acrobates sur éléphants de la famille Casselly, par ailleurs plusieurs fois distingués, ont  remporté le Clown d'or 2012 sur le Rocher. C'est dire la qualité de la sélection du cirque munichois!

Photo : "Die sollten wir auf die Transferliste setzen",
sagte begeistert ein Spieler vom FC-Bayern.
Bitte sehr - Helena Polach aus Tschechien,
perfekt im Angriff, Mittelfeld, Verteidigung,
brandgefährlich mit Fuß-und Handspiel.
Nur noch bis 28.Februar im Circus Krone.
(Foto mit Dank an Petra Schramek/Copyright).Et on passe une fabuleuse soirée au Cirque Krone à se laisser ravir par la perfection du travail de merveilleux artistes. C'est d'abord le clown Fumagalli qui n'a pas son pareil pour chauffer une salle dont il dirige les applaudissements comme un chef d'orchestre. C'est le numéro de chiens savants de Wolfgang Lauenburger qui par son art de la mise en scène et de la comédie dépasse de loin le dressage et dont les acteurs canidés nous font rire aux éclats. La tchèque Helena Polach, une magnifique blonde très sexy, jongle avec une adresse stupéfiante avec ses cinq ballons de foot tout en faisant admirer les formes athlétiques d'un corps aux formes des plus séduisantes. On retient son souffle à regarder l'incroyable numéro de contorsionniste de l'éthiopienne Rich Metiku, une femme-serpent qui, tout en sourire, recule les limites du possible de la torsion du corps humain avec grâce et élégance. En fin de première partie, la famille Casselly fait des pirouettes complexes sur le dos de ses éléphants parfaitement dressés et complices, avec un numéro de bascule dans lequel c'est un éléphant qui vient du poids de ses pattes actionner la planche sautoire qui envoie dans les airs le jeune Casselly pour un saut des plus périlleux!

Martin Lacey Jr ouvre la seconde partie du spectacle avec ses fameux lionceaux blancs. Le cirque Krone a célébré fin juillet dernier la naissance unique au monde d'une portée de six lionceaux blancs: aucun cirque, aucun parc animalier au monde n'avaient jamais vu la naissance d'autant de lionceaux blancs! Les lions blancs sont le résultat de savants croisements. Ils ont été conçus par Princess, une lionne blanche âgée de 6 ans, qui a été fécondée par King Konga, un lion blanc âgé de 10 ans. Vu le jeune âge des lionceaux, Martin Lacey nous offre un numéro didactique sur le dressage des jeunes fauves, où il nous communique sa passion pour son métier, son adresse et sa tendresse: le dressage n'est pas une affaire de force, mais d'apprivoisement, et s'effectue tout en douceur. Des scènes ravissantes et émouvantes où les lionceaux blancs seront bientôt rejoints par six autres lionceaux quasi du même âge, porteurs quant à eux de l'habituel pelage fauve. Un peu plus tard, dans un numéro fulgurant, les Skating Pilar, qui ont remporté le Clown d'argent en 2012, nous entraînent dans le tourbillonnement de leurs danses sur patins à roulettes avec des exercices de voltiges et de tournoiements à couper le souffle. Enfin, last but not least, la troupe nord-coréenne de trapézistes Pjöngyang-Flyers, Clown d'argent 2013,  exécutent des lancers aériens de corps heureusement parfaitement coordonnés.

La qualité du travail des artistes au Cirque Krone est tout bonnement époustouflante. Le spectacle réjouira petits et grands. Le cirque Krone est un lieu incontournable du divertissement munichois!

Renseignements et réservations par le site internet du Cirque Krone ou par téléphone par la Circus hotline  01805 - 247 287 (numéro payant) ou au 0895458000 (tarif normal)

L'affiche du prochain spectacle










mardi 26 février 2013

Décès d'un grand musicien Wolfgang Sawallisch


La Bavière perd en la personne de Wolfgang Sawallisch un des ses meilleurs ambassadeurs culturels. Le pianiste et chef d'orchestre Wolfgang Sawallisch présida  pendant 21 années aux destinées de l'Opéra national bavarois, d'abord comme directeur musical puis comme directeur général (1971-1992). Par sa direction des intégrales de l'oeuvre de Richard Wagner et de Richard Strauss, il parvint à donner à la Maison une renommée internationale. Citons par exemple son excellente Tétralogie, à la tête de l'orchestre national bavarois,  qui a été enregistrée chez EMI Classics. Parallèlement à son travail de direction d'orchestre à l'opéra, Wolfgang Sawallisch fut fréquemment le chef invité de l'orchestre symphonique de la radiodiffusion bavaroise. Il est décédé dans les Alpes bavaroises ce 22 février.

On pourra voir le 28 février à  23H55 à la télévision bavaroise le film-portrait qu'Eckhard Schmidt a dédié à la vie de Sawallisch "Wolfgang Sawallisch - Ein Leben für die Musik". La chaîne BR-alpha diffusera le film à son tour le 3 mars 2013 à 11H. A la radio, BR-KLASSIK diffuse le portrait réalisé par Jürgen Seeger (2008) ce 28 février à 19H05 ("Wogende Klänge, wonnige Schauer").

