samedi 11 janvier 2020

Lohengrin Paris 1891- Triumph der Kunst/ Le triomphe de l'art (Nebelspalter 26.09.1891)

im Nebelspalter, September 1891
Karikatur im Schweizer satirischen Zeitschrift Nebelspalter, 26. September 1891. mit Bildunterschrift: "Triumph der Kunst / Lohengrin in Paris, trotz alledem und alledem."

Caricature dans le magazine satirique suisse Nebelspalter du  26 septembre 1891, avec pour légende: "Triomphe de l'art / Lohengrin à Paris, malgré tout."

Guillaume II avec un porte-voix tonne au-dessus de la Tour Eiffel - Die Rede von Erfurt

Un mot d'explication sur la curieuse présence de Guillaume II en haut à droite du dessin. Il y est question du discours d'Erfurt, prononcé le 14 septembre septembre par l'empereur Guillaume II à l'occasion de manoeuvres dans cette ville. Voici comment Paul Degouy l'évoquait et le commentait dans le quotidien La Justice du 17 septembre 1891 :

Le discours d'Erfurt

Berlin, 16 septembre.

Le Moniteur de l'Empire publie le texte du discours prononcé avant-hier à Erfurt au dîner de parade. Il y est dit :

« Je me réjouis de pouvoir exprimer mon entière satisfaction. C'est une joie d'autant plus grande pour moi de passer en revue les vaillants fils de la Thuringe, de la Vieille-Marche et de la Saxe, que ce sol à une importance particulière pour nous, a cause des événements historiques qui s'y sont déroulés.
« C'est dans cet endroit que le conquérant corse a surtout affligé les princes allemands et qu'il a le plu» profondément humilié notre patrie abattue. C'est alors que surgit dans l'âme de feu mon bisaïeul la pensée de la résistance à outrance, pensée qui aboutit au relèvement expiatoire de 1813. 

Guillaume II a rappelé les manoeuvres qui ont eu lieu, il y a huit ans, devant son grand-père et a exprimé l'espoir que le corps d'armée se montrera semblable aussi bien en temps de paix qu'en temps de guerre. Il termine son discours par ces paroles :

« Je lève mon verre à la santé du quatrième corps d'année et de son chef- Vivat! »

LE TOAST D'ERFURT

Depuis quelque temps, l'empereur allemand broie du noir. Il y a de quoi. Il a été très éprouvé physiquement, moralement. N'insistons pas. Malheureusement, pour se donner du cœur au ventre, pour dissiper ses inquiétudes, il multiplie outre mesure les revues et les banquets. C'est ce que les hygiénistes appellent un régime très échauffant. Et le fait est que Guillaume s'échauffe. Or, comme cela arrive à tout le monde quand on s'échauffe ainsi, surtout après dîner, on dit des bêtises. Si la chose se passe entre vous et moi, cela n'a pas d'importance. Mais quand il s'agit d'un toast impérial, c'est une autre affaire.

L'autre soir,áh Erfurt, Guillaume a eu des mots particulièrement pénibles... pour lui. Ses convives devaient se regarder avec quelque inquiétude. C'était, comme qui dirait, un petit accès... Il faut avouer que le lieu s'y prêtait beaucoup. Erfurt rappelle à un Hohenzollern des souvenirs fâcheux. C'est là que Napoléon, à la prière de l'empereur de Russie, consentit à abaisser de 140 millions à 120 millions —en étendant les délais de paiement — la contribution de guerre dont la Prusse avait été frappée. C'est là que Talma jouait devant un parterre de rois. Le roi de Prusse n'avait pas été invité, mais il s'était empressé, le pauvre homme, de se faire représenter par son frère, le prince Guillaume ; c'est également dans les environs d'Erfurt, sur le champ de bataille d'Iéna, que Napoléon donna à tous les souverains d'Allemagne une fête célèbre... Le grand-duc de Saxe-Weimar eu faisait les honneurs, le sourire aux lèvres Il connaissait bien le terrain, le malheureux! Il y avait été battu à la tête d'une division prussienne ...

Le souvenir de tant d'humiliations et de tant de platitudes assombrissait forcément, l'autre soir, le front de l'empereur. Sou toast devait s'en ressentir. Il s'en est trop ressenti. Au lieu de puiser dans cette extraordinaire histoire de graves enseignements, l'empereur surchauffé n'en a tiré que des cris de rancune.

