samedi 28 mars 2020
Wittelsbach(er) - Le prince Rupprecht rencontré dans l'Orient-Express en 1913.
Le 15 novembre 1923, le quotidien parisien Le Gaulois publiait en en première page un article dans lequel le journaliste et écrivain Jean de Bonnefon (1) racontait sa rencontre de 1913 avec le Prince Rupprecht de Bavière (1869-1955) dans l'Orient-Express :
EN BAVIÈRE
Le Prince Rupprecht et les Wittelsbach
C'était au temps fabuleux de la paix, quand les princes allemands avaient des trônes et des couronnes pour figurer dans la suite de Guillaume II, quand les honnêtes gens voyageaient sans passeports, quand l'Orient-Express glissait de Constantinople à Paris, à travers les paysages émouvants ou gracieux, par Sofia, Belgrade, Budapest, Vienne et Munich.
Ce train était une auberge de Candide sur rails, où les rois déjeunaient sans fierté entre deux stations, quand ils allaient à la chasse, quand ils revenaient d'un mariage archiducal, d'un enterrement impérial, ou simplement quand ils allaient prendre l'air de Paris.
Pour tout dire, c'était en 1913 !
A l'heure du dernier déjeuner, un monsieur seul, vêtu de noir, cravaté de blanc, ganté de noir, prit place, à une table où se tenaient déjà un marchand persan, un diplomate français et celui qui se souvient ici. Le diplomate fit le geste de se lever brusquement pour saluer et me dit tout bas : « Le prince Rupprecht. » Mais le nouveau venu interrompit le mouvement d'un signe et d'un sourire, avec ces mots « Rien, rien ; je suis un voyageur, le comte des Deux-Ponts si vous voulez. »
Ce titre appartient en, effet depuis 1731 à la maison des Wittelsbach. Présentations discrètes ; conversation sur la chasse ; intimité distante avec une seule phrase qui reste en la mémoire : «Mon fils, qui a huit ans, tire déjà mieux que «l'héritier » Guillaume, qui en a trente et un. » Et dans cette plaisanterie, dans le ton, il y avait de la haine, de la moquerie, du mépris. La guerre, les défaites et les abdications n'ont pas atténué ces sentiments.
Placé en face du prince Rupprecht, je pouvais l'examiner en grand détail sans indiscrétion du regard. Il était en deuil du son grand-père le régent Luitpold, mort en décembre à quatre-vingt-douze ans, et de sa femme, éteinte à Sorrente le 24 octobre.
L'impression première et immédiate que donnait le Prince était celle d'un .honnête précepteur, habitué aux révérences de la politesse. Il ne se révélait royal que par une simplicité préparée. L'ensemble n'avait n'a rien de germanique : face longue, front très haut, nu déjà et en forme de cône, nez grand et sec noblement posé au-dessus de moustaches agressives, rudes et coupées court ,les yeux éteints voilés d'un pleur chronique ; une grande bouche narquoise et mal garnie, un menton long, sans vergogne et pointu, un menton qui semble être la réplique par en bas de ce qu'est le crâne par en haut. Les oreilles déconcertent dans ce calme visage par l'importance grasse du lobe inférieur qui forme des boucles d'oreilles en chair de couleur écarlate.
Ainsi fait, le prince n'a rien de féodal on ne retrouve pas l'air des grands margraves, de ces ducs de Bavière du dixième siècle qui semaient la terreur et cueillaient la gloire. Le prince Rupprecht évoque encore moins la mémoire du roi-artiste, de son parent Louis II :
— Je n'ai de médiéval, disait-il, que les noms de mes soeurs ; elles sont six, Aldegonde, Ludwiga duchesse de Calabre, Hildegarde, Wiltrude, Helmtrude et Gondelinde.