Skier dans l'Alpbachtal

L'Alpbachtal est situé à 130 kilomètres de Munich, à tout au plus une heure et demi en voiture, par bonnes conditions de circulation.

L'Alpbach est une rivière de montagne qui vient se jeter dans l'Inn et a contribué à former la vallée de l'Alpbach, l'Alpbachtal. Depuis décembre 2012, deux des domaines skiables de cette vallée, l'Alpbachtal et Wildschönau, ont été reliés et offrent à présent aux skieurs un domaine skiable de 145 kilomètres de pistes pour 45 téléphériques. Lde nouveau domaine a été baptisé „Joyau de ski Alpbachtal Wildschönau“.

145 kilomètres de pistes
32 km facile, 78 km moyen,18 km difficile, 17 km routes de ski
47 téléphériques
24 chalets de montagne
3 parcs à neige

La hauteur du domaine skiable varie environ entre 1000 et 2000 mètres, avec comme sommets du domaine skiable:
à 2.128 m, le Wiedersbergerhorn, Alpbach - station de montagne 2.025 m
à 1.903 m le Schatzberg, Wildschönau - station de montagne 1.903 m

De nombreuses vues splendides, avec comme point d'orgue la vue sur le Zillertal depuis le Wiedersbergerhorn (à ne pas manquer!).

Avec le gain de superficie, le joyau de ski compte parmi le top 10 des 78 stations de ski du Tyrol !

A Reith, à l'entrée de la vallée on peut de plus pratiquer le ski en nocturne, trois fois par semaines.

A noter qu'un bon service de 'skibus' dessert la vallée.

Liens utiles

Le site de l'Alpbachtal (aussi en français!)
Reith im Alpbachtal (aussi en français)

L'Alpbachtal offre un large choix d'hébergement, à partir de 25/30 euros par personne et par nuit.

Reportage photographique


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Crédit photographique Luclebelge

vendredi 22 février 2013

Cabaret: Markus Meyer et Nadine Zeintl brûlent les planches à la Reithalle




Monter Cabaret, c'est oser s'attaquer à un fameux morceau et risquer la comparaison avec une des comédies musicales les plus réussies de Broadway et un des meilleurs films de l'histoire de la comédie musicale. Monter Cabaret, c'est immanquablement faire surgir les images de la double interprétation du Maître de cérémonie par Joel Grey, et, plus encore de celle de Sally Bowles par Lisa Minelli.

Le Theater-am-Gärtnerplatz a relevé le gant avec une équipe enthousiaste de musiciens, de comédiens, de chanteurs et de danseurs. La mise en scène de Werner Sobotka efficacement soutenue par les excellentes chorégraphies de Ramesh Nair est tout bonnement épatante. Monter Cabaret, c'est travailler sur un fil: il faut à la fois entretenir la référence à la production d'Harold Field à Broadway et au film de Bob Fosse, et en donner une nouvelle lecture, imprimer un ton nouveau, apporter un regard neuf. Et c'est une réussite totale: Sobotka et Nair ont su réaliser ce travail d'équilibriste avec un ensemble d'acteurs qui fait revivre au public la tragédie de la montée du nazisme dans le Berlin appauvri et décadent des années 30.

La distance scénique est conventionnellement abolie par les quelques tables disposées directement sous la scène et qui rappellent les tables des spectateurs des cabarets. L'action se situe au Kit Kat club, un cabaret berlinois interlope de la fin des années 1920: des portes s'ouvrent pour laisser apparaître les pauvres créatures qui font métier de comédiennes ou de comédiens dans une ville en crise, qui essaye d'en oublier les effets par les grimages de la décadence, de l'alcool et du sexe facile. Dans une loggia en mezzanine, huit musiciens jazzies accompagnent le spectacle. Les décors d'Amra Bergman-Buchbinder sont sobres, -la Reithalle de dispose pas de cintre ni de machineries-, et jouent d'ingéniosité symbolique: quelques aménagements rapides de chaises, un panneau ci et là, et le cabaret cède la place à l'appartement de la logeuse Schneider, ou au petit commerce de fruits de Monsieur Schultz, un Juif qui ne veut pas croire au pire parce qu'il est Allemand et fier de l'être.

La traduction en langue allemande ne pose évidemment dans ce cas pas de problème, tout au contraire puisque elle contribue au réalisme: on parle allemand dans le Berlin des années charleston.. Judicieusement, quelques chansons des plus connues ont cependant, dans la même logique, été conservées en anglais, Sally Bowles étant anglaise et le jeune écrivain  Cliff Bradeshaw américain. Qui plus est la diction des acteurs est à l'aune de leur naturel, excellente!

Si la musique nous est connue, l'adaptation musicale présente quelques effets intéressants par des jeux de répétition ou d'accentuation de lenteurs. Andreas Kowalewitz joue à bon escient du rythme et accompagne parfaitement la montée de la tension dramatique avec ses excellents interprètes. L'orchestre, réduit à huit musiciens, fait partie du jeu scénique dans les épisodes de cabaret ou lors des fiançailles de Schultz et de Madame Schneider, pour disparaître en arrière-scène dans d'autres tableaux. 