En évitant de prononcer le nom de Napoléon, en parlant dédaigneusement de ce « parvenu Corse » Guillaume II n'offense heureusement que ses ancêtres et son allié actuel, l'empereur François-Joseph... Ses ancêtres, parce qu'ils s’aplatissaient naguère devant leur vainqueur insolent... Son allié, parce que la Mère Maison d'Autriche ne dédaigna pas de glisser une de ses filles dans le lit de ce
« parvenu ».

Et quand Guillaume II nous rappelle 1813, cela ne nous offense pas davantage. Nous savons, en effet, par une cruelle j expérience, que la Force est incapable de maintenir longtemps ce que la Force seule a fondé; nous savons ce que durent les hégémonies ; nous savons quelle est la fragilité des empires et des empereurs. Nous avons mis près d'un siècle à profiter de cette terrible leçon, c'est vrai. Mais la leçon en vaut la peine. Et, aujourd'hui, la France républicaine, maîtresse absolue de ses destinées, relit l'Histoire sans rancune et sans crainte, laissant à un jeune empereur la fatuité et la faiblesse de croire aux conquêtes éternelles, aux hégémonies et aux empires, quand, après boire, il porte la main à la garde de son épée.

Paul Degouy.

A noter que le toast d'Erfurt fut ressenti comme suffisamment offensant et inquiétant que d'aucuns songèrent à faire annuler les représentations  Lohengrin parisien de septembre 1891.


vendredi 10 janvier 2020

Tannhäuser à l'opéra - Une caricature de Bobb en mai 1895.


En mai 1895, l'Opéra Garnier montait le Tannhäuser.  Mise en scène de Lapissida ; version française de Charles Nuitter ; chorégraphie de Mlle Zucchi ; décors de Amable (acte 1, 1er tableau), Marcel Jambon (acte 1, 2e tableau et acte 3), Eugène Carpezat (acte 2) ; costumes de Charles Bianchini ; avec Rose Caron (Elisabeth), Lucienne Bréval (Vénus), Ernst Van Dyck (Tannhäuser) ; chef d'orchestre, Paul Taffanel. 

La presse commenta abondamment l'événement, comme en témoigne cette caricature de Bobb publiée dans La Silhouette du 18 mai 1895 évoquant  Richard Wagner et les représentations parisiennes de son opéra Tannhäuser (écrit Tannhoeuser). La caricature rappelle l'échec cuisant  des représentations de 1861, qui avait conduit le compositeur à faire retirer l'opéra de l'affiche. Une note manuscrite rappelle la vengeance de Wagner lors de la défaite de la guerre franco-prussienne de 1870: "Les Français sont des idiots", puis l'engouement et les éloges pour les représentations de 1895. Du paradis, Wagner coiffé d'un bonnet à pointe évoquant le casque prussien considère les Français de 1895  se précipitant à l'opéra.

La légende : 

" Quand tu les vois aujourd'hui t'aduler, 
Ces mêmes snobs qui te sifflaient naguère, 
Du haut des cieux, ta demeure dernière, 
Richard Wagner, tu dois te gondoler. "

jeudi 9 janvier 2020

Marie Kalergis - Η ιστορία μιας γυναίκας par Manolis Kallergis (‎ΜΑΝΟΛΗΣ ΚΑΛΛΕΡΓΗΣ‎ ). La rencontre de deux auteurs.


Émouvante rencontre sur internet hier soir : le Dr Manolis Kallergis, de Rethymnon en Crète, qui vient de découvrir la parution de mon livre Marie Kalergis-Mouchanoff, née Nesselrode. Itinéraires et correspondance de la Fée blanche m'a fait le grand plaisir de me contacter via les réseaux sociaux. 

Le Dr Kallergis est également auteur de plusieurs livres sur l'histoire de sa famille dont ce livre Marie Kalergis - Η ιστορία μιας γυναίκας (Marie Kalergis - L'histoire d'une femme), publié en 2002 en grec à Rethymnon.

Trop tard hélas pour inclure cet ouvrage dans ma bibliographie. Nous avons pu commencer à échanger sur notre passion commune. Je ne manquerai pas d'y revenir si de nouvelles informations m'étaient communiquées.


