mercredi 6 novembre 2019

Rencontre-débat avec Luc-Henri Roger ce mardi 12 à la librairie Musicalame de Lyon

CERCLE RICHARD WAGNER - LYON
Mardi 12 novembre à 19h30 – Librairie Musicalame 
(16 rue Pizay 69001 Lyon)

Rencontre débat avec Luc-Henri Roger, à l’occasion de la publication « Les voyageurs de L’Or du Rhin »
Animé par Pascal Bouteldja et Nicolas Crapanne, préfacier

     On a célébré récemment les 150 ans de la création de L’Or du Rhin au Hoftheater de Munich dont la première eut lieu le 22 septembre 1869 sous la direction de Franz Wüllner. Cette création fut ordonnée par le roi Louis II de Bavière qui avait acquis les droits de la Tétralogie, mais contre la volonté de Richard Wagner, qui souhaitant une exécution intégrale, n’assista pas à l’évènement.
     Luc-Henri Roger revient sur cette création qui attira un grand nombre de wagnériens enthousiastes dont beaucoup de Français (Judith Gautier, Catulle Mendès, Villiers de l’Isle-Adam, Augusta Holmès, Léon Leroy,Edouard Schuré). Après avoir situé le cadre de cette « première » avec le scandale qui éclata lors de la répétition générale entraînant un cortège de démissions et un report de la première, l’ouvrage propose un florilège d’articles inédits de la presse française, de témoignages rares en français, de correspondance, comme celle de Marie von Mouchanoff-Kalergis, amie et mécène de Wagner, et d’extraits de biographie, qui ont abordés cette création.
   Passionné d'opéra, de littérature et de recherche historique, munichois d’adoption, Luc-Henri Roger s'attache à faire revivre de textes du passé qui ont contribué à créer la légende de Richard Wagner et du roi Louis II de Bavière. Après la publication de deux petits opus (Des Fleurs pour le Roi Louis II de Bavière et Louis II de Bavière. Le Cygne des Wittelsbach). Les Voyageurs de L'or du Rhin est le premier recueil qu'il consacre à Richard Wagner.
     L’ouvrage sera proposé à la vente au prix de 22 euros et une séance de dédicace conclura la soirée.


Pour lire un extrait, cliquer ici, puis sur lire un extrait au-dessus de la photo du livre.
Pour lire les critiques de presse, cliquer ici, puis sur l'onglet Critiques de presse.

dimanche 3 novembre 2019

Une lettre de Louis II de Bavière à Franz Liszt

Lettre écrite en français par Louis II à Franz Liszt le 31 août 1866, conservée aux archives de Weimar, publiée par la Mara (Marie Lipsius) en 1895. Le roi remerciait le compositeur pour la copie de la Missa choralis qu'il lui avait adressée le 10 août comme "faible hommage pour le jour de Sa fête" et pour l'avoir décoré de la Croix du Grand Gouverneur de l'Ordre de saint-Michel.

samedi 2 novembre 2019

Pauline Viardot chante le 2ème acte de Tristan.

Le salon parisien de Pauline Viardot vers 1853

Juillet 1860 : rencontre chez Mme Viardot où le 2ème acte de Tristan est joué par Pauline Viardot, Wagner et Klindworth en présence de Berlioz et de Mme Kalergis. 

Paul Viardot (1857-1861), le fils de la cantatrice, a relaté cet épisode dans ses Souvenirs. Notons que ce "souvenir" ne peut en être un, le petit Paul n'avait que trois ans lors de cette première exécution du second acte de Tristan à laquelle il ne dut pas assister. Mais le récit qu'il en donne est amusant car Paul le rapporte avec une verve colorée :

"Ma mère le [Wagner] connaissait de Paris ; il était venu un beau matin muni d'une recommandation de Meyerbeer. S'étant mis au piano, il fit entendre quelques mélodies de sa composition, mais il poussait de tels rugissements et s'accompagnait d'une façon si violente qu'il était impossible de distinguer quoi que ce soit. Il arriva un jour, toujours avec l'air d'un diable sortant de sa boîte, et annonça à ma mère qu'il avait invité deux dames à venir le lendemain chez elle pour entendre le second acte de Tristan, qui n'avait naturellement pas encore était traduit en français. Ma mère seule pouvait chanter ce rôle, étant la seule cantatrice à Paris capable de chanter en allemand. Ne connaissant pas une note de la partition, elle fit pourtant le tour de force d'apprendre ce second acte du jour au lendemain et de le chanter avec Wagner, ce qui aggravait la situation, étant donnée la fantaisie sans limites avec laquelle l'auteur accompagnait sa musique. Les deux dames invitées étaient, l'une la comtesse Wittgenstein, la grande amie de Liszt, l'autre la comtesse Kalergy (nièce du célèbre Nesselrode), que Théophile Gautier avait surnommée, à cause de son teint de lis la symphonie en blanc majeur."