La version du Gärtnerplatztheater fait la part belle au théâtre. A la première, on a vu un Markus Meyer fâcheusement grippé stupéfiant de professionnalisme dans une interprétation du personnage du Maître de cérémonie, avec une gestuelle typée, nerveuse et mécanique, très chorégraphée, et un travail sur le chant, où le chanteur parvient à créer une nouvelle personnalité au rôle, tout en gardant des références au travail de Joel Grey. Il en va de même du travail scénique de la révélation qu'est Nadine Zeintl, une jeune comédienne qui combine des talents accomplis d'actrice, de chanteuse et de danseuse. Un timbre chaud, qui ose les rocailles, avec des profondeurs, de la puissance, une énergie dans l'expression émotionnelle. Son May be this time et son final méritent à eux seuls qu'on revienne voir le spectacle. Son jeu intense d'actrice, fougueux, passionné, déchirant, témoigne d'un talent des plus rares.

Si les premiers rôles sont parfaitement habités, les autres comédiens ne sont pas en reste de talent. On oublie rapidement les conventions théâtrales pour vivre l'action comme si on en était. Quand à la fin du premier acte résonne le chant patriotique nazi dans la voix pure et flûtée d'un jeune chanteur dans le rôle d'un jeune hitlérien, quand la vitrine de Schultz est brisée parce qu'il est Juif et quand le monde s'effondre au deuxième acte, cela nous semble tout proche de notre réalité, et on se dit que le danger totalitaire est peut-être à nos portes, même si la réalité du cocon munichois en semble artificiellement éloignée. Le salut nazi du jeune hitlérien qui clôt le spectacle nous est adressé, et ce n'est pas une provocation.

A voir et à revoir à la Reithalle jusqu'au 10 mars, puis du 18 au 27 juillet.
Réservations: cliquer ici puis sur Tickets.

jeudi 21 février 2013

L'hymne bavarois

Son histoire

La mélodie est attribuée à  Konrad Max Kunz qui l'a composée en 1860. Le texte original de Michael Öchsner comportait trois strophes. La chanson fut interprétée pour la première fois le 15 décembre 1860 par les membres du Bürger-Sänger-Zunft München, La chanson devint vite populaire. En 1948, le poète bavarois Joseph Maria Lutz procéda à une réécriture de l'hymne  suite à la décision du Parti bavarois (Bayernpartei), un parti indépendantiste qui refusait l'entrée de la Bavière dans la République fédérale allemande, ce qui conduisit Lutz à supprimer toute référence à l'Allemagne dans l'hymne. ce qui n'est plus le cas dans la version actuelle, réduite à deux strophes.

Ce n'est qu'en 1966 que cette chanson reçut officiellement l'appelation d'hymne bavarois. 

Le texte actuel

1. Gott mit dir, du Land der Bayern,
deutsche Erde, Vaterland!
Über deinen weiten Gauen
ruhe Seine Segenshand!
|: Er behüte deine Fluren,
schirme deiner Städte Bau
Und erhalte dir die Farben
Seines Himmels, weiß und blau! :|

2. Gott mit dir, dem Bayernvolke,
dass wir, uns’rer Väter wert,
fest in Eintracht und in Frieden
bauen uns’res Glückes Herd!
|: Dass mit Deutschlands Bruderstämmen
einig uns ein jeder schau
und den alten Ruhm bewähr
unser Banner, weiß und blau!

En musique

File:Bayernhymne.svg
On trouvera des infos historiques plus complètes en allemand sur la page wikipedia qui présente l'hymne bavarois (Bayernhymne)

A noter que le Pape Benoît XVI, originaire de Bavière, connaît bien entendu l'hymne de mémoire, comme le prouve cette video, captée en 2006 sur la Marienplatz de Munich alors que le pape était revenu visiter son pays natal.

mercredi 20 février 2013

Cirque Krone: le plus grand cirque d'Europe est à Munich



Le Circus Krone est le plus grand cirque en Europe et le seul cirque à disposer d'un siège permanent. Il s'agit d'une entreprise familiale traditionnelle, qui a été fondée en 1905 dans le Harz par Carl Krone sous le nom de « Circus Charles » à partir d'une ménagerie. Ensuite, la direction du cirque fut assurée par sa fille Frieda Sembach-Krone dont le mari est Carl Sembach-Krone. Il est installé Marsstrasse à Munich.

À l'origine, Carl Krone sénior crée une ménagerie foraine la « Menagerie Continental » en février 1872. En 1883, les parents de Carl Krone junior se produisent en spectacle pour la première fois lors d'une exhibition zoologique à Brême. À cette époque, la famille Krone possédait une ménagerie constituée d'une roulotte et de cinq voitures-cages.

Après la mort de son père, Carl Krone junior prend en charge l'entreprise familiale. Il changea le nom de la ménagerie paternelle en 1902 pour l'appeler ménagerie du dompteur Charles.

Le 28 mai 1905, Carl Krone junior fonde à Brême le Cirque Krone sous l'enseigne du « Circus Charles » en transformant sa ménagerie en un spectacle de cirque.

En 1913, le cirque est renommé « Circus Krone ».

En 1924, le cirque est transformé en chapiteau à 3 pistes pendant quelques saisons à l'américaine.