Lire un extrait, la présentation du livre et des auteurs sur https://www.bod.fr/librairie/marie-kalergis-mouchanoff-nee-nesselrode-9782322131310

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mardi 7 janvier 2020

Création anglaise de The Snow Queen à l'Opéra de Munich, le premier opéra de Hans Abrahamsen


Barbara Hannigan (Gerda), Thomas Gräßle (double adulte de Kay), choeur
Crédit photos : Wilfried Hössl
Du paradis des écrivains où il siège en bonne place, le Danois Hans Christian Andersen (1805-1875) doit particulièrement se réjouir ces temps-ci de voir enfin une de ses œuvres adaptée à l'Opéra de Munich, une ville où il fit plusieurs séjours entre mai 1834 et 1873 et où il mit tout son entregent en action pour rencontrer les intendants qui se succédèrent à la direction du Théâtre national et de la cour. Mais ses efforts ne portèrent pas leurs fruits, son entreprise ne fut pas couronnée de succès et de son vivant aucune de ses œuvres ne fut représentée à Munich. On accepta qu'il envoie ses livrets, il parvint à se lier avec Franz von Dingelstedt, qui tint les rênes du théâtre munichois à partir de 1850, il fut même invité à rencontrer le roi Maximilien II de Bavière, souverain éclairé s'entourant de scientifiques et de gens de lettres, qui l'invita en 1852 en son château de Berg sur les rives du lac de Starnberg, et, honneur insigne, à accompagner la famille royale en excursion sur le lac sur le bateau du souverain, un épisode que se plaisent à souligner tous les biographes du roi Louis II de Bavière, alors âgé de 6 ou 7 ans, qui rappellent qu'Andersen aurait alors donné lecture du Vilain petit canard Le roi Maximilien, qui avoua à l'écrivain avoir été impressionné par la lecture de La petite sirène, de L'improvisateur, du Bazar du poète ou du Jardin du paradis, ne semble pas avoir mentionné l'un des contes les plus longs d'Andersen, la Reine des neiges, écrite en 1844, dans les conversations qu'il mena avec l'écrivain danois.

Aujourd'hui Hans Christian Andersen a fait sa grande entrée sur la scène du Bayerische Staatsoper avec la création mondiale en anglais de The Snow Queen du compositeur danois Hans Abrahamsen qui a connu en octobre dernier sa création en langue danoise à l'Opéra de Copenhague. Le livret de Henrik Engelbrecht, adapté en anglais par Amanda Holden, suit en tous points la trame du conte d'Andersen, tout en la simplifiant.

The Snow Queen est le tout premier opéra écrit par Hans Abrahamsen, qui lui fut récemment commandé par le l'opéra national danois, l'Operaen på Holmen. Il s'agit de la première incursion dans l'opéra de ce compositeur par ailleurs très expérimenté. La production du nouvel opéra a ceci de particulier qu'il a été créé pendant la même saison par deux opéras et dans deux langues différentes, et que dès sa naissance, il a connu deux interprétations scéniques fort différentes : fait intéressant dans l'histoire de cet art de la scène, sa production fut confiée simultanément à deux metteurs en scène de renom, Francisco Negrín pour la Snedronningen de Copenhague et Andreas Kriegenburg pour la production munichoise. Ils se sont tous deux aventurés en terra incognita, et ont pu chacun de son côté imprimer leur marque de fabrique sur le nouvel opéra en collaboration avec des chefs d'orchestre et une distribution eux aussi totalement différents. 

Fasciné par les flocons de neige et leur géométrie complexe (— déjà évoqués dans son oeuvre de musique de chambre Winternacht en 1978 ou dans sa composition Schnee en 2008), Abrahamsen commença à s'intéresser à la Reine des Neiges dès 2006. Sept ans plus tard il donnait Let me Tell You, une oeuvre à la fin de laquelle la protagoniste s'avance dans des solitudes enneigées où elle finit par trouver la mort. C'est à la suite de la création de ce cycle de chansons qu'il fut contacté par l'opéra national danois qui lui proposa la création d'un opéra, une proposition qui enthousiasma d'emblée le compositeur. Et en septembre 2018, on pouvait entendre à Munich les prémices orchestrales de sa Snow Queen dans un Concert d'Académie qui jouait ses Drei Märchenbilder aus der Schneekönigin (Trois tableaux de conte de fées extraits de la Reine des neiges) (Lire notre compte-rendu de ce concert).

Le Bayerische Staatsoper de Munich a connu la première de The Snow Queen le 21 décembre, avec deux chanteuses de tout premier plan  dans les rôles principaux, la soprano Barbara Hannigan chantant Gerda et la mezzo Rachael Wilson interprétant Kay. Barbara Hannigan a une longue complicité avec Hans Abrahamsen qui a écrit la partie de Gerda pour la voix de la chanteuse et pour laquelle  il avait il y a quelques années également écrit le cycle de chansons Let me Tell You, une commande de l'Orchestre philarmonique de Berlin qui avait connu sa première en 2013.

