mercredi 30 janvier 2019

BAVARIAN ROYALS in der Braun-Falco Galerie in München


König Ludwig II.

BAVARIAN ROYALS,  die erste Münchner Einzelausstellung des Malers LARS TEICHMANN in der BRAUN-FALCO Galerie

BAVARIAN ROYALS - König Max I, König Ludwig I, König Ludwig II - die Wittelsbacher Könige und ihr Umfeld - wir alle kennen Sie - und er malt Sie - Lars Teichmann. Mit dem Gefühl für die großzügige Geste verteilt Lars Teichmann dynamisch locker und doch energetisch fokusiert Acryl und Lacke auf großformatige Leinwände und schafft so zeitgenössische Abgüsse von uns museal bekannten Motiven. Unter gespürvoller Achtung des historischen Originals eradiziert der in Berlin ansässige, ehemalige Daniel Richter Schüler mit seinen ihm typischen weißlichen Schatten jegliche Mimik des Porträtierten und hinterlässt eine entpersonifizierte Gesichtssilhouette, welche dem Betrachter frischen und freien Raum zur Kontextualisierung und Neuinterpretation schafft. Nur noch Körperhaltung und hintergründige Bildinhalte erinnern an das Ursprungsbild. Dieses wird weiter abstrahiert durch eine farbliche Reduktion auf zwei, drei Farben, davon eine immer wieder auch Titel gebende Haupt- und Hintergrundsfarbe wie Rot, Pink, Blau oder Grün in Verbindung mit den verhüllenden Weißfeldern und flüchtig gesetzten, konturierenden schwarzen Linie, alle häufig in Drippings zerlaufend. Trotz ihrer intensiven Distanzierung von der Person des Porträtierten erhalten sich die Bilder von Lars Teichmann die majestätische Aura und monumentale Kraft eines Historienbildes. Gleichzeitig untergraben und hinterfragen sie genau jene Bildgattung. Was wäre ein Herrscherbild ohne Herrscher? Lars Teichmann Arbeiten transportieren das Erhabene eines Herrscherbildes, auch und gerade weil sie einer konventionellen Bildkomposition folgen. Doch steht bei ihnen die malerische Bildsprache im Vordergrund, wohingegen das Individuelle und Portraithafte in den Hintergrund tritt, ja sogar austauschbar wird. Befreit von ihrem historischen Sujet glänzen die Bilder von Lars Teichmann durch eine harmonische Leichtigkeit, welche zwischen abstrakten und expressiven Elementen changiert.

Sophie, Prinzessin von Byern

Lars Teichmann ist 1980 in Burgstädt geboren, und lebt und arbeitet in Berlin, wo er von 2002-2008 an der Universität der Künste Malerei bei Prof. Wolfgang Petrick, Prof. Daniel Richter und als Meisterschüler bei Prof. Valérie Favre studierte. Teichmann erhielt mehrere Auszeichnungen und Stipendien, unter anderem den Under 30-Euromobil Preis der Artefiera, Bologna, Italien sowie eine Nominierung für den Vattenfall Kunstpreis für Emerging Painters. Seine Arbeiten wurden in zahlreichen Einzel- und Gruppenausstellungen in Europa gezeigt. Anlässlich der Einzelausstellung AURA im Kunstpalais Erlangen erschien das gleichnamige Künstlerbuch 2016. Viele weitere Publikationen beschreiben das Werk von Lars Teichmann, darunter Artikel in ART, Monopol, Vogue und Architectural Digest AD. Seine Werke sind in einer stetig steigenden Anzahl von öffentlichen Sammlungen vertreten wie die SØR Rusche Sammlung, BERLINISCHE GALERIE - Landesmuseum für Gegenwartskunst, Hugo and Carla Brown Collection - London / Den Haag, Collezione Euromobil di Falze di Piave - Italien, Museum für konkrete Kunst Ingolstadt, Benetton Collection - Italien und der Kunstsammlung im Kunstpalais Erlangen.