Lors du jubilé de l'année 2005 (pour les 100 ans du cirque), c'est Christel Sembach-Krone qui dirige le cirque et qui est connue depuis 1956 pour son dressage en liberté de chevaux. Elle est considérée comme créatrice du « Festival Krone », qui présente beaucoup d'attractions artistiques et circassiennes. En tant que successeur, elle a choisi la jeune Jana Mandana, sa filleule.

Le Cirque Krone dispose d'un chapiteau de 5000 places assises, 64 mètres sur 48 et sous un chapiteau de 14 mètres de hauteur. Il recouvre une superficie d'environ 3000 mètres carrés. Depuis 1919, le Cirque a également un bâtiment en dur, le Kronebau (3000 places assises) dans la rue Mars à Munich.  La rue adjacente à la rue Mars où est construit le Kronebau a été renommée en 1967, à l'initiative du maire Hans-Jochen Vogel, rue du Cirque Krone.

Le Cirque Krone dispose d'une infrastructure semblable à une ville : une école, des ateliers, une cuisine du personnel, une sellerie, un atelier de tailleur, des sapeurs-pompiers, une centrale d'électricité et bien plus encore.

Animaux : environ 12 lions (dont un lion blanc, King Tonga), 6 éléphants d'Asie et 2 éléphants d'Afrique (y compris le plus grand des éléphants mâles du monde, Colonel Joe), 1 rhinoceros, des macaques à queue de cochon, des chèvres, des porcs-épics, 1 sanglier, environ 60 chevaux, des poneys, 4 chameaux, des perroquets, 4 zèbres et des lamas. Depuis 1999, il n'y a plus de tigres lors de la saison d'été du Cirque Krone.

Une solide institution est aussi l'événement caritatif « Stars sur la Piste », organisé à Noël pour la télévision allemande avec la participation de beaucoup de personnalités importantes



Texte et photo: wikipedia

Video, programme et réservations: Cirque Krone

Bibliographie:

Frieda Sembach-Krone; Hellmuth Schramek, Circus Krone : eure Gunst - unser Streben, München : Ehrenwirth, 1989.



Cabaret par le Théâtre-am-Gärtnerplatz à la Reithalle de Munich

Photo Christian Zach
Le Gärtnerplatztheater présente à partir de demain une nouvelle production de la célèbre comédie musicale CABARET dans une mise en scène de Werner Sobotka. L'orchestre est dirigé par Andreas Kowalewitz et les chorégraphies sont confiées à Ramesh Nair. Nadine Zeintl, bien connue du public autrichien pour sa participation dans de nombreuses comédies musicales, chante Sally Bowles. 

Première ce 21 février à la Reithalle.
Représentations du 21 février au 10 mars. Reprise du 18 au 27 juillet.





mardi 19 février 2013

Les Verts allemands pour l'égalité de tous les couples

Allemagne: droits d'adoption élargis pour les gays et les lesbiennes

BVerfG-Tafel.JPGLa Haute Cour constitutionnelle de Karlsruhe a jugé que les restrictions qui frappaient jusqu'aujourd'hui les couples de gays et de lesbiennes 'pacsés' (eingetragener Partnerschaft) en  matière d'adoption devaient être levées, car elles sont discriminatoires pour ces couples, tous les citoyens étant égaux devant la loi, et, attendu très intéressant du jugement, elles sont également discriminatoires au regard des Droits de l'Enfant. C'est un nouveau revers pour le gouvernement conservateur de la Chancelière Merkel qui se refuse toujours à accorder l'égalité de traitement aux couples de gays et de lesbiennes en matière d'adoption et de taxation.

Jusqu'ici, un partenaire homosexuel qui s'était uni à son/sa partenaire par un contrat d'union civile ne pouvait adopter l'enfant précédemment adopté par son partenaire (Nachfolgeadoption, adoption successive), alors que cette restriction au droit d'adoption n'existait pas pour les couples hétérosexuels.

Le gouvernement a jusqu'à l'été pour se conformer au jugement faire correspondre la loi à la décision de la Cour constitutionnelle. Ces dernières années, des avancées majeures ont été concédées aux personnes LGBT en Allemagne par le biais des plaintes déposées à Karlsruhe et des jugements rendus par la Cour constiututionnelle.

La décision de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe ne manquera pas d'intéresser le législateur français qui travaille actuellement à une loi similaire.




Récital Pavol Breslik au Théâtre Cuvilliés


PhotoLe 27 février, le ténor slovaque Pavol Breslik donnera un récital entièrement consacré à Mozart dans l'adorable décor du Théâtre Cuvilliés de Munich. Il sera accompagné par le Münchner Opernorchester placé sous la direction de Massimiliano Murrali.


Pour réserver, cliquer ici

lundi 18 février 2013

Jonathan Meese ne veut pas de wagnériens à Bayreuth


Jonathan Meese (43 ans) qui devrait mettre en scène Parsifal en 2016 au Festival de Bayreuth refait parler de lui: il a déclaré au magazine Focus vouloir bouter les wagnériens hors de Bayreuth. Il les assimile à des grenouilles de bénitier qui feraient mieux de passer leur temps dans les églises et laisser cette maison d'opéra en paix en lui épargnant leurs bigoteries*. Meese qui a été fasciné par Wagner dès son plus jeune âge le considère comme un des fondateurs de la culture pop. Il déclare notamment percevoir dans la musique de Wagner des accents proches de ceux des Beatles et de la musique pop.