De nombreuses années de vie partagée ont étroitement rapproché deux êtres [Kay et Gerda]. Soudain, l'un se retire, se ferme, devient inaccessible au monde extérieur. Mais son amie ne renonce pas à lui et s'accroche à leur relation. Elle met tout en œuvre pour maintenir cette union qui s'est renforcée au fil du temps et pour restaurer leur ancienne connivence. L'entière responsabilité lui en incombe désormais. Il en coûte du temps et de l'énergie. L'amour est fort, mais chaque jour qui passe augmente son  épuisement. La rage et le désespoir finissent même par l'atteindre,. C'est un chemin à l'issue incertaine. 


Troupe et choeurs du BSO


C'est ainsi que le programme du BSO introduit l'argument de la Reine des Neiges. La mise en scène d'Andreas Kriegenburg et les décors très réussis  de Harald Thor évoquent un monde désert au décor glacé, ouaté de flocons de neige qui tapissent la scène, baignant dans une lumière bleue traversée de blancheurs éblouissantes et par les hurlements vents du Nord. S'il s'agit bien d'un conte de fées, il n'est pas destiné aux enfants ; l'opéra de Munich le conseille d'ailleurs aux plus de 16 ans. Kriegenburg le comprend comme une grande métaphore du monde de l'enfermement, celui de l'hôpital psychiatrique. Les éclats du miroir diabolique qui ont blessé l'oeil et le coeur de Kay ne sont que les symboles d'un traumatisme dans lequel le jeune homme s'est enfermé (ou a été enfermé suite à une blessure) et que les choeurs d'infirmières et de médecins qui travaillent dans l'hôpital ne parviennent ni à décoder ni à déverrouiller. Le metteur en scène détriple les protagonistes du drame, chacun étant démultiplié en son double enfantin et en son double adulte, avec une emphase mise sur le double adulte de Kay interprété avec un art nuancé par le comédien Thomas Grässle, dont le mime très évocateur nous apporte des clés de lectures. La perte d'identité de Kay qui s'est panzérisé dans un corset catatonique affole son amie Gerda qui le visite à l'hôpital et va entamer,  — vision, rêve ou réalité, qu'importe —,  au péril de sa vie le long cheminement qui aboutira à la guérison du jeune homme qu'elle aime. Le parcours de la combattante Gerda est typique des contes de fées, avec ses épreuves, ses opposants monstrueux et ses adjuvants (les fleurs qui lui annoncent que Kay n'est pas mort, les deux corneilles qui lui indiquent la marche à suivre, le prince et la princesse qui mettent à sa disposition leur carrosse d'or, le Renne et la Finnoise),  avec ses leurres aussi, comme celui de la vieille femme qui lui propose de rester avec elle dans son jardin de roses et de renoncer à sa quête. Kriegenburg parvient à localiser toute la progression de Gerda au sein même de l'hôpital dont les malades interprètent les différents rôles du conte de fées. La Reine des Neiges finira par mettre pour condition à la libération de Kay la découverte d'un mot magique qui le libérera de sa catatonie. L'amour de Gerda pour Kay suscitera cette découverte, le mot libérateur, Eternity, viendra simultanément aux lèvres des deux jeunes gens. Cette mise en scène très cohérente se montre facilement accessible à toute personne qui a connu le drame et la souffrance de la perte d'identité d'un être aimé, quelle qu'en soit la cause, maladie, dépression, démence, assuétude, ... et le combat surhumain que son entourage est amené à livrer. Dans le conte, la libération mène à une fin heureuse, ce qui est rarement le cas de la vie réelle. Le froid polaire s'éloigne, la Reine de la Nuit part en vacances vers les Tropiques, la scène se dégèle et les décors se parent de teintes pastels verdissantes et printanières. C'est peut-être le moment de signaler que le compositeur est né avec une paralysie qui lui permet d’actionner seulement deux doigts de sa main droite, parfois trois, et se déplace à l'aide d'une canne, et que cette limitation a peut-être en partie nourri une composition dans laquelle la perte de la mobilité des protagonistes est centrale. ( En 2015, il avait composé Left, alone, un concerto pour la main gauche, une idée qui n'a dans son cas rien d’une vue de l’esprit).