Braun-Falco Galerie
Nymphenburger Str. 22
D-80335 München

Quelle des Textes : Braun-Falco Galerie

Marie, Prinzessin von Preußen

Raider IX  Ludwig II.
Starnberger See




mardi 29 janvier 2019

L'Achilleion, extrait d'un texte de Georges-Gustave Toudouze



" [...] L’Achilléion et ses jardins, un palais qui semble une ville d'opéra-comique, des jardins qui paraissent un aperçu d'Eden.

Jadis, voici bien des années, durant l’hiver de 1860, est venue ici s'asseoir et rêver pour la première fois, celle qui, pliant sous le double fardeau du pouvoir et de la douleur, jamais ne put rester en repos, et que les peuples apitoyés surnommaient avec respect « l'Impératrice Errante ». De 1862 à 1898, épouse indignement trahie, et mère tragiquement douloureuse, parcourant le monde sans cesse de Madère à Venise, de Wight à Alger, d'Irlande au pays de Caux, de Troie à Biarritz, c'est à vingt reprises qu'Elisabeth d'Autriche est retournée dans l'île enchantée de Corfou. Et les paysans corfiotes s'inclinaient, profondément émus, devant cette image vivante du désespoir. Un moment elle crut avoir trouvé dans l'île délicieuse ce paradis rêvé qui la fuyait toujours, ce coin de terre idéal dont les calmes splendeurs pourraient enfin adoucir légèrement l’'amertume immense de ses deuils sans nombre. [...]

Extrait d'un article de Georges-Gustave Toudouze publié en 1916.

vendredi 25 janvier 2019

La tragédie de Berg vue par Maurice Paléologue. Un article de Pierre-Gilles Veber.

Cet article de Pierre-Gilles Veber présentait dans le journal Le Matin du 23 mars 1939 la parution la même année de la biographie d'Elisabeth d'Autriche qu'écrivit Maurice Paléologue et qu'il publia chez Plon sous le titre

Elisabeth Impératrice d'Autriche: L'hérédité sinistre des Wittelsbach

LA TRAGÉDIE DE BERG

Curieux et triste destin que celui d'Elisabeth, impératrice d'Autriche, qui fut l'épouse officielle, mais combien fugitive de François-Joseph et qui mourut à Genève sous les coups du poignard d'un illuminé issu de l'anarchie et nommé Luccheni. Ce fou avaitvoulu tuer un souverain. « Peu m'importe lequel », avait-il dit. Il ne se doutait pas l'insensé qu'il frappait une bien pauvre femme, qui durant toute sa vie avait fui la pompe et les honneurs et qui, quand elle n'était pas bridée par le protocole, cherchait soulager les malheureux, à s'approcher des humbles et à connaître la détresse humaine. Il ne savait pas non plus, ce tueur, que l'esprit de cette grande dame était hante par la névrose et que cette maladie lancinait depuis des années celle qui était déjà une victime.

Voici qu'après Corti, la princesse Stéphanie, la comtesse Staray et surtout Karl Tschuppik, M. Maurice Paléologue trace aujourd'hui un vivant portrait d'Elisabeth, impératrice d'Autriche.

Le volume porte en sous-titre " L'hérédité sinistre des Wittelsbach " et nous donne un impressionnant raccourci des existences tragiques de ces souverains de Bavière et particulièrement de Louis II le roi mélomane et fou, que l'on trouva un soir noyé dans la pièce d'eau du château de Berg.

La psychanalyse se pencherait à présent sur ce royal " refoulé " et nous expliquerait sans doute que son " refoulement " avait été provoqué par des causes diverses et particulièrement une déception amoureuse. Toujours est-il qu'une étrange sympathie unissait Elisabeth à Louis. Quand la femme de François-Joseph, lassée de l'étiquette de la Hofburg et peut-être d'un mari, qui l'avait déçue physiquement et moralement, commença à errer à travers l'Europe, elle se rapprocha de l'étrange Bavarois. L'auteur nous dit " Il semble que leur mystique roman n'ait pris son plein essor qu'en février 1883, après que la mort subite de Richard Wagner à Venise eut plongé brusquement le roi dans une détresse accablée. "