Dans la défaite de 1918, le Prince royal a suivi la conduite bourgeoise. Il a mieux aimé la retraite provisoire que la fin du soldat vaincu : pendant cinq ans, il a médité sa haine contre son collègue prussien dans la jolie retraite de Berchtesgaden, paradis des petits fonctionnaires pensionnés, bourg où les indigènes sculptent depuis toujours le bois de la forêt, à l'ombre de l'antique maison des chanoines devenue château royal. Certes, il a eu peur de la mort, sublime porte de sortie, de la mort, porte du mystère. Mais il n'a pas, comme fit le Hohenzollern, choisi le tourniquet de la douane voisine (2). Il est resté dans son pays, buttant au lieu de tomber. L'histoire des révolutions ne lui a rien appris, pas même comment savait mourir en France un vrai Roi du sang des Rois !
S'il revient, sa marche est discrète, derrière ceux qui risquent leur vie. S'il a de l'audace, il la garde toute contre l'héritier de Prusse.
Et cependant il a des chevaliers, de vrais chevaliers dans la liste de sa race. Les habiles ne paraissent que plus tard. Au commencement du dix-huitième siècle, Maximilien-Emmanuel était l'allié des Bourbons. Par l'appui de la France, Charles-Albert se faisait couronner archiduc d'Autriche à Linz, roi de Bohême à Prague et empereur d'Allemagne à Francfort.
Les Wittelsbach, alliés de Napoléon, lui fournissaient de superbes régiments. Notre Empereur les payait en donnant le Tyrol à la Bavière et la couronne royale au Wittelsbach. Maximilien tourna cette force venue da France contre la France et reçut son denier au traité de Vienne.
L'habileté continue à remplacer la force Maximilien II s'oppose à toute concentration en Allemagne, par haine de la Prusse.
Vient Louis Il, épanouissement empoisonné de vieil arbre. Les Allemands disent de lui : « C'est un fou. » Les Latins répondent : « C'est un artiste sans mesure. »
Prince de l'harmonie romantique, chevalier du Cygne aux derniers jours de l'ancienne Allemagne, ce fantaisiste reste le grave auteur de l'unité germanique.
Il accorda toujours ses intérêts aux cordes de l'Idéal. Ses folies même, ses apparentes prodigalités tournent au bénéfice de sa monarchie et la musique de Wagner enrichit, après lui, sa capitale. Les snobs ont fait de Louis II un saint de mauvais lieu. Il ne fut que la victime des Hohenzollern. Déclaré fou par cinq médecins qui ne l'avaient jamais vu, il fut « suicidé » dans un demi-mètre d'eau par les soins du bandit rétribué Gudden, parce que la Prusse avait peur de la Bavière.
Ce Louis II aimait la France par goût, servait l'Allemagne par besoin. Il sacrifia ses goûts en collaborant au crime de 1871. Mais quand Frédéric de Prusse lui ramena les troupes victorieuses, il refusa de les voir, criant :
— Ma raison m'a fait donner mes soldats. Mais mon cœur reste à la patrie de Racine 1
Après l'assassinat de Starnberg, la Prusse déclara fou le malheureux Othon qui ne devint aliéné que dans la rage d'un long internement. Les Hohenzollern installèrent le régent Luitpold comme le chef de leur bureau berlinois. Le Louis III est moins un roi découronné qu'un employé congédié.
La parole est à Rupprecht contre ses serments. Heureusement, il bégaye dans ses actes comme dans ses paroles.
Jean de Bonnefon
(2) Métaphore qui évoque l'exil de Guillaume II en Hollande.
NOUVEAUTÉ - LE ROI LOUIS II DE BAVIÈRE DANS LA POÉSIE FRANCAISE
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vendredi 27 mars 2020
Marie Kalergis-Mouchanoff, Franz Liszt et Richard Wagner. Un article de Jolanta Lada-Zielke.
La journaliste germano-polonaise Jolanta Lada-Zielke m'a fait le grand honneur de publier sur le site Klassik-begeistert un bel article rédigé en allemand à propos du livre que j'ai récemment publié et qui traite de de sa compatriote : Marie-Kalergis-Mouchanoff, née Nesselrode. Itinéraires et correspondance de la Fée blanche (BoD, 2020).