Peter Rose en Renne
Dans le rôle de Gerda très précisément écrit pour mettre en valeur les spécificités de sa voix glorieuse, Barbara Hannigan est la vraie Reine de la soirée, avec d'émouvants passages baroques en style agité, avec ses notes rapides répétées et ses trilles prolongés qui évoquent les frissonnements enfiévrés et les tremblements nerveux bien compréhensibles dans un monde hostile entièrement gelé. Rachael Wilson donne une remarquable interprétation de son personnage schizophrène enfermé dans une souffrance qui lui laisse peu de contacts avec le monde réel. Peter Rose chante le triple rôle de la Reine des Neiges, du Renne et de l'Horloge. Le metteur en scène et la costumière Andrea Schraad ont utilisé à bon escient la stature et la rondeur de ce colosse de la scène pour la composition de ses trois personnages, trois rôles secondaires fort bien joués, sans ridicule aucun, mais avec une élégance toute aristocratique par ce grand chanteur dont la seule apparition suscite les applaudissements.  Le ténor puissant du corbeau de la forêt de Kevin Conners et, en contrepoint, le corbeau du château du superbe contre-ténor Owen Willets sont un des régals de la soirée.

La musique polyphonique de Hans Abrahamsen évoque parfaitement les glaciations de l'univers magique dans lequel il nous entraîne. Il nous fait entendre les sons cristallins de l'entrechoquement des glaces et des stridences du gel qui étend son emprise avec un déploiement impressionnant d'instruments idiophones comme le glockenspiel, le vibraphone, les cloches et les xylophones. Pour ce premier opéra, Abrahamsen se montre aussi magicien des parties chorales, dont les excellents choeurs de l'Opéra de Munich se sont employés avec brio à déployer les sortilèges. Il crée une musique tantôt extrêmement architecturée et complexe et qui a tantôt des charmes enfantins, avec de somptueuses pages lyriques, et qui séduit dés la première audition. L'écriture vocale est en elle-même spectaculaire, et reçoit le constant soutien des scintillances instrumentales. C'est Cornelius Meister, un des plus talentueux chefs allemands qui préside aujourd'hui aux destinées musicales de l'Opéra de Stuttgart, qui s'est vu confier la direction musicale de la création munichoise de The Snow Queen, choix judicieux s'il en est.

The Snow Queen est disponible en vidéo à la demande sur www.staatsoper.tv jusqu'au 29 janvier. 

Rundum Mittenwald - 05.01.2020 - 18 Bilder



















lundi 6 janvier 2020

Neues Buch in Januar 2020 : Marie Kalergis-Moukhanoff, geborene Nesselrode .

Neues Buch auf französisch


612 Seiten.
ISBN : 9782322131310

Dieses Buch enthält u.a. zwei Bücher die verschwunden waren. Eins davon ist die Biografie von Gräfin Kalergis durch Constantin Photiadès und das zweite die Ausgabe der Briefe der Gräfin an Ihre Tochter, Gräfin Coudenhove. 

Rückseite (Übersetzung auf deutsch) 

" Die Geschichte von Marie KALERGIS - MOUKHANOFF geborene NESSELRODE wird in der Biografie von Constantin PHOTIADÈS mit aufschlussreicher Präzision präsentiert. Für seine Recherche hat der Biograph sich viel mit den Archiven der Familie NESSELRODE beschäftigt. Marie KALERGIS war eine virtuose Pianistin, eine ideale und verführerische Schönheit, die aristokratische Unterscheidung und feinstes Verständnis für Denkbewegungen, Variationen in der internationalen Politik und das künstlerische Ideal des 19. Jahrhunderts vereinte.

Marie LIPSIUS (LA MARA) war die Herausgeberin der Briefe von Frau KALERGIS an ihre Tochter, mit denen wir die sehr liebenswerte Persönlichkeit einer weitsichtigen Mutter entdecken, die sich ebenso um die Erziehung ihrer Tochter und ihren Eintritt in die Welt kümmerte. In diesen Briefen entdecken wir die Intimität einer Frau, die brillant, sehr begabt und großzügig war. Hinter der Leinwand ihrer scheinbaren Gelassenheit verbarg sie eine tiefe innere Unzufriedenheit und einen Hauch von unauslöschlicher Melancholie. In den letzten Jahren ihres zu kurzen Lebens ertrug sie die Qualen einer langen Krankheit, die sich endgültig durchsetzte, bevor sie ihren Traum verwirklichen konnte, an der Uraufführung von dem „Ring der Nibelungen“ ihres Freundes Richard WAGNER teilzunehmen.

Luc-Henri ROGER hat diese bisher schwer zugänglichen Texten wieder zu Verfügung gestellt, die uns die fabelhafte Geschichte der weißen Fee nacherleben lassen. "

Zu bestellen in Deutschland z.b. bei:

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