Quel fut ce roman ? C'est un secret, qu'ils ont emporté l'un et l'autre dans la tombe. Le peu que l'on en sache est que leurs entrevues les plus intimes avaient pour décor une île toute en fleurs, située sur le lac de Starnberg, devant le château royal de Berg : on la nomme File des Roses. Un pavillon à l'italienne se dissimule dans les massifs odorants de cette roseraie poétique. Sur la rive opposée, a deux kilomètres au plus, se dresse le château ducal de Possenhofen. C'est là, dans cette île solitaire et parfumée, que les deux amis. sûrs de n'être pas dérangés, oubliant leurs couronnes et leurs grandeurs Importunes, passent de longues heures ensemble. Que se disent-ils ?

Dans leurs interminables épanchements, ils se donnent pour surnoms l'Aigle et la Colombe : tout le reste est mystère. Mais la personnalité de Louis II est si anormale, si extravagante et les notes de son Journal révèlent en lui de telles aberrations que, pour expliquer ses rapports avec Elisabeth, toutes les conjectures sont permises et que les plus folles ne sont pas les moins vraisemblables. Un mystère a toujours plané surt la mort du roi fou. Après avoir été déchu de ses droits, le monarque avait été transporté au château de Berg Il avait été confié à la surveillance d'un psychiatre, le docteur Gudden. Deux jours plus. tard, le 13 juin 1886, on découvrait au bord du lac qui bordait le domaine le chapeau de Sa Majesté, puis un' peu plus tard les corps de Louis II et du médecin, qui flottaient sur les eaux.

Ne pourrait-on croire qu'il y ait eu non pas un suicide mais une tentative de fuite ? Elisabeth aurait suggéré au roi, lequel était au demeurant excellent nageur, de s'enfuir- par la pièce d'eau. Elle l'attendrait sur l'autre rive, à Feldafing, une voiture les emmènerait par la suite en Suisse ou en Italie. Louis aurait, tenté de se jeter dans le lac, le médecin se serait agrippé à lui. Ils se seraient noyés, tandis que l'impératrice demeurait toute la nuit sur la berge ?

L'hypothèse est plausible. Elisabeth était accourue d'Ischl dès qu'elle avait appris la détention de son ami. Cette histoire fort troublante a retenu l'attention de M. Paléologue.

Le lendemain, Elisabeth se rend au château de Berg on l'introduit. voilée de noir, des fleurs à la main, dans la chambre funèbre. D'un ton qui n'admet pas de réplique, elle ordonne qu'on la laisse seule avec le mort. Elle y reste longtemps, prostrée au chevet du lit. A travers la porte, les serviteurs perçoivent nettement le bruit des sanglots. Quand elle se décide enfin à sortir, un des assistants chuchote à son voisin « Oh regardez-la cette malheureuse. Elle est encore plus pâle que le roi. Tandis qu'elle retourne à Feldafing, on l'entend plusieurs fois répéter : « Quand il se met à détruire, le grand Jéhovah est terrible comme la tempête. »

Désormais, Elisabeth portera constamment sur elle une photographie de son bien-aimé. Il se transfigurera, s'idéalisera peu à peu dans sa pensée. Elle dira de lui bientôt : " Il n'était pas fou, il voyait seulement ce que les autres sont incapables de voir. D'ailleurs, sait-on jamais où finit la raison, où commence la folie et si le rêve n'est pas la seule réalité ? ... "

Pierre-Gilles Veber.

Parsifal et les filles-fleurs à la Monnaie, d'après un dessin (1914)


Dessin paru pour illustrer la traduction française du Parsifal par Judith Gautier et Maurice Kufferath parue dans la revue hebdomadaire parisienne  La Petite Illustration du 3 janvier 1914.


jeudi 24 janvier 2019

Neuschwanstein : Bayerns schönste Baustelle !

Werbung für die heutige Abendzeitung (24.01.2019)

Die bis 2022 dauernde Restaurierung des Märchenschlosses kostet den Freistaat 20 Millionen Euro / 

La restauration est programmée jusqu'en 2022 et coûtera 20 millions d'euros (prévision actuelle) à l'Etat de Bavière.