On sait que Jonathan Meese n'est pas à une provocation près: l'artiste n'hésite pas à recourir à des symboles du national-socialisme et au salut nazi dans ses oeuvres. Pour Katharina Wagner, il n'y a pas aucune ambiguïté dans le travail de Meese qui a selon elle une attitude critique par rapport à l'histoire et qui aborde toujours ces symboles avec un cynisme ironique dans ses mises en scène.

Chronique d'un scandale annoncé!

* Voici les déclarations exactes de Jonathan Messe au magazine allemand Focus: «Diese Wagnerianer sind alle Niederknier» «Die sollen bitte in die Kirche gehen und dieses Opernhaus in Ruhe lassen mit ihrem Heiligkeitsgeschwätz.»

Sur l'annonce choix de Meese pour le Parsifal version 2016, on peut p.ex. se référer à l'article en ligne de Focus en juillet dernier.

Source de la photo: le site de Jonathan Meese

dimanche 17 février 2013

Zugvögel: les oiseaux migrateurs s'abattent sur le Théâtre national

Le Ballet d'état bavarois reprend pour quelques représentations le spectacle total que Jiří Kyliàn y avait créé en 2009 en ouverture de la semaine du ballet, une oeuvre conçue à l'intention du prestigieux Théâtre national dont le personnage principal est le Théâtre national lui-même

Les oiseaux migrateurs, ce sont les créateurs qui investissent le théâtre le temps d'une création et puis repartent, ce sont les artistes invités, c'est moi, c'est vous, ce sont les spectateurs qui viennent se poser pour quelques heures dans l'enceinte du théâtre, lieu de passage, lieu de vie temporaire, ouvert à tous les vents de la création artistique, ce sont peut-être les oeuvres aussi qui reviennent de temps à autre s'y modeliser dans de nouvelles formes, dans de nouvelles mises en scène.

Zugvögel est bien davantage qu'un ballet, c'est un spectacle total dans lequel Jiří Kyliàn avec les co-créateurs complices que lui sont le décorateur Michael Simon, le compositeur Dirk Haubrich  et  le designer japonais Yoshiki Hishinuma présentent une synthèse leurs créations artistiques en élargissant  le champ scénique à l'instar de ce que le théâtre européen des années 70 et 80 avait tenté d'instaurer: il s'agit d'explorer les possibilités du lieu, d'ouvrir la carcasse du théâtre et de mener les spectateurs en explorer les entrailles, il s'agit de faire exploser l'artifice de la distance scénique, le spectateur participe du spectacle par le cortège migratoire dans lequel il est entraîné pour se retrouver un moment sur scène, entouré d'autres oiseaux migrateurs.

Kylian nous invite d'abord à une descente aux enfers en nous proposant de parcourir le  monde souterrain du Théâtre national. Oiseaux migrateurs ou foule compactée, il nous faut d'abord nous armer de patience et faire le pied de grue devant une porte close où nous serons soumis à un second contrôle des billets. On suivra alors à un rythme soutenu et défini un circuit de couloirs le long desquels courent d'impressionnantes tuyauteries et qui débouchent sur des salles de tréteaux ou de machineries aux puissances insoupçonnées puis sur des escaliers qui dérouteront plus d'un talon aiguille. Un parcours qui se veut initiatique, avec quelques installations de sculptures aériennes qui évoquent des squelettes aviaires, avec quelques tableaux vivants de danseurs emplumés et de gigantesques oeufs pondus par d'obstinés Sisyphes  que l'on ne peut s'attarder à contempler car les gardiennes du monde souterrain vous invitent à circuler. Intéressant, quoique trop rapide, et les installations ont quelque chose d'anecdotique, sans la force décoiffante de l'interpellation, on perçoit bien les allusions à ces bizarres folies qui conduisent à l'enfermement sur soi, à la séclusion foetale qui peut aussi être celle des gestations, mais ces images fugaces n'ont pas vraiment de pouvoir de transformation. Le parcours migratoire se termine sur la grande scène du Théâtre national, où l'on devient figurants pour une dizaine de pas entourés du vol de centaines d'oiseaux  projetés sur les parois de la salle, avant de rejoindre sagement nos places de spectateurs, ce qui n'est pas sans rappeler certain film d'Hitchkock. Pténorophobes s'abstenir!

La seconde partie marie le cinéma au ballet, quatre films en noir et blanc de Boris Paval Conen où des thèmes chers au chorégraphe rencontrent le Théâtre national: la plage et les dunes sans doute hollandaises, le vieillissement et la jeunesse: Kylian  lorsqu’il était directeur du Nederlands Dans Theater, avait créé une troupe de danseurs âgés de plus de quarante ans : une femme adulte, Sabine Kupferberg, et une petite fille se contemplent, se réfléchissent, se rencontrent ou se fuient,  ou parfois s'interchangent. L'enfant joue avec la maquette du Théâtre national de Munich à demi ensevelie dans les sables des plages de la Mer du Nord. L'enfant l'explore, en soulève le couvercle. Puis la mer clapote jusqu'aux marches du théâtre réel: Kylian fait clapoter les eaux hollandaises sur le parvis munichois. Le théâtre est aussi au centre de la danse quand une maquette plus grande viendra occuper le centre de la scène.adulte la regarde. Ainsi le Théâtre est-il le premier personnage de la soirée, théâtre que l'on parcourt et découvre, théâtre qui se découvre et dans lequel une danseuse peut aller se lover. Et au centre de la danse, phénomène rare et émouvant, un couple de danseurs âgés donnent le spectacle magnifique de la maturité. 