Jolanta Lada-Zielke m'a gracieusement permis de traduire de longs extraits de son article et de les mettre en ligne sur mon blog. Elle a admirablement su saisir la substantifique moelle du livre quant aux relations amicales très proches que Marie Kalergis-Mouchanoff entretint avec Franz Liszt et Richard et Cosima Wagner, qu'elle a mises au coeur de son article.
La Fée blanche : Marie Kalergis-Mouchanoff était l'amie de Liszt et de Wagner
" C'est à Baden-Baden que Marie Kalergis, née comtesse Nesselrode (1822-1874), assista pour la première fois en 1835 à un concert de piano de Franz Liszt. Elle fut enthousiasmée par son jeu virtuose. Elle ne le rencontra personnellement qu'en 1843 et cette rencontre marqua le début d'une grande amitié.
En août 1845, Marie se rendit à Bonn pour la cérémonie du dévoilement du monument de Beethoven, qui avait été été érigé grâce à la seule initiative de Liszt. Lorsque le compositeur tomba ensuite malade, Marie prit soin de lui. Reconnaissant, il lui dédia sa transcription pour piano du Salve Regina de Jerusalem de Giuseppe Verdi. Il la recommanda à Frédéric Chopin en vantant son talent de pianiste, à la suite de quoi le compositeur donna quelques leçons de piano. Voici ce que Liszt affirma à plusieurs reprises: "Madame Kalergis joue comme aucune autre,ceux qui l'ont entendue n'oublieront jamais son interprétation unique." Marie admirait quant à elle les œuvres de Liszt. Elle a affirmé à propos de son oratorio Christus qu'il est à la musique religieuse ce que que le Ring des Nibelungen est à la musique d'opéra. Ses lettres à Liszt sont pleines d'amitié et de respect, des lettres qu'elle terminait de la manière suivante : " Ma dévotion totale et sincère" ou encore "Je vous embrasse les mains".
Ce fut Liszt qui attira son attention sur le Tannhäuser de Wagner, qui fut créé à Dresde le 19 octobre 1845. C'est à cette occasion qu'elle fit personnellement la connaissance du compositeur. Wagner fut flatté de son intérêt, qu'il accepta comme un bon présage. Non sans raison, car cette "fée marraine" devait lui donner dix mille francs à Paris en 1860 pour combler le déficit causé par ses concerts. Il écrivit plus tard à sa muse Matilde Wesendonck que Marie Kalergis avait éveillé son intérêt : " Ce qui m’a fait m’intéresser davantage à cette
femme, c’est que j’ai remarqué en elle une étrange satiété, un mépris du monde,
un dégoût, qui auraient pu me paraître indifférents, si je n’avais remarqué en
même temps une manifeste et profonde passion pour la musique et la poésie, qui,
dans ces conditions, me paraissait mériter une sérieuse attention. Comme son
talent aussi était sérieux, cette femme, en fin de compte, n’était pas
sans intérêt pour moi. Elle fut aussi la première personne qui — très
spontanément — me surprit par une intelligence réellement magnanime de ma situation..."
Marie fit partie du cercle restreint des amis de Wagner, qu'il invitait à entendre ses opéras en primeur, installé au piano dans l'intimité de sa maison. C'est ainsi qu'elle eut l'occasion de découvrir le deuxième acte de Tristan et Isolde, que la compositrice et soprano Pauline Viardot interpréta en duo avec Wagner. Seuls Hector Berlioz et Marie Kalergis eurent ce privilège. Mais son opéra préféré de Wagner était Lohengrin. Cette oeuvre déclenchait en elle des émotions si fortes qu'elle pleurait lors des représentations (je la comprends parfaitement car cet opéra me met à moi aussi des larmes aux yeux). L'amour de Madame Kalergis pour Lohengrin était si connu en Allemagne que le roi bavarois Maximilien II ordonnait la représentation de cet opéra au Théâtre Royal chaque fois qu'elle séjournait à Munich.