Mais si le spectacle fait appel à tous les arts du spectacle, on a parfois l'impression que la danse est desservie, la monumentalité des lamelles qui font décor semble réduire la taille des danseurs, surtout dans les pas de deux où les danseurs  évoluent dans un espace trop vaste pour leur jeu scénique; ensuite, l'utilisation abondante des tissus, - immenses voiles déployés et gonflés qui simulent par exemple les mouvements de la marée, sculptures de tissus gonflées avec des lourdeurs volumiques  que traînent les danseurs qui s'en voient transformés en des espèces de grosses volailles dindonnantes-, n'ajoute rien au spectacle, tout au contraire. 

S'il y a par moments de magnifiques ensembles dansés comme à l'accoutumée à la perfection par le corps de ballet bavarois, ils ne parviennent pas à compenser les lourdeurs et les absences d'une chorégraphie qui manque de rythme. On sort étourdis de ce spectacle, avec une étrange impression de trop, et de trop peu.

Photos
Underworld © Day Kol
Stage © Wilfried Hösl

Prochaines représentations: les 22 et 28 février
Calendrier du Bayerisches Staatsballett: cliquer ici


Film lesbien à la Berlinale: Vic+Flo ont vu un ours...d'argent


Le cinéaste Denis Côté a remporté un Ours d'argent à la Berlinale 2013 pour son film Vic + Flo ont vu un ours, un film à thématique lesbienne qui met en scène Pierrette Robitaille, Romane Borhinger et Marc-André Grondin. Cet ours d'argent, le Prix Alfred-Bauer est remis « à un film qui ouvre de nouvelles perspectives ».

Synopsis

Victoria est en libération conditionnelle. Florence a terminé de purger sa peine et retrouve celle avec qui elle a partagé plus de dix ans d'intimité en cellule. Recluses dans une cabane à sucre en forêt, elles réapprennent à vivre et à apprivoiser leur liberté. Guillaume est agent de libération conditionnelle. Il écoute et observe la réinsertion des deux femmes aux ambitions et tempéraments de plus en plus différents. Traquée par des fantômes du passé, la liberté des deux femmes est gravement mise en péril.

samedi 16 février 2013

Homophobie catholique ordinaire à Munich: les nonnes de la maison de repos Kreszentia ne veulent pas de gays

Voici l'article publié par François Touzain pour le magazine LGBT suisse 360.ch qui reprend une information largement répercutée par la presse bavaroise. Des faits graves mais ordinaires dans un pays qui protège l'église catholique depuis le Concordat de 1933 (signé avec Le Reich...) en lui accordant notamment un droit de tendance extrêmement discriminatoire qui ouvre la porte à la pratique du rejet de toute personne non conforme: licenciements de personnes ouvertement gays et lesbiennes ou refus de soins dans les hôpitaux et les maisons de repos notamment pour les personnes LGBT. Des institutions catholiques largement financées par l'Etat, les Länder ou les villes, peuvent se livrer à des pratiques discriminantes en toute impunité. Ce qui pose la question de l'utilisation des deniers publics.
Pourtant cette maison de repos, qui dépend encore des 'bonnes' (?) soeurs franciscaines, est censé être laïc depuis...1990.

LES BONNES SOEURS NE VEULENT PAS DE GAYS DANS LEUR FOYER

Une maison de retraite allemande a sèchement rejeté la demande d’un homme pour son partenaire depuis 48 ans, gravement malade.


kreszentia
Photo Wikipedia
«Les sœurs ne veulent pas de ça»: c’est la réponse qu’a reçu un Munichois quand il a demandé une place en maison de retraite pour l’homme dont il a partagé la vie durant 48 ans. Karl, 66 ans, avait choisi de ne pas cacher l’homosexualité de son partenaire, Anton, 72 ans, au personnel de l’institut Kreszentia, raconte Queer.de. Après l’avoir fait poireauter quelques temps, la maison de retraite lui a répondu par la négative: «Ce n’est pas aussi facile, pour un homme qui a un compagnon», s’était-il entendu dire.

SOUVENIRS CRUELS

La mésaventure, racontée par le quotidien «TZ» (repris par Queer.de), a mis en colère un conseiller municipal du parti gay Liste rose. «Il y a toujours eu des problèmes avec les homes, note Thomas Niederbühl, mais je n’avais jamais entendu parler d’un rejet aussi brutal.» Créé il y a 153 ans, l’établissement est censé être laïc depuis 1990. Mais il dépend toujours de nonnes franciscaines. Sur son site, la fondation prétend «se préoccuper, apprécier et encourager la personnalité de tous ses résidents». Pour Karl, épuisé par les soins prodigué à son ami depuis des mois, ce rejet est un rappel cruel de l’époque où l’homosexualité était illégale en Allemagne, en vertu de l’article 175 du Code pénal. Dans les années 1960, notamment, le couple avait eu les plus grandes difficultés à trouver un appartement.

L’écho donné à l’histoire de Karl et Anton a amené la direction de Kreszentia à revenir sur leur refus. Le manager a présenté ses excuses, mettant la réaction du personnel sur le compte de la surprise: «Nous n’avons jamais hébergé de couples gay». Pour Karl, il est trop tard: «Je n’aurais pas voulu qu’il soit juste toléré.» Heureusement, il a trouvé une place dans un autre foyer – protestant celui-ci. Le home est un peu plus loin de chez lui, mais peu importe. «Le plus important, c’est que mon mari est bien là-bas.»

Source: 360.ch

Un bébé gorille au jardin zoologique d'Hellabrun

Gorilla-Baby


La maman gorille, Bagira a donné naissance à son septième enfant ce 8 février, elle a porté le bébé pendant 37 semaines. Le géniteur, Roututu, a quant à lui déjà seize descendants. Le bébé gorille pèse deux kilos et demi et mesure environ 45 centimètes. Les zoologues n'ont encore pu approcher le bébé gorille pour déterminer le sexe du nouveau né.


Ces gorilles des plaines appartiennent à une espèce protégée. A maturité, ils atteignent deux mètres de hauteur.

Photos, source et plus d'infos: Tierpark Hellabrunn
.

jeudi 14 février 2013

Happy Valentine's Gay! Amami uomo!

La photo du jour



La chanson du jour  Renzo Rubino - Il Postino (Amami Uomo)



Sulle tue curve
la mia mano ondeggerà
anche se il tuo corpo
di curve non ne ha
sei sempre più spigoloso
poi sorridi
se mi mostro geloso
Amami uomo
con le mani da uomo
e tu
e toccami fiero fiero
con un soffio leggero
bello di mammà
sto macho per papà
l’uomo senza curve
un donnone sposerà
no
c’è anche amore senza rima
voglio urlare più forte di prima
amami uomo
con le mani da uomo
e toccami fiero
con un soffio leggero
e portami via
delle braccia tue
sarò in balia
prendimi
apparecchiami
poi sorprendimi
con un mazzo di fiori
freschissimi
tranquilizzati
ora vado lì a cantare
che io me ne vo
un postino diventerò
e non c’è pericolo
ciao mammà,
ciao papà,
l’uomo senza curve
un altro uomo abbraccerà
sarà la sua felicità.
Amami uomo
con le mani da uomo
e toccami fiero
con un soffio leggero
prendimi
apparecchiami
poi sorprendimi
con un mazzo di fiori.





mercredi 13 février 2013

Ceci n'est pas un pape! La trahison des images: Magritte revisité par Magnum



La Trahison des images (1929, huile sur toile, 62 x 81 cm, Art Institute of Chicago) est un des tableaux les plus célèbres de René Magritte. Il représente une pipe, accompagnée de la légende suivante : « Ceci n’est pas une pipe. » L'intention la plus évidente de Magritte est de montrer que, même peinte de la manière la plus réaliste qui soit, un tableau qui représente une pipe n’est pas une pipe. Elle ne reste qu’une image de pipe qu'on ne peut ni bourrer, ni fumer, comme on le ferait avec une vraie pipe. (Texte Wikipedia)

Le pape se taira à jamais à partir du moment de sa renonciation, de là la future expression: le pape ne pipe mot.


lundi 11 février 2013

Munich découvre avec ravissement I due Foscari de Verdi

Photo

L'organisateur de spectacles Vita e Voce offre tout au long de l'année au public munichois des soirées d'opéra en version concertante et lui permet parfois de découvrir une oeuvre moins connue interprétée par de grands artistes. Ce fut le cas à la fin de la saison passée avec La Straniera de Bellini qu'avait magnifiquement portée Edita Gruberova. Et en ce mois de février, Vita e Voce a proposé I due Foscari de Verdi, une oeuvre qui n'avait jamais été jouée à Munich depuis sa création à Rome en 1844. L'occasion était belle de faire découvrir cette oeuvre méconnue du grand compositeur italien dont on fête cette année le bicentenaire de la naissance. Vita e Voce a fait le pari  de faire interpréter Lucrezia, l'infortunée épouse de Iacopo, le fils du Doge Foscari, par une star allemande de l'opéra baroque, Simone Kermes, un choix étonnant, décalé, et qui a étonné plus d'un mélomane. La chanteuse qui impose sur scène une forte personnalité faisait curieusement la tête d'affiche. Si Lucrezia est un rôle important, comme le nom de l'opéra l'indique ce sont pourtant les Foscari, le Doge et son fils, qui sont au centre du drame romantique.

Malgré ce choix un peu...baroque, le pari de Vita e Voce a été largement gagné, le public des deux soirées organisées a été conquis par la présentation et l'interprétation de l'oeuvre. A lire Michel Orcel*, Verdi estimait lui-même que cet opéra n'était pas de sa meilleure écriture. Après le succès d'Ernani, il le trouvait 'trop uniforme de couleur'. Pourtant le public romain l'avait apprécié lors de sa créatrion au Teatro Argentina, et aujourd'hui le public munichois a été charmé en découvrant les beautés sombres et poignantes du drame des Foscari, dans cet opéra qui fait la part belle au bel canto.