Elle travailla sans relâche à la renommée de Wagner, comme le note Photiadès. De son cousin le baron von Seebach, elle obtint pour le compositeur la levée de l'interdiction de son retour en Allemagne qu'avait imposée le Roi de Saxe. Pendant l'hiver 1862/63, elle organisa des concerts pour Wagner à Vienne et à Saint-Pétersbourg. Après avoir assisté à la première munichoise des Meistersinger von Nürnberg, elle affirma que Wagner méritait de prendre place aux côtés de Shakespeare et d'Eschyle.
Wagner lui témoigna sa gratitude d'une manière quelque peu controversée. En 1869, il lui dédia la version révisée de la brochure « Le judaïsme dans la musique», publiée pour la deuxième fois en 1869. Elle en fut à la fois honorée et surprise. Bien qu'elle ne goûta ni la musique de Meyerbeer ni celle de Mendelssohn, qu'il avait critiquées, elle n'était aucunement antisémite. Elle appréciait tout au contraire la communauté juive de Varsovie pour sa contribution aux œuvres caritatives qu'elle organisait.
La même année, le monde wagnérien s'émut d'une nouvelle scandaleuse : Cosima von Bülow avait décidé de divorcer d'avec son mari et de se marier avec Wagner. L'opinion publique stigmatisa la femme adultère et Wagner fut regardé comme un vil séducteur et un menteur éhonté, ce qui mit la générosité du roi Louis II à rude épreuve. Marie Kalergis, l'une des rares personnes qui avait été mise dans la confidence, ne les condamna pas. Elle s'entremit entre Cosima et son père, très abattu par cette situation.
Cosima et Wagner ne se réconcilièrent avec Franz Liszt qu'en septembre 1872, 3 ans après la séparation ; et cette réconciliation fut la conséquence de la bonne influence et le comportement délicat de la "fée blanche". Marie leur rendit visite pendant leur «exil» à Tribschen. C'est là en compagnie de Cosima qu'elle entendit pour la toute première fois Parsifal que Wagner chanta et interpréta au piano à leur intention. Les deux femmes en furent très touchées. Quand Wagner eut terminé, il demanda: "N'est-il pas surprenant que l'homme que les gens prennent pour un Casanova pense à de telles choses ?"
"Aucune poésie, aucune littérature n'aura jamais rien de semblable. C’est trop grand, trop angélique, trop chrétien pour qu'on appelle cette oeuvre un opéra. " écrira-t-elle plus tard à sa fille.
En 1871, alors que Cosima et Richard étaient déjà mariés, Marie écrivit de Tribschen à Franz Liszt qu'elle avait trouvé sa fille heureuse, belle et attentionnée, et que Wagner aimait les cinq enfants également, même s'il n'était le père biologique que de trois d'entre eux. Les préparatifs pour la construction du théâtre du festival de Bayreuth étaient déjà en cours. Un jour, Wagner avoua à Marie en l'absence de Cosima : " En fait j’attache plus d’importance à une maladie des enfants, un incident dans la chambre des enfants m’est plus important que Bayreuth ou les Nibelungen. "
C'était vrai, Cosima était plus ambitieuse que son mari et s'attendait à un grand succès du festival programmé. Marie Mouchanoff avait assisté aux premières mondiales de l'Or du Rhin et de la Walkyrie à Munich. Elle fut probablement la première personne à appeler Bayreuth " la nouvelle Mecque " dans laquelle chaque musicien souhaite venir prier. Cette ville fut plus tard appelée "La Mecque des Wagnériens", et le terme est encore utilisé aujourd'hui. Malheureusement, Marie Mouchanoff n'était plus en vie pour assister à la première mondiale de la Tétralogie sur la colline verte, mais elle était à Bayreuth le 22 mai 1872, lorsque la première pierre du théâtre fut posée. Elle avait pu voir les plans du théâtre et, c'est avec une grande satisfaction qu'elle déclara dans une lettre à la comtesse Coudenhove, a déclaré: " Enfin, nous n’aurons plus rien à envier aux Athéniens et à leur immortel théâtre."