Massimiliano Murrali a dirigé avec un mélange heureux de fougue et de doigté un Münchener Opernorchester (Orchestre munichois d'opéra) visiblement complice et ravi de son chef. Murrali, spécialisé dans le répertoire italien, avait déjà dirigé I due Foscari au Teatro Massimo de Palerme et a su communiquer son enthousiasme pour le tragique romantique de l'oeuvre. Les très beaux choeurs d'Andreas Herrmann ont reçu les mêmes applaudissements nourris que l'orchestre.

Un Paolo Gavanelli au mieux de son art a su donner tout le pathos et exprimer les tourments du Doge Foscari avec un crescendo qu'il conclut dans un troisième acte tout simplement grandiose. Il rend admirablement la contrainte de la fonction du vieux Doge qui se croit obligé de réprimer ses sentiments paternels dans les deux premiers actes, pour laisser éclater toute sa douleur lorsqu'il apprend l'innocence de son fils condamné, puis sa mort, qui conduira à la sienne propre. Le public munichois a rendu les honneurs du trépignement au magnifique travail du baryton qui affiche trente années de carrière. La performance du ténor mexicain Arturo Chacón-Cruz séduit elle aussi tout au long de l'opéra: il fait ici une prise de rôle et donne un Iacopo écorché de douleur, clamant son innocence mais incapable d'échapper à la vengeance de Loredano. Munich vient d'avoir l'occasion d'apprécier ce talent à l'étoile grandissante le mois passé dans le rôle de Pinkerton. Face à ces deux grandes voix,  Daniel Kotlinski fait pâle figure en donnant un Loredano sans relief, comme absent, dont on ne perçoit ni la haine ni l'esprit d'une vengeance triomphante.

Face à tant de maîtrise verdienne, la présence de la sulfureuse Simone Kermes a de quoi surprendre. Même si l'on est en période de carnaval et que l'action se déroule sur fond de liesse vénitienne, son accoutrement provocant aux bleutés lilas empailletés qui souligne la rousseur flamboyante de sa chevelure paraît totalement incongru pour le personnage de Lucrezia. Les fracs noirs de Gavanelli et de Chacón-Cruz conviennent parfaitement bien aux affres dans lesquels sont plongés le Doge et son fils. Mais que dire de cette robe de soirée aguichante qui découvre des jambes nues montées sur des chaussures à très hauts talons couvertes de strass. La robe s'ouvre en corolle orchidéenne et la nudité des jambes semblent indiquer le chemin vers d'autres délices que ceux du chant, comme l'invite sensuelle d'une fleur épanouie. Lucrezia Contarini vient pourtant d'une famille patricienne qui a fourni huit Doges à Venise et dont on peut imaginer la dignité rogue et la pompe rigide. Elle est l'épouse du fils du Doge en exercice et perd au cours de l'action son mari, qu'elle aime et dont on lui interdit de partager l'exil, et elle perd aussi son statut et son prestige puisque son beau-père sera déchargé de sa fonction. L'incarnation de ce personnage n'invite-t-il pas aux couleurs sombres et sobres de l'affliction la plus profonde et à la retenue? Vient ensuite le problème du chant: Simone Kermes enfile des perles de son très légères et jolies, parfaitement filées, et s'efforce d'exprimer sa douleur, sa révolte et sa rage impuissantes avec les moyens des attaques de bec de la furie du chant baroque, mais le collier ainsi formé reste totalement baroque et n'atteint en rien la verve et les couleurs sombres douces et amères du pathos verdien. C'est joliment chanté, mais c'est inapproprié, Kermes se trompe de pièce. On l'imagine bien donnant de splendides répliques à un contre-ténor effarouché ou même tenant avec brio sa partie. Le public a acclamé une diva visiblement avide de reconnaissance et en recherche inquiète d'applaudissements, mais la Lucrezia verdienne était la grande absente de la soirée. La tête d'affiche s'est logiquement fait voler la vedette par les belles interprétations de Paolo Gavanelli et d'Alberto Chacón-Cruz, par la qualité de l'orchestre et des choeurs et par l'interprétation tout autant fougueuse que sensible du chef Murrali qu'on reviendrait volontiers entendre dans le répertoire belcantiste.

On a pu passer outre l'exotisme de la présence de Simone Kermes et de ses ornements vocaux, parce que la voix est légère et jolie et que le public a suffisamment de culture musicale pour appréhender le phénomène et dispose de capacités de transposition. Ce furent à Munich des soirées de découverte d'une oeuvre qu'on aura plaisir à réentendre. Vita e Voce apporte un plus indéniable à la vie musicale munichoise et on restera attentif à ses programmations prochaines.**

*Orcel, Michel, Verdi. La vie, le mélodrame, Grasset, Paris, 2001
** Cette saison, Via e Voce organise encore un récital Mozart de Pavol Breslik (le 27 février) et une très attendue Lucia de Lammermoor avec Diane Damrau et Josep Calleja les 1er et 4 juillet 2013.