Elle mourut exactement deux ans plus tard le 22 mai 1874 à Varsovie, d'un cancer hypogastrique . Peu de temps avant, elle avait légué deux mille thalers à l'Association musicale allemande qu'avait fondée Franz Liszt. Lorsque Liszt reçut la nouvelle de sa mort, il s'assit immédiatement au piano et commença à improviser la première de ses élégies. Il écrivit une dédicace pour la comtesse Maria Kalergis-Mouchanoff sur la partition. En 1875, il organisa une matinée musicale à Weimar à la mémoire de cette femme extraordinaire. Sept ans plus tard encore, il confiait à une amie commune, la princesse Pauline de Metternich, que la séparation avec Marie lui avait créé un vide que rien ni personne ne pourrait combler."
Jolanta Lada-Zielke![]() |
| © Jolanta Lada-Zielke |
Jolanta Lada-Zielke, 48 ans, est née à Cracovie, a fait des études de langue et la littérature polonaises à l'Université Jagellonne. Elle a ensuite terminé ses études de journalisme à l'Université pontificale de Cracovie. À la même époque, elle fut diplômée du lycée de musique Władysław Żeleński de Cracovie.
En tant que journaliste, Jolanta a travaillé pendant dix ans à la Radio universitaire de Cracovie. Elle a également travaillé avec Radio RMF Classic et Radio ART au Festival de Bayreuth. En 2003, elle a reçu une bourse de l'Institut Goethe de Cracovie. Pour son travail de journaliste, elle s'est vu décerner la médaille du 25e anniversaire de l'Université pontificale en 2007.
En 2009, elle a déménagé en Allemagne pour des raisons privées, d'abord à Munich, et ensuite, depuis 2013, à Hambourg, où elle travaille comme journaliste indépendante. Ses articles paraissent dans le magazine de musique polonais "Ruch Muzyczny", dans le journal de théâtre "Didaskalia", dans le magazine culturel "Moje Miasto" pour la Pologne en Bavière et le Bade-Wurtemberg et sur le portail en ligne "Culture Avenue" aux États-Unis.
Jolanta est une choriste passionnée et une chanteuse solo. Son répertoire comprend principalement des chansons religieuses spirituelles et artistiques ainsi que des tubes des années 30. Elle collabore à Klassik-beigeistert.de depuis 2019.
1. Marie-Kalergis-Mouchanoff, née Nesselrode. Itinéraires et correspondance de la Fée blanche (BoD, 2020).
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3. Nouveauté Le Roi Louis II de Bavière dans la poésie française (Bod, 2020)
Des poésies pour la plupart très wagnériennes.
Est-ce Wagner qui fait Louis II, ou Louis II qui crée Wagner ? On ne fait plus la différence, tout est dans le même mouvement. (Hubert Juin)
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3. Nouveauté Le Roi Louis II de Bavière dans la poésie française (Bod, 2020)Des poésies pour la plupart très wagnériennes.
Est-ce Wagner qui fait Louis II, ou Louis II qui crée Wagner ? On ne fait plus la différence, tout est dans le même mouvement. (Hubert Juin)
Dès la mort tragique du roi Louis II de Bavière, les poètes français se sont emparés de son personnage et ont participé à la création de la légende du Roi wagnérien, qui fut Roi Lune, Roi bâtisseur, Roi vierge qui préférait les hommes, Roi de lui-même...
Les poètes ont magnifié ce roi artiste et musicien et en ont donné une image idéalisée. Sa sensibilité exacerbée, son individualisme, son penchant à rompre les règles et à refuser les contraintes, son exaspération face au sérieux hypocrite affiché des milieux bourgeois et politiques lui conféreront un caractère héroïque aux yeux des poètes dès la fin du 19e siècle et les a inspirés jusqu'aujourd'hui.
mercredi 25 mars 